Capitalisation des bonnes pratiques de résilience

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) organise, du 8 au 10 août 2017 à Ouagadougou, un atelier sur la capitalisation d’expériences et de bonnes pratiques de résilience au Burkina Faso.
La situation alimentaire et nutritionnelle des populations reste menacée par les crises  multiformes et récurrentes. C’est pourquoi le renforcement de la résilience des ménages vulnérables demeure une préoccupation majeure pour de nombreux acteurs notamment l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui s’attelle à trouver des  réponses adéquates en mettant en œuvre différentes pratiques dans différents contextes. Aussi, pour la capitalisation  des expériences et le partage des  bonnes pratiques de résilience, la FAO organise, du 8 au 10 août 2017, un atelier de formation pour les acteurs de terrain. Pour le chargé de programme et des opérations, équipe résilience au bureau régional pour l’Afrique, Kossi Sena Adufu, cette rencontre est un cadre d’échanges qui va permettre de lutter contre l’insécurité alimentaire à travers l’intensification et l’amélioration de manière durable  de la fourniture de biens et services par l’agriculture, la foresterie et les pêches. Il servira également, à l’en croire, de cadre pour recenser les bonnes pratiques de résilience en ce qui concerne la nutrition, le changement climatique, l’alimentation et la gestion des ressources naturelles en vue de leurs documentations et leurs vulgarisations dans d’autres pays.

Documenter les bonnes pratiques pour un meilleur usage

« C’est un atelier d’une importance capitale, car nous allons pouvoir identifier les bonnes pratiques qui sont nombreuses au Burkina Faso, constituer des supports qui nous permettront d’informer les partenaires de la FAO sur les techniques de capitalisation de bonnes pratiques afin qu’à l’avenir, toute bonne pratique qui sera identifiée puisse être documentée et servir d’expérience à partager avec d’autres personnes », a indiqué M. Adufu. Pendant trois jours les participants vont se familiariser avec les démarches de bonnes pratiques, l’utilisation de celles-ci mais aussi la façon de les documenter pour un meilleur usage. A entendre M. Adufu, la capitalisation et le partage des bonnes pratiques ont un rôle clé à jouer dans la consolidation de la résilience puisqu’elle permet aux acteurs d’analyser systématiquement leur pratique, de comprendre ce qui fonctionne bien et pourquoi.
Initié dans le cadre du projet TCP/RAF/3507 intitulé « Appui à l’initiative régionale sur la résilience au Sahel et dans la corne de l’Afrique », cet atelier va mettre, aux dires de Kossi Sena Adufu, l’accent sur cinq modules à savoir, l’introduction, la facilitation, le partage, la mise en œuvre et la valorisation. L’introduction va présenter le concept et le processus de capitalisation des expériences. La facilitation définira le terme et identifiera la façon dont la facilitation contribue à atteindre les buts du processus de capitalisation des expériences.  Le partage  abordera la phase préparatoire de cette capitalisation. La mise en œuvre devra conduire  les apprenants à travers toutes les étapes nécessaires à une mise en œuvre efficace du processus de capitalisation. Enfin la valorisation montrera comment assurer que les nouvelles connaissances sont utilisées pour générer des changements. Le projet TCP/RAF/3507 qui vise trois objectifs principaux dont la gestion des connaissances, le partage des bonnes pratiques et l’analyse des capacités en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau régional sera exécuté dans quatre pays-pilotes que sont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.
Donald Wendpouiré NIKIEMA

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