An I du pouvoir d’Etat : Le MPP et ses alliés dressent un bilan satisfaisant

Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses partis de la majorité ont dressé le bilan d’un an de gestion du pouvoir d’Etat, le samedi 3 décembre 2016 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse.
Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) et ses partis politiques alliés veulent faire une rétrospective de la mise en œuvre du programme quinquennal du président Roch Marc Christian Kaboré au terme d’un an de gestion du pouvoir. A cet effet, ils ont animé une conférence de  presse, le samedi 3 décembre 2016 à Ouagadougou. Un bilan des actions entreprises a été présenté aux hommes de médias en présence de leurs militants. Pour le porte-parole des partis de la majorité, Salifou Diallo, principal animateur des échanges, les acquis obtenus en moins d’un an d’exercice du nouveau pouvoir sont satisfaisants.
Au nombre de ces acquis, Salifou Diallo a d’abord noté le renforcement du dispositif sécuritaire pour faire face aux terroristes qui se sont attaqués au pays dès les premières semaines de leur mandat. Il a aussi relevé une avancée au niveau de la justice dans le traitement des dossiers pendants tels que ceux de Thomas Sankara, Norbert Zongo, l’insurrection populaire d’octobre 2014 et le coup d’Etat de septembre 2015. Les enquêtes parlementaires sur le foncier urbain et la gestion minière, la gratuité de soins au profit des femmes  enceintes et des enfants de 0 à 5 ans,  l’élimination progressive des écoles sous paillotes, la création de nombreux emplois, l’approvisionnement en eau potable, la réalisation de logements sociaux ont été également été inscrits par les conférenciers comme les fruits d’un an de pouvoir, sans plus de détails sur les chiffres.
Toutefois, le porte-voix des partis politiques de la majorité a précisé que ces acquis ont été obtenus dans un contexte socio-économique éprouvant et découlant d’un héritage chaotique. «La difficile reprise économique et la situation sociale marquée par des grèves tous azimuts font partie de cet héritage. Sur le front social, le nouveau pouvoir n’a pas bénéficié du moindre état de grâce», a rappelé Salifou Diallo. A ce propos, il a invité les acteurs à privilégier le dialogue social car pour lui, il doit être la règle et la grève, l’exception.

L’affaire des tablettes des députés s’invite

La présentation du bilan d’un an de gestion du pouvoir a suscité de nombreuses questions. Se basant sur le point de vue d’une certaine opinion qui affiche son mécontentement quant à la gestion de la chose publique, les journalistes ont interrogé le président de l’Assemblée nationale pour savoir  si l’objectif du MPP n’était pas seulement le départ de l’ancien pouvoir ? A cette question, Salifou Diallo dira que les quelques lignes écrites par les perdants aux élections ne méritent pas qu’on parle d’ambiance morose dans l’ensemble du pays. il a soutenu que le président Kaboré a pu maintenir les fondements de la République en gérant de façon intelligente la question sécuritaire.
« Il a travaillé à élargir les espaces de liberté et a maintenu son programme social intact en commençant par la gestion du front social », a expliqué M. Diallo.  Reconnaissant que la plupart des revendications sont légitimes, le principal conférencier a laissé entendre que le régime déchu ne leur a pas laissé grand-chose. «Ce qui n’a pas été fait en 50 ans ne peut l’être en un an », a-t-il fait remarquer tout en affichant son optimisme pour les quatre ans restants du mandat. «En 2017, nous allons démarrer avec une grande vitesse mais il faut que la sécurité règne dans ce pays, car il y a des personnes, de l’extérieur, qui veulent rendre la situation trouble et nous y veillerons », a-t-il indiqué.
Concernant l’affaire des tablettes reçues par l’Assemblée nationale au profit des députés, le président de l’institution a confirmé avoir reçu des mains de la ministre du Développement  de l’Economie numérique 130 tablettes et non d’une entreprise chinoise.  «Nous les avons distribuées aux députés sans chercher à savoir ce qui est écrit sur les emballages. On s’en fout d’où ça vient. Croyez-vous qu’on peut corrompre un député avec une tablette ?», a-t-il questionné en réponse aux  journalistes.
Abdoulaye BALBONE

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