Les membres de la commission interministérielle pour le règlement du problème foncier du site de l’Université Ouaga II ont rencontré les acteurs de la commune de Loumbila, mercredi, 24 août 2016 à Loumbila. Cette rencontre avait pour objectif d’échanger avec les acteurs concernés sur leurs préoccupations afin de trouver des solutions pour la relance des travaux de bornage et de construction de l’Université Ouaga II.
Dans le but de trouver des solutions pour le règlement du problème foncier du site de l’Université Ouaga II, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a mis en place une commission technique interministérielle de travail sur la problématique. Cette commission interministérielle est chargée d’entreprendre des concertations nécessaires avec les parties prenantes afin de susciter leur adhésion à cet ambitieux projet et permettre la relance des travaux sur le terrain. C’est dans cette dynamique que les membres de la commission ont entrepris d’échanger avec les acteurs concernés des communes rurales de Saaba et de Loumbila. Après des échanges avec des ressortissants de Saaba, c’est au tour de ceux des villages de Tanlarghin, Goundry,  Nomgana et  de Bangrin de rencontrer les membres de la commission. Une initiative que le maire de la commune de Loumbila, Paul Taryam Ilboudo, a saluée avant d’inviter ses administrés à des échanges fructueux. «Hier, la commission était à Saaba pour le même objet et elle a été bien accueillie. Les échanges ont été fructueux. Donc, j’espère que ce n’est pas à Loumbila  que ce sera différent car c’est une question de développement», a plaidé M. Ilboudo. Dans son mot introductif, la gouverneure de la région du Plateau central, Nana Fatoumata Benon/Yatassaye, a précisé: «A travers la tenue de la rencontre de ce matin, nous visons deux objectifs essentiels: délivrer un message du gouvernement en vue de négocier la reprise des travaux de l’Université Ouaga II et échanger avec vous, acteurs de première ligne, autour de vos préoccupations afin qu’ensemble, nous trouvions les solutions adéquates et mieux préserver les intérêts de chacun».
Après avoir planté le décor, les responsables de l’Université Ouaga II et des services techniques concernés ont présenté le projet et la démarche à suivre pour le bornage et le recensement des personnes affectées par ce projet.
Après les différentes présentations, les populations ont soulevé leurs préoccupations et proposé également des solutions. Cette démarche du gouvernement a été saluée par les acteurs concernés car selon eux, «si c’est cette démarche avait été entreprise au début du projet, on n’en serait pas là. Malheureusement, au début du projet, nous n’avons même pas été concertés et nous voyons des bornes implantées sur nos terres sans aucune explication. Par la suite, ce sont les exploitants qu’on a rencontrés sans les propriétaires terriens et c’est pourquoi, nous avons exigé des clarifications avant la poursuite des travaux». Au regard de cette démarche, ils ont souhaité que le site soit balisé afin de leur permettre de connaître les terres concernées ainsi que leurs propriétaires et  que les exploitants soient connus. Les populations ont également souhaité, entre autres, la prise en compte de toutes les catégories de personnes affectées dans les compensations et indemnisations, la réinstallation des personnes affectées sur des sites aménagés, le paiement  à temps des indemnisations, l’embauche des jeunes lors des travaux. Le gouverneur de la région du Centre, Jaochim Somda, président de ladite commission, a expliqué : «A l’heure actuelle, nous ne pouvons pas apporter des réponses à certaines préoccupations et questions soulevées ici. Permettez-nous de rendre compte à celui qui nous a mandatés, avant de vous revenir avec des réponses bien précises après analyse de ces questions et préoccupations soulevées. Pour le moment, nous avons besoin de votre quitus pour reprendre les travaux de bornage pour limiter le site afin d’identifier et recenser les personnes affectées et leurs biens et de reprendre les travaux de construction pour pouvoir accueillir les étudiants en octobre».
La gouverneure du Plateau central a rassuré les populations  que leurs préoccupations seront analysées avec la plus grande attention par le gouvernement. A l’issue des échanges, les membres de la commission technique interministérielle ont donné une semaine de réflexion aux acteurs et rendez-vous est pris pour le 31 août  pour recueillir leurs réponses.
Abdias Cyprien SAWADOGO

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