Visite du président au Vatican : Roch Marc Christian Kaboré arrivé à Rome

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, effectue une  visite officielle au Saint Siège du 19 au 21 octobre 2016. A son arrivée à l’aéroport de Rome dans l’après-midi du mercredi 19 octobre, il a été accueilli par le nonce apostolique, Francesco Canalini.
Pour sa première visite officielle au Vatican,  du 19 au 21 octobre 2016, le président Roch Marc Christian Kaboré  a fait le déplacement de Rome avec des représentants de différentes communautés religieuses.   Il s’agit de Cheik Sidi Mohamed Koné  au titre de la communauté musulmane, Bernadette Confé/Ouédraogo   pour les catholiques et   Naaba Koabga de Kognoudou au nom de la communauté  coutumière.   Il est aussi accompagné de son épouse et du ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur. La délégation burkinabè a été accueillie, à sa descente d’avion, par le nonce apostolique Francesco Canalini, l’ambassadeur du Burkina Faso près le Saint Siège, Robert Compaoré, le chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina à Rome, Issa Soma, le Consul général à Milan François D’assises  Yaméogo et d’autres compatriotes. Au cours de son séjour, le président va rencontrer le pape François ce jeudi  20 octobre. Roch Marc Christian Kaboré aura également un entretien avec le  Cardinal secrétaire d’Etat de la Cité du Vatican.  Le chef de l’Etat burkinabè  va, par ailleurs,  s’intéresser à la culture  à travers la visite de la Basilique Saint Pierre  et des musées du Vatican dans la soirée.
A l’entame de son séjour de trois jours sur les lieux saints du catholicisme, le président  du Faso   a eu une rencontre avec  la fédération burkinabè ecclésiale à Rome (FEBUR).  Cette Fédération  regroupe  les prêtres diocésains, les religieux, les religieuses et tous les laïcs qui sont en mission ecclésiale à Rome. La rencontre a connu la présence du Cardinal Philippe Ouédraogo qui a souhaité la bienvenue à la délégation en tant que citoyen du Vatican. L’ambassadeur du Burkina  Faso près le saint Siège, pour situer le contexte de cette visite d’Etat au Vatican, a  souligné qu’elle a lieu à l’initiative du chef de l’Etat. «Au cours de l’audience avec sa Sainteté, les intérêts communs aux deux Etats seront au cœur de la discussion. Il s’agit aussi d’un voyage de reconnaissance  de la force spirituelle du pape François et de témoignage de la gratitude du peuple burkinabè pour l’action de l’église au pays des Hommes intègres» a-t-il ajouté. Le président du Faso, lui, après avoir salué l’exemplarité des  Burkinabè au saint Siège et en Italie, a évoqué la situation nationale. Sur le plan politique, il a parlé de la création du Haut conseil pour la Réconciliation et l’Unité nationale ( HCRUN)  afin d’«exorciser les  démons»  et envisager sereinement le futur.
«On ne peut pas enjamber  des cadavres pour faire la réconciliation, il faut avant tout la vérité et  c’est  pour cette raison que le HRCRUN  a été créé », a indiqué Roch Marc Christian Kaboré.  Sur la question de la justice,  le Président a assuré que tous les dossiers pendants seront traités. «Concernant  le coup d’Etat de septembre  2015, il est possible que le jugement débute avant le fin de l’année, selon les informations  que nous avons  des  juges en charge de ce dossier », a-t-il précisé. Evoquant la question sécuritaire du Burkina Faso, le chef de l’Etat a  informé les membres de  la FEBUR  des attaques terroristes  qui ont entraîné des pertes en vies humaines. «Nous sommes attaqués au nord, dans un triangle entre notre pays, le Mali et le Niger. De plus, les attaques ont lieu dans un contexte où  des soldats sont déployés dans des pays amis  pour assurer la paix et c’est pourquoi nous allons les ramener», a-t-il expliqué.  Roch Marc Christian Kaboré  a annoncé l’accroissement des efforts  pour assurer la sécurité intérieure.

Prier pour le Burkina Faso

 Les priorités du gouvernement en matière de développement ont également été exposées aux Burkinabè présents à la réunion. Selon le président  du Faso, le Plan national de développement économique et social  (PNDES) devrait permettre de répondre aux aspirations du peuple. La communauté a été informée de la tenue, les 7 et 8 décembre 2016, à Paris,  de la table ronde des bailleurs de fonds.  Sur le plan social, les grèves observées par les travailleurs de plusieurs secteurs   pour revendiquer de meilleures conditions de vies et de travail  ont été abordées.  Pour le président Kaboré, celles-ci ne sont pas de nature à favoriser le développement. « A ce titre, le Premier ministre a rencontré  tous les syndicats  le 18 octobre dernier, pour leur expliquer la situation. Car, la masse salariale occupe 55% des recettes fiscales alors que pour impulser le développement, les ressources propres doivent être affectées aux dépenses d’investissements afin d’améliorer la qualité de vie des Burkinabè dans tous les domaines (santé, éducation, etc.)», a-t-il déclaré. Avant de terminer,  le chef de l’Etat a invité les membres de la fédération burkinabè ecclésiale à Rome à prier pour leur pays d’origine. Un souhait  qui a reçu un écho immédiat. «Nous prions et prierons pour que Dieu vous  donne  de sa sagesse et de sa sérénité pour œuvrer à un pays de paix, de réconciliation, de justice  et de promotion humaine et surtout pour que la charité, l’unité et la paix soit le thermomètre pour évaluer la température de la situation de notre chère patrie », a laissé entendre  le président de le FEBUR, l’abbé Joël Yonaba.
Nadège YE
(Envoyée spéciale à Rome)

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