La direction générale des impôts a entamé une formation le 13 août à Koudougou qui devrait aboutir à l’élaboration et à la validation de nouveaux outils de collecte des données dans le cadre  du recensement fiscal 2018.

Dans le souci d’élargir l’assiette fiscale et d’avoir des impositions justes et un recouvrement optimal des recettes fiscales,  la direction générale des impôts a identifié le recensement fiscal comme une activité importante de collecte des informations nécessaires à cet effet. Aussi, dans le  cadre de l’appui du projet Gouvernance économique et participation citoyenne, il est prévu un recensement fiscal exhaustif des contribuables dans les régions du Centre et des Hauts-Bassins avant la fin de cette année 2018. Cette opération de recensement permettra à la DGI de corriger les insuffisances des expériences passées. Selon le directeur général des impôts, les contribuables sont estimés à 100 000 au Burkina Faso,  pour une population estimée à 18 millions d’habitants. Au regard de ces chiffres, il est évident que des efforts doivent être faits pour ce qui concerne le recensement fiscal car soutien t-il, ce chiffre doit être multiplié par deux ou trois à la fin du recensement qui débutera bientôt dans les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, principales villes d’activités commerciales dans un premier temps, avant de s’élargir aux autres villes du pays.

L’atelier de Koudougou est initié afin de permettre à la DGI et au consultant recruté pour cette opération de recensement, de s’accorder sur le déroulement de l’opération, les différents  outils de collecte des données  et surtout que celles-ci aient la même compréhension des termes du contrat et des différents produits à livrer. Il devra également permettre à la DGI de définir de concert avec le prestataire,  le périmètre des informations utiles et nécessaires à recueillir afin de permettre de localiser les contribuables, les activités, ainsi que les biens imposables. C’est pourquoi, les participants à cet atelier de formation  se sont vus assignés comme objectif principal, l’élaboration  et la validation des outils qui vont servir à la collecte des données.
De façon spécifique, il s’agira pour les participants d’élaborer les fiches de collecte des données exprimant clairement les besoins des informations; de définir les formats dans lesquels les informations devront être recueillies,  de définir les éléments d’identification et de localisation des contribuables  et enfin d’élaborer des manuels ou guides pour chaque intervenant que sont les coordonateurs, les superviseurs, les contrôleurs, les agents recenseurs,  les utilisateurs des données du recensement. Les participants à cet atelier sont constitués des membres du comité interne de suivi du recensement fiscal et les représentants du consultant.

La quarantaine de participants se sont répartis en quatre commissions au sein desquelles ils vont travailler sur les outils de collectes des données,  les questions cadastrales fiscales relatives au recensement fiscal, les questions informatiques liées au recensement fiscal, et la quatrième commission va se charger des questions relatives à la communication.  Pour le directeur général des impôts, il convient de rappeler que dans le cadre de l’appui à sa politique de mobilisation des recettes intérieures et de gestion de la dépense publique, le gouvernement du Burkina Faso a bénéficié d’un financement de la Banque mondiale pour la mise en œuvre du Projet gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC). Et c’est grâce à ce projet financé par la Banque mondiale que l’opération de recensement fiscal va pouvoir être une réalité d’ici la fin de l’année. Aux dires de M. Adama Badolo, l’objectif de développement du projet est de renforcer la mobilisation des ressources intérieures et d’améliorer l’utilisation des ressources publiques par le renforcement des mécanismes de redevabilité, des systèmes de collecte des ressources et de gestion des dépenses publiques.

François KABORE

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