Le procès du coup d’Etat manqué a repris ce mercredi 9 mai 2018, à Ouagadougou, avec la présentation de nouveaux avocats commis à la défense de certains accusés. A leur demande, l’audience a été reportée au vendredi 25 mai prochain. 
Six avocats commis par le bâtonnier à la défense de certains accusés sont entrés dans la danse, ce mercredi 9 mai 2018, dans le cadre du procès du putsch manqué de septembre 2015. Au cours de l’audience du 6 avril dernier, consacrée à l’interrogatoire des accusés, plus d’une dizaine d’avocats avaient abandonné leurs clients. Ces dossiers ont été confiés à de nouveaux avocats, qui se sont présentés au tribunal. A peine l’audience du jour ouverte, les avocats commis d’office ont demandé au juge du temps pour prendre connaissance des pièces de la procédure, « au regard du volume du dossier », a plaidé l’un d’eux. Il a dit avoir « besoin d’un renvoi de 20 à 30 jours pour permettre de défendre utilement » ses clients.
Un autre a demandé « un petit temps supplémentaire », de trois à quatre semaines. Le parquet militaire ne s’y est pas opposé, car jugeant les requêtes fondées. Toutefois, Alioune Zanré a trouvé le délai trop long, et a proposé deux semaines. La partie civile n’a pas souhaité se prononcer sur cette demande. Le tribunal a statué et accordé 16 jours aux nouveaux avocats commis d’office.
Le président du tribunal a informé les parties qu’il a enregistré deux nouvelles demandes de déport, celles de Me Somé et de Me Kéré, déposées le 8 mai 2018 « pour convenance personnelle ». Ces déports concernent des avocats de  8 accusés dont le général Gilbert Diendéré et  son épouse, Fatoumata Diendéré. De quoi irrité la partie civile qui y voit une « stratégie bien organisée » pour ne pas aller au procès.
« Faux », a rétorqué la défense. « Un avocat peut se déporter d’un dossier en cours de procédure et se reconstituer défense encore », a-t-elle expliqué. Le tribunal a, de nouveau, demandé au bâtonnier de commettre d’office d’autres avocats pour la défense de ces accusés.
Enfin, trois accusés ont déposé des demandes de liberté provisoire. Deux ont été rejetées et l’une renvoyée. Adama Ouédraogo dit Damiss a demandé, quant à lui, une autorisation de sortie du territoire. Le tribunal s’est déclaré « incompétent » pour connaitre de cette requête.
D. S.

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