FIMO 2017 : Le savoir-faire taïwanais s’expose

Une délégation d’hommes d’affaires taïwanais participe, du 27 octobre au 5 novembre 2017, à la IVe édition de la Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO). Pour cette présence qui vise le développement des échanges commerciaux entre Taïwan et les pays de la sous-région ouest africaine, les industries taïwanaises exposent leurs savoir-faire dans les domaines de l’énergie solaire, des pièces détachées auto, des systèmes de sécurité et de la technologie, entre autres.

Conduite par « The Taiwan external trade developpement council (TAITRA) », la délégation d’hommes d’affaires taïwanais expose divers produits dans des stands au Pavillon de la créativité du SIAO à l’occasion de la IVe Foire internationale multisectorielle de Ouagadougou (FIMO), jusqu’au 5 novembre 2017. Ce savoir-faire va de l’énergie solaire aux pièces détachées auto en passant par la machinerie (agro-alimentaire) et la télécommunication. A cela, s’ajoutent des acteurs économiques dans les domaines des routeurs, des modems, des pièges à moustiques, des assistants de configuration, des cure-dents et des solutions en sécurité.

Présidente de l’entreprise « Afta technology », Susan Wang expose des tricycles polyvalents (ambulance, congélateur, cantine, cuisine, taxi-moto de 7 places, transport de bagages, cafétéria mobile, vente d’hamburger, …).
Ces engins, a-t-elle expliqué, consomment 75% d’essence en moins et polluent moins que les tricycles ordinaires, ce, grâce à un produit, « Engine Wizard », qu’on ajoute au carburant.
Toute heureuse, Mme Wang qui vend également des pièges à moustiques naturels confie : « J’ai déjà vendu un conteneur de tricycles et une commande de 500 000 exemplaires de pièges à moustiques ». Comme elle, Moïse Kabré, un étudiant burkinabè embauché en Taïwan après ses études, représente son entreprise, Springway, à la FIMO 2017.
« Nous avons des emballages pour l’eau minérale en sachet, en bidon, des emballages poches pour jus, des paquetages pour piment et des machines de fabrication de biscuits. J’ai eu de nombreux clients du Burkina et de la sous-région pour tous ces produits », a-t-il soutenu.

Booster les relations commerciales bilatérales

La responsable de TAITRA, Joan Tsou, explique cette « excursion » d’hommes d’affaires taïwanais à la IVe FIMO par l’importance du marché burkinabè et de l’Afrique de l’ouest pour son pays, après la visite d’une délégation en 2008. « Depuis le début de la Foire, nos marchandises sont très demandées parce que les gens reconnaissent leurs qualités. Nos exposants ont aussi établi des relations d’affaire avec des commerçants et entreprises du Burkina et des pays voisins », a précisé Joan Tsou.
Elle appelle donc les visiteurs à faire un tour dans les stands taiwanais parce qu’à travers les produits, ils pourront économiser de l’énergie, de l’argent et de l’eau et moins polluer l’environnement.

Pour sa part, l’ambassadeur de la République de Chine Taïwan au Burkina Faso, Shen Cheng-Hong, a reconnu la pertinence de cette participation d’hommes d’affaires de son pays à la FIMO, surtout que les relations commerciales et économiques entre Taïwan et le Burkina Faso constituent le point le plus faible de leur coopération bilatérale.
« Au sein de l’ambassade, nous avons donc créé un centre de promotion des échanges commerciaux et l’année prochaine, nous allons aider le gouvernement burkinabè à ouvrir une vitrine de produits burkinabè à Taipei », a annoncé le diplomate taïwanais. Cela est d’autant plus nécessaire, a-t-il poursuivi, que malgré la qualité de leurs produits, les producteurs burkinabè ne savent pas comment faire le business sur le plan international en termes d’emballages, d’intermédiaire, de contact et de maîtrise des exigences des consommateurs étrangers.

Jean-Marie TOE

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