Promotion des affaires : le Burkina Faso à l’honneur à Bruxelles en 2019

Présent dans la capitale belge (Bruxelles) dans le cadre de la campagne internationale sur le SIAO, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a échangé avec des personnalités et des institutions sur les affaires au Burkina Faso.

«J’ai rencontré le ministre Harouna Kaboré  parce que mon cabinet offre des programmes gratuits à l’attention des pays en développement, notamment africains, afin  de les représenter dans les négociations internationales au sein des Nations unies, dans le cadre des réformes des mécanismes d’arbitrage et d’investissement». Ce sont des rencontres qui se tiennent deux fois par an, et ce cabinet apporte son expertise juridique aux pays ciblés.  Aux dires de son premier responsable, Me Quentin Declev, avocat au barreau de Bruxelles, ces réformes auront des conséquences à très long terme, d’où l’intérêt de ce programme.

«Le Burkina Faso fait partie des pays susceptibles d’accueillir de plus en plus d’investissements dans les prochaines décennies », a indiqué Me Decleve. Et pour lui, si ce  pays n’a pas dans l’immédiat des intérêts,  il faut quand même  penser à l’avenir. «On essaie de favoriser un dialogue et de susciter l’intérêt des pays africains pour ces discussions afin qu’ils aient leur mot à dire,  pour qu’il ne leur soit pas imposé un mécanisme décidé par les puissances internationales», a-t-il informé. Il a dit avoir eu une réaction   favorable de son interlocuteur, qui compte tout de même examiner au préalable le dossier,  avant d’entamer les échanges les semaines à venir.

Avec ces réformes, c’est un cadre juridique nouveau qui verra le jour et la motivation du cabinet, qui assiste déjà des pays comme le Bénin. C’est d’en être au cœur, afin  de disposer d’un réseau, et d’avoir une meilleure compréhension du fonctionnement du système.
« A notre niveau, nous analysons les différentes propositions et ferons en sorte que le cabinet puisse avoir des relations avec l’agent judiciaire du trésor et des cabines locaux », a signifié le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré.
En tant que ministre en charge du commerce, M. Kaboré a indiqué que son département reçoit toutes propositions qui peuvent intéresser le  pays et les  oriente vers les structures  correspondantes. « C’est à partir des discussions avec ces structures qu’on verra les contenus intéressants pour les parties qui vont s’engager».

Le Burkina Faso, invité d’honneur d’un forum

Le Burkina Faso est l’invité d’honneur du forum Africa Belgium Business Week, qui se tiendra les 2 et 3 avril 2019, à Bruxelles en Belgique. Pour en parler, le président de Africa Rise, l’organisme qui organise cette rencontre, Christian LIongo,  a eu un entretien avec le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, le 3 mai 2018. Ce forum annuel a pour objectif de créer des liens économiques entre des entrepreneurs belges et européens d’une part, et des entrepreneurs africains, d’autre part.  Cette édition qui ouvre une fenêtre sur le pays des Hommes intègres, regroupera non seulement des hauts fonctionnaires, mais également une pléiade d’opérateurs économiques qui viendront échanger sur leurs projets d’affaires, avec des entrepreneurs européens.

Au Burkina Faso, la bonne gouvernance est de mise, et ce pays a fait ses preuves en matière de respect des droits de l’homme. Ce qui fait de lui un bon élève en Afrique. C’est ce qui, aux dires du promoteur du forum,  a motivé son choix. Il a affirmé avoir reçu il y a quelques semaines, l’accord du Burkina Faso pour être le pays invité d’honneur. « Ce matin, nous avons eu des échanges très fructueux par rapport à la vision qu’a le Burkina Faso,  des transformations positives du pays », a-t-il commenté.
Le ministre Harouna Kaboré  a déclaré que son pays compte saisir cette belle opportunité qui lui est offerte. Et d’apporter cette précision : «Aucune contribution financière n’est exigée du pays. Notre tâche consiste à organiser nos chefs d’entreprises, les hauts fonctionnaires, la diaspora, les structures d’exportation, de financement qui viendront renforcer leurs capacités et rencontrer des partenaires ».

Plaidoyer pour les PME/PMI

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna Kaboré, a été reçu par la directrice Afrique de l’Ouest et du Centre de la direction générale de la coopération internationale et développement de l’Union européenne, Carla Montesi, le vendredi 4 mai 2018 au siège de l’institution à Bruxelles. M. Kaboré est allé faire un plaidoyer pour le financement des PME/PMI, par des appuis directs afin de développer leur capital de production. L’Union européenne appuie le Burkina Faso avec plus de 520 milliards de F CFA dans les domaines de la gouvernance, de l’agriculture, de l’assainissement…Il s’agit désormais, aux dires du ministre Kaboré, de  faire en sorte que le secteur de la transformation comme celui du coton ait un égard particulier. Ce secteur compte plusieurs intervenants dans la chaîne de transformation, mais la plupart travaillent avec des moyens rudimentaires.

« Nous avons des projets de renforcement de capacités productives, et il s’agit de voir avec l’Union européenne, les programmes dans ces domaines,  les fonds qui existent et comment  on peut nous accompagner », a confié M. Kaboré. Il est possible que le Burkina Faso prenne part à une réunion le 8 juin  2018,  sur la question et  pourrait alors approfondir les sujets évoqués ce jour.
Il y a un appui au gouvernement qui vise à entretenir les PME, donc logiquement  les artisans; et aux dires de Mme Montesi, le soutien doit être porté aux secteurs producteurs. Car, selon elle,  le Burkina est riche en matières premières  et si on aide à la  transformation, on   peut créer de l’emploi.

Assetou BADOH à Bruxelles

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