Yves Sawadogo (promoteur de la Nuit du football africain): «Un pari gagné»

Pour la première fois, la Nuit du football africain a été délocalisée à Ouagadougou. Malgré des difficultés « d’ordre financier », l’évènement a connu une grande réussite. C’est ce qu’a reconnu son promoteur Yves Sawadogo. Entretien.
En termes de bilan que retenir de la Nuit du football africain ?
Dans l’ensemble, nous avons vécu un évènement de qualité. Nous l’avions réussi au-delà de nos attentes au vu des conditions dans lesquelles nous avons travaillé. Au départ, ce n’était pas évident.  On n’avait aucune garantie. On n’avait pas les moyens nécessaires pour faire cet évènement. Nous avons cru avec beaucoup de foi. Au fil du temps, l’atmosphère s’est dégagée. Arriver à réunir ces sommités, faire un évènement que les Burkinabè ont apprécié a été un pari gagné et je suis satisfait de cette première nuit du football africain sur le sol burkinabè.
Présentement, il n’est un secret pour personne les sponsors ne courent pas les rues. Comment êtes arrivés à réunir les fonds pour pouvoir réaliser le projet ?
C’est vrai qu’au niveau des sponsors, cela n’a pas toujours été évident. Je pense que n’eut été l’apport de mécènes, nous n’aurions pas pu tenir cet évènement. Mais je comprends une situation. Il aurait fallu qu’on s’y prenne tôt. Nous l’avons fait en 3 mois, donc inconnu des sociétés. Nous aurions dû nous y prendre au moins un an avant pour être pris dans les budgets des sociétés. Je profite de l’occasion pour remercier les sponsors qui ont cru au projet, aux mécènes qui ont contribué énormément à la réussite de l’évènement. Mais aussi un grand merci au chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré. Il a tout de suite perçu l’intérêt pour le peuple burkinabè de soutenir et de cautionner ce projet.
Toute organisation ne peut être faite sans couac. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
Les difficultés majeures que nous avions rencontrées sont d’ordres financiers. Nous avons manqué à un certain moment de liquidité financière pour pouvoir faire face à certaines dépenses à temps. Ce qui explique le report de certaines dépenses. Je pense néanmoins que nous nous sommes en sortie dans l’ensemble. Nous avons su utiliser  à bon escient le peu de moyens que nous avions eu. Nous savons tous que les joueurs généralement voyagent en classe affaire. Ce qui est une réalité. Il faut les loger dans les meilleurs établissements hôteliers, certains dans des suites. Pour le dîner-gala, la restauration pour autant de personnes a couté trop cher. Le décor-scène est venu d’Abidjan.
D’où tirez-vous votre satisfaction ?
Le fait de n’avoir pas eu le budget qu’il fallait et d’avoir réussi l’évènement et arriver à marquer l’esprit du public burkinabè  sur cette première édition. Je profite de vos colonnes pour adresser un message de remerciement au peuple burkinabè pour l’engouement observé autour de l’évènement. Pour une première édition à Ouagadougou, je pense que les gens ont aimé. Ils continuent d’ailleurs de m’en parler. C’est un évènement qui restera gravé dans les mémoires des Burkinabè encore pour un bout de temps. Les invités à l’unanimité ont tous salué l’implication du chef de l’Etat. Il a fait l’honneur de nous recevoir à Kosyam. Ils sont partis de Ouagadougou satisfaits et honorés  par son implication. Je profite aussi saluer la Fédération Burkinabè de Football et son président Sita Sangaré. Ils se sont beaucoup impliqués. Au ministre des Sports et des Loisirs Taïrou Bangré qui a apporté sa contribution.  Ainsi qu’à tous ces sponsors ; entre autres Telecel Faso, la Sonabhy, la Sofitex, Turkish Airlines, Air Burkina, la RTB, les Editions Sidwaya. Ils ont véritablement apporté leurs contributions à la réussite de cet évènement.
Le peuple burkinabè peut-il espérer revivre encore la Nuit du football africain sur ses terres ?
Je pense que les difficultés que nous avions rencontrées au cours de cette édition sont comme un enseignement. Ils devront nous permettre de rectifier certaines choses en s’y prenant tôt. Je suis quelqu’un qui laisse le temps faire les choses. Nous venons de sortir d’une édition et sommes beaucoup éprouvés. Il faut se reposer un tout petit peu. Ensuite en concertation avec les autorités politiques penser à une prochaine édition pourquoi pas à Ouagadougou.
Entretien réalisé par Yves OUEDRAOGO

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