Simon Compaoré déballe les grands chantiers de son département

Le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a animé, le jeudi 4 février 2016, un point de presse pour dévoiler les grands chantiers de son département. Il s’agit de la réorganisation des services du ministère, de la sécurisation du territoire et du renforcement du processus de la décentralisation.
Après la gestion des questions immédiates liées aux attaques  terroristes du 15 janvier 2016, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, et son équipe veulent s’attaquer aux grands dossiers de leur département.  Le ministre a  rencontré la presse le jeudi 4 février 2016 à Ouagadougou, pour  dévoiler les grands chantiers du ministère dont il a la charge. Le premier chantier de  Simon Compaoré et son secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation, Alfred Gouba, est la réorganisation des services du département ministériel  pour une mise en œuvre efficace de la lettre de mission assignée au maroquin en charge de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la sécurité intérieure. Cette réorganisation s’explique, selon Simon Compaoré, par le regroupement des départements de l’Administration du territoire et de la Sécurité et participe de la mise en commun des ressources et de la recherche de l’efficience des actions dans ces domaines.
Le deuxième chantier du ministère, à entendre Simon Compaoré, est la sécurisation du territoire national au regard des récentes attaques qu’a connues le Burkina Faso. « Dans un contexte sous régional caractérisé par la recrudescence du grand banditisme et la multiplication des actes terroristes, la sécurité des biens et des personnes demeure notre priorité car elle est la condition sine qua non de la relance des activités économiques dans notre pays », a indiqué le ministre d’Etat. Tout en reconnaissant la nécessité des hommes et des moyens pour une sécurité efficace, Simon Compaoré a souligné l’ambition des nouvelles autorités à faire des renseignements, le socle de la sécurisation du pays. Il  est convaincu qu’une meilleure coordination des services de renseignement permettra de démanteler des réseaux et d’éviter le passage à l’acte. « Dans ce domaine, nous nous attellerons au renforcement des capacités opérationnelles de nos forces, ce qui passera nécessairement par la mise en œuvre de mesures permettant une adaptation des hommes et du matériel en fonction de l’évolution de la menace ». Une autre préoccupation du département de Simon Compaoré dans le domaine de la sécurité est la restauration de l’autorité de l’Etat face à l’incivisme et à la défiance de certaines populations vis-à-vis des Forces de défense et de sécurité (FDS). Pour un retour de la discipline et du civisme au Burkina Faso, tous les maillons de la chaîne sociale, des familles aux lieux de travail en passant par les écoles, doivent  être impliqués, à entendre le conférencier.
Le troisième chantier de Simon Compaoré et son équipe est le renforcement de la décentralisation qui est,  selon le ministre, le levier incontestable du développement des communautés de base. Au regard des attentes de la population en termes de lotissement, de gestion foncière et d’impulsion de développement à la base, le ministre a relevé que les défis dans ce domaine sont énormes. Il s’agit, entre autres, de formuler de nouveaux référentiels stratégiques de la décentralisation,  de poursuivre les transferts de ressources et de compétences de l’Etat vers les collectivités, de promouvoir la gouvernance locale participative et surtout, de réussir les élections municipales de mai 2016.

Mieux encadrer la structure « Kogl-wéogo »

Les affrontements intercommunautaires, les lotissements, la question des structures d’autodéfense appelées « Kogl-wéogo », les problèmes d’équipement des Forces de défense et de sécurité ont été les préoccupations majeures des journalistes. Abordant la question sur les affrontements récurrents entre  certaines communautés dans plusieurs provinces, le ministre a indiqué que son département va privilégier le dialogue dans la résolution de ces genres de conflits. Dans cette méthode de résolution de crise, le ministère en charge de l’administration du territoire et de la sécurité intérieure compte impliquer les personnes-ressources qui jouissent d’une certaine autorité dans les localités en conflit pour prévenir les affrontements. Toutefois, a précisé Simon Compaoré, lorsqu’il y a des affrontements avec des conséquences néfastes, la justice doit faire son travail comme dans tout Etat  de droit.  En ce qui concerne les lotissements, le ministre d’Etat a affirmé que la question ne relève pas seulement de son ministère. Il est donc nécessaire qu’il y ait des échanges  entre son département, celui de l’habitat et de l’urbanisme ainsi que le secrétaire d’Etat en charge de la décentralisation.
Répondant à la préoccupation sur la structure d’autodéfense qui œuvre dans plusieurs provinces, le conférencier a soutenu qu’une rencontre est prévue avec certains responsables de sections de « Kogl-wéogo » pour canaliser ses interventions. A entendre Simon Compaoré, l’initiative de la création de  la structure n’est  pas une mauvaise chose en soi. Cependant, le ministre a relevé qu’il s’agira pour le gouvernement d’encadrer  « Kogl-wéogo » en travaillant pour sa reconnaissance officielle et en lui fixant un cadre légal d’intervention. Interpelé sur les problèmes d’équipements des Forces de défense et de sécurité, le ministre a  affirmé que la question préoccupe le gouvernement qui travaille à bien équiper les FDS pour  faire face au grand banditisme et au terrorisme. Le ministre Simon Compaoré a profité de ce grand rendez-vous avec les journalistes  pour s’expliquer sur les incompréhensions et l’intervention de la sécurité à la télévision nationale pour arrêter l’émission spéciale lors de l’attaque du 15 janvier 2016. Pour lui, ce sont les questions sécuritaires qui expliquent cette intervention.
En outre, Simon Compaoré a réagi aux rumeurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux par rapport aux fruits empoissonnés en vente au Burkina Faso. Il a indiqué qu’il n’en est rien et qu’il s’agit d’une pure désinformation de la part de personnes malintentionnées.
Lassané Osée OUEDRAOGO

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