Ports de Tema et de Takoradi : Le Ghana offre de nouvelles opportunités aux Burkinabè

Les autorités portuaires du Ghana ont aminé, le jeudi 26 octobre 2017 à Ouagadougou, un forum commercial pour dévoiler les nouvelles opportunités des ports de Tema et de Takoradi. 
Présent au Burkina Faso dans le cadre du renforcement des relations économiques, les autorités portuaires du Ghana ont rencontré les opérateurs économiques burkinabè. C’était le jeudi 26 octobre 2017 à Ouagadougou, lors d’un forum commercial autour du thème : « Forum commercial dans les ports de Tema et de Takoradi : la nouvelle dynamique d’opportunité d’affaires au Burkina Faso». Selon le directeur général des ports du Ghana, Paul Asare Ansah, sa délégation est venue échanger avec les opérateurs économiques burkinabè afin de renforcer les relations commerciales  entre les deux pays.
A l’entendre, ce forum a été l’occasion de rencontrer de nombreux acteurs comme la douane, les importateurs, les chauffeurs et la chambre de commerce dans le but de résoudre de nombreuses préoccupations. « Nous sommes satisfaits car des solutions ont été trouvées et grâce à ce forum nous allons améliorer davantage la qualité de nos services », s’est réjoui M. Ansah. Pour lui, il s’agit de l’adoption du nouveau système de documentation, le système de processus de port sans papier. En effet, il a expliqué que les opérateurs économiques se plaignent de la corruption et le processus sans papier va régler le problème.
Cependant, le directeur général des ports a affirmé que des défis restent à relever.  Il a noté la perception de la somme de 10 000 FCFA à la frontière par des faux transitaires. Pour ce faire, il a affirmé qu’une rencontre a été initiée entre le directeur général des douanes burkinabè et son institution pour mettre fin à cette pratique. M. Ansah a dévoilé l’extension des ports de 1 million de TUU de containers à 3,5 de capacité, l’approfondissement du port de Tema et de Takoradi de 10 à 16 mètres pour recevoir des gros bateaux pouvant contenir 100 000 tonnes de marchandises.

32% du trafic burkinabè à l’importation transite par le Ghana

Aussi, il a assuré le développement du terminal de containers pour l’exportation. « C’est une opportunité surtout pour la SOFITEX d’exporter son coton par le port de Tema ou de Takoradi. Nous allons améliorer la qualité de nos services afin de faire profiter les opérateurs économiques burkinabè», a-t-il soutenu. Pour le directeur général de la Chambre de commerce et de l’industrie du Burkina Faso, Issaka Kargougou, au regard du volume du trafic qui transite par les ports du Ghana, le Burkina Faso se positionne comme le premier pays enclavé « friand » de ces ports.
A ce titre, il a précisé que le volume du fret burkinabè en transit dans les ports du Ghana est passé de 1000 tonnes en 1990 à plus 700 000 tonnes en 2016, dont 32% du trafic burkinabè à l’importation. De son avis, ce forum offre aux deux pays l’opportunité d’échanger et d’identifier les leviers à actionner pour booster leurs relations. Pour ce faire, la chambre de Commerce et d’industrie du Burkina Faso a salué la dématérialisation des procédures dans les différents ports depuis le 1er septembre 2017. Il a, par ailleurs, félicité l’évolution des travaux d’extension pour accroître les capacités de traitement des marchandises.
Concernant les difficultés, le directeur général de la Chambre de commerce du Burkina Faso a noté la mise en œuvre de la perception de la garantie unique avec celle du Ghana, le site suspendu à l’interface des systèmes douaniers des deux pays. En sus, la facturation de la TVA par les compagnies maritimes en 2011 sur les marchandises en transit reste une préoccupation malgré la saisie du problème par les conseils ghanéens des chargeurs afin de trouver une solution. Il a réitéré sa disponibilité à coopérer avec les ports pour l’accroissement de la capacité du  traitement et à la quête de la fluidité du corridor.
Le secrétaire aux relations extérieures et intérieures de l’union des conducteurs routiers du Burkina Faso, Mamadou Bamogo, a apprécié les efforts consentis pour soulager les routiers burkinabè dans les ports de Tema et de Takoradi. Il a marqué sa satisfaction à la nouvelle administration portuaire pour la diminution des barrières douanières et la mise en œuvre du nouveau terminal pour mettre fin aux embouteillages lors des chargements. Quant à Mariam Coulibaly, directrice de la société de transit international au port de Tema, les innovations faites dans les ports constituent une opportunité pour le Burkina Faso.
Armelle COMPAORE  (Collaboratrice)

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