Education nationale : IQRA offre une seconde chance aux enfants de la rue

L’Association IQRA, sous la présidence du ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Jean Martin Coulibaly, a officiellement lancé les projets «seconde chance» et celui d’appui pédagogiques aux foyers coraniques (PAPEFCO). C’était le mardi 29 mars 2016 à Dédougou en présence de l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, Tulinabo S. Mushingi, et du premier secrétaire de l’ambassade de la république d’Allemagne. 
Donner une seconde chance aux enfants qui n’ont pas eu le privilège d’aller à l’école, c’est tout le rêve de l’association IQRA (lis en langue arabe) à travers les projets « seconde chance » et le projet d’appui pédagogique aux foyers coraniques (PAPEFCO). Le lancement de ces deux projets qui interviennent dans les régions du Centre-Nord (Kaya) et de la Boucle du Mouhoun (Dédougou) pour ce qui est du projet « seconde chance », et dans le Sahel (Dori) pour le PAPEFCO est intervenu le mardi 29 mars 2016 à Dédougou. Selon Awa Guira/ Bissiri, coordonnatrice de l’associative initiatrice de ces deux projets, ils sont plus de cent quarante mille (140 000) enfants en âge d’aller à l’école au Burkina Faso à être exclus du système éducatif formel.
Ces enfants, s’ils ne sont dans la rue, au pire des cas, ils se retrouvent au meilleur des cas dans les foyers coraniques. Et au pays des « hommes intègres », on comptait en 2013 plus de sept cent foyers coraniques, à en croire la coordonnatrice de l’association IQRA. Soucieuse de l’épanouissement et du développement de ces laissés pour compte, l’association IQRA entend par ces deux projets, en plus de l’alphabétisation, appuyer les foyers coraniques en manuels de l’élève et de guide de maîtres, assurer la formation pédagogique et administrative, et l’insertion socio-économique des jeunes de Dédougou et de Kaya, et des voyages d’études. Ainsi ambitionne-t-elle« contribuer à l’éducation des enfants hors du système formel du Burkina par la lecture, une lecture fonctionnelle qui libère et qui pousse vers le développement », dixit Awa Guira/ Bissiri.
Une contribution qui vient donner une réponse à la préoccupation de l’Etat qui est « celle de ne laisser aucun enfant sans instruction, sans éducation de qualité », a indiqué le ministre en charge de l’éducation nationale, Jean Martin Coulibaly. Saluant l’initiative de l’association IQRA, Jean Martin Coulibaly, a indiqué la détermination de son département à œuvrer pour une réforme de l’école coranique « qui n’a pas su évoluer au rythme des mutations sociétales et répondre aux exigences du développement dans le sens le plus moderne du terme ».
 Dans cette œuvre humanitaire, l’association IQRA a bénéficié du soutien financier des Etats Unis d’Amérique pour la première phase d’une durée de deux ans du projet « seconde chance », et de l’ONG internationale Allemande EIRENE pour le PAPEFCO qui intervient dans la zone de Dori. Un soutien que le représentant du pays de l’Oncle Sam, Tulinabo S. Mushingi, justifie en ces termes : «Les Etats-Unis d’Amérique ont accepté accompagner l’association IQRA afin de donner une seconde chance aux enfants qui n’ont pas bénéficié du système formel de l’éducation. Ces enfants, s’ils sont bien éduqués, ils pourront participer eux aussi au développement du Burkina Faso, et partant du monde entier ».
Après la cérémonie de lancement des projets, les officiels se sont rendus dans un atelier mécanique où l’association a placé certains enfants vulnérables afin de leur offrir une autre vie, et dans un foyer coranique de la ville de Dédougou pour constater de visu les conditions de vie de ces enfants.
Kamélé FAYAMA
faygracias@yahoo.fr

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