Lutte contre la pauvreté : L’entreprenariat inclusif, une nouvelle arme

Des chercheurs ont lancé leur projet commun de recherches sur l’inclusion économique des jeunes et des femmes par l’entreprenariat inclusif, le lundi 23 octobre 2017, à Ouagadougou.
Des chercheurs burkinabè, ivoiriens et kenyans veulent faire de l’entreprenariat inclusif, le levier de développement dans leurs pays respectifs. En effet, le Laboratoire d’analyse quantitative appliquée au développement-sahel (LAQADS) de l’Université  Ouaga II en collaboration avec des équipes de recherches de la Côte d’Ivoire et du Kenya, conduit un projet de recherches sur le thème : «Inclusion économique des jeunes et des femmes par l’entreprenariat inclusif: cas de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Kenya». Le lancement dudit projet a eu lieu, le lundi 23 octobre 2017 à Ouagadougou.
Selon le responsable du projet, Pr Alban Ahouré, ce projet de recherches vise à mieux cerner les déterminants et les facteurs explicatifs de l’entrepreneuriat inclusif dans ces trois pays. «Le projet nous permettra également de comprendre, si les entreprises qui s’insèrent dans ce modèle économique sont plus profitables que celles qui n’y sont et quels sont les impacts de ce type de modèle économique sur la réduction de la pauvreté chez les jeunes et l’autonomisation des femmes», a-t-il ajouté. Des rencontres avec les parties prenantes (le secteur public et privé et la société civile), des enquêtes auprès de grandes, moyennes et petites entreprises et de ménage seront menées dans le cadre de ce projet.
A cela s’ajoute, la rédaction de documents de politiques économiques à transmettre aux parties prenantes pour des décisions et aussi des travaux de recherche ainsi que la rédaction des thèses en vue de soutenance…«Nous allons faire des publications afin d’éclairer les populations et les secteurs privés sur l’importance de l’entrepreneuriat inclusif à travers le plaidoyer», a souligné M. Ahouré. Selon lui, ce modèle d’entreprenariat permet d’innover et de développer des services à moindre coût pour les couches défavorisées et partant, réduire la pauvreté.

Une pratique innovante

Le projet qui va s’étendre sur deux années est estimé à un coût de 388 millions de F CFA et est financé à 95% par le Canada à travers le Centre de recherche de développement international (CRDI).
Aux dires du secrétaire d’Etat à l’Innovation et à la Recherche, Urbain Ibrahim Coulidiati, les résultats de ce projet de recherches sont beaucoup attendus par le gouvernement. Car, il y a, a-t-il dit, de défis importants à relever pour résoudre la problématique d’un développement inclusif et l’entrepreneuriat inclusif est une pratique innovante capable d’intégrer les populations vulnérables dans un processus de développement participatif.
«Face aux défis d’emplois des jeunes, nous pensons que les entreprises inclusives constituent des perspectives et aussi par ces actions fortes du privé il y a une complémentarité aux différentes politiques publiques de développement», a-t-il affirmé. Pour y arriver, il a souligné qu’il faut d’abord une bonne politique en la matière qui puisse créer un environnement propice pour le développement de telles activités. Et ensuite, la mise en place de mécanisme participatif qui peut permettre de créer des modèles d’entreprises qui prennent en compte toutes les préoccupations des populations cible. Pour lui donc, le secteur privé en investissant dans les communautés à revenus faibles donnent de nouvelles opportunités de revenus qui permettent d’avoir accès à des produits et à des services de base, notamment faire reculer la pauvreté.
«Ce modèle économique vise à long terme la création et le développement d’un marché surtout orienté vers la satisfaction des besoins réels des consommateurs et créer une chaîne de valeurs dans laquelle les acteurs de chaque maillon sont capables de développer des compétences», a laissé entendre le secrétaire d’Etat.
Kadi RABO

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