Le ministre de l’Energie, Pr Alfa Oumar Dissa, a visité le chantier de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, le vendredi 28 juillet 2017 dans l’arrondissement n°8 de Ouagadougou. L’on estime le taux  d’avancement des travaux à 90%.

Les travaux de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, située dans l’arrondissement n°8 de Ouagadougou, connaissent un taux d’exécution avancé. C’est le constat qu’a fait le ministre de l’Energie, Pr Alfa Oumar Dissa, à l’issue de la visite qu’il y a effectuée le vendredi 28 juillet 2017, en compagnie du directeur général de la Société nationale burkinabè d’électricité du Burkina Faso (SONABEL), François de Salles Ouédraogo et d’une délégation de l’Union européenne (UE). Les 129 600 modules ou plaques solaires que compte la centrale sont tous installés. Ils sont répartis sur 1 800 structures  qui comportent chacune 72 plaques solaires. Selon les explications du chef de chantier de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, Abdoul Karim Kader Traoré, dans chaque zone d’installation, il y a un Centre de production photovoltaïque intégré (CPI) vers laquelle toute l’énergie produite par les plaques solaires est convoyée suivant un schéma de câblage donné.

Des boîtes de jonction basées au niveau des structures injectent l’énergie provenant des plaques vers les CPI. « Au niveau des CPI, il y a deux onduleurs qui vont transformer le courant alternatif  produit par les modules en courant continu de 420 V. Cette énergie est ensuite drainée vers un transformateur qui va élever la tension de 420 à 33 000 V. Tous les CPI sont câblés sur le même modèle de fonctionnement et sont agencés pour ramener l’énergie produite vers le poste solaire », a-t-il expliqué au ministre et à sa délégation. C’est à partir de ce poste  solaire que l’énergie sera injectée dans le réseau SONABEL existant.
Aux dires du chef de chantier, l’installation va produire de l’énergie le  jour, grâce au  soleil et ne fonctionnera pas la nuit. « L’arrêt et le démarrage des onduleurs se feront de façon automatisée. Toutes les informations qui sont utiles au bon fonctionnement de l’installation sont ramenées vers le poste de contrôle pour être consultées. Certaines de ces informations seront transférées au niveau du  dispatching », a détaillé Abdoul Karim Kader Traoré.

« Le solaire, une réalité au Burkina Faso »

Dans l’ensemble, le ministre de l’Energie, Alfa Oumar Dissa, s’est réjoui de voir que les travaux de la centrale aient atteint ce niveau d’exécution. «Le bilan de la visite est satisfaisant dans la mesure où nous sommes à un taux d’exécution de 90%. Cette centrale est un symbole pour montrer que le solaire est en train de devenir une réalité au Burkina Faso. Elle sera lancée bientôt en partenariat public-privé et nous voulons que les investisseurs qui vont se manifester soient rassurés que le solaire au Burkina est aussi bien l’affaire du privé que l’Etat », a-t-il souligné. Des projets à l’image de celui de Zagtouli, a-t-il indiqué, sont en train de se mettre en place  dans d’autres localités du pays. Il s’agit de la centrale de 20 mégawatts à Koudougou, dans la région du Centre-Ouest  et de celle de 10 mégawatts à  Kaya, dans le Centre-Nord. « Nous avons également un projet de 40 mégawatts avec l’Agence française de développement (AFD) et la Banque africaine de développement (BAD) », a précisé le Pr Dissa.  Pour lui, cette visite est également une façon de rassurer les partenaires que le travail avance bien et que la SONABEL est dans une bonne situation pour lui permettre de jouer pleinement sa partition dans le mixte énergétique. Il a, par ailleurs, relevé  qu’une initiative d’extension de la centrale de Zagtouli est  en cours pour la faire passer de 33 à 50 mégawatts.

Un ensoleillement de 5,5 Kwh par m2 et par jour

«Nous sommes en train de boucler un financement avec la Banque européenne d’investissement pour compléter 17 mégawatts. A terme, nous aurons 50 mégawatts. Au Burkina Faso, nous avons un ensoleillement important de 5,5kwh par m2 et par jour et nous devons en profiter », a argué le ministre. Selon lui, la réduction des coûts de production passe par la recherche de solutions alternatives  que sont les énergies renouvelables. « C’est pourquoi nous nous sommes orientés vers un mixte énergétique qui va permettre d’un côté, d’augmenter le taux de pénétration du solaire et de l’autre, de travailler à aller vers des centrales à gaz qui vont permettre la réduction du coût de la production », a-t-il souligné.

Le chef infrastructures de la délégation de l’UE, Andréa Léone, a dit aussi sa satisfaction quant au bon déroulement des travaux du chantier. « Nous sommes très engagés dans le secteur des énergies renouvelables au Burkina Faso, surtout le solaire. Nous avons une mission d’identification de nouveaux projets pour le futur. Nous sommes également engagés dans tout ce qui est connexion et interconnexion dans la région », a-t-il laissé entendre.
Pour ce qui est des mesures de sécurité, le chef de chantier, Abdoul Karim Kader Traoré, a énoncé qu’il y aura un éclairage des alentours de la centrale, soutenu par  un système de  vidéosurveillance avec une vingtaine de caméras à longue portée et de bonne résolution. « Nous aurons également des caméras motorisées qui pourront faire des zooms lorsqu’un individu s’approchera dangereusement de la structure. Elles pourront émettre également des sons pour dissuader quelqu’un de trop s’en approcher », a-t-il rassuré.

Karim BADOLO

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