Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu, le mardi 21 août 2018, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez Ganhem. Les deux personnalités ont fait le point des actions de la Banque au Burkina Faso et de ses futurs investissements dans les secteurs prioritaires de développement du pays.

Au deuxième jour de son séjour au Burkina Faso, le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, Hafez Ganhem a été reçu en audience, le 21 août 2018 par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. A sa sortie d’audience, M. Ganhem a soutenu avoir rencontré le chef de l’Etat, dans l’optique de revoir les priorités du Burkina Faso et le rôle que la Banque mondiale doit jouer pour lutter contre la pauvreté et améliorer la croissance économique. « J’ai choisi le Burkina comme pays prioritaire à visiter compte tenu de la nature de nos relations et vu les efforts fournis par le gouvernement burkinabè dans la réalisation des réformes mais aussi à cause de la qualité de notre portefeuille et le taux d’exécution de nos projets », a-t-il précisé. Et de poursuivre que les échanges ont permis de passer en revue les projets de la Banque mondiale déjà existants au pays des Hommes intègres et pour lesquels Roch Marc Kaboré a exprimé sa satisfaction. Cette rencontre, a-t-il dit, a aussi été l’occasion d’examiner les projets futurs selon trois principaux axes identifiés. Le premier axe, selon Hafez Ganhem, est celui des projets regroupés dans le domaine de l’éducation, de la santé et de la nutrition. « Le président a souhaité que la Banque investisse dans ces domaines afin d’améliorer leur qualité», a-t-il relevé.

Pour le vice-président de la Banque mondiale pour la région Afrique, le second axe est celui de l’emploi.  « A ce niveau, il est question d’identifier les secteurs porteurs et de situer le rôle que doit jouer la Banque mondiale dans la croissance, le développement et la création d’emploi », a-t-il signifié. Quant à la question de l’énergie, il s’agira, a poursuivi Hafez Ganhem, de voir avec le gouvernement et le secteur privé quels sont les moyens à mettre en œuvre pour atteindre l’objectif du gouvernement qui est de doubler l’accès à l’électricité d’ici à 2020 et de réduire son coût. A l’entendre, la question du développement de l’économie digitale, à travers l’implication des acteurs burkinabè afin d’améliorer la qualité des services de télécommunication et la baisse des prix seront également au cœur des actions du deuxième axe de la coopération.
Le secteur de la sécurité constitue le troisième axe. « Il s’agit d’explorer le lien sécurité et développement, c’est-à-dire voir comment le développement peut contribuer à instaurer plus de sécurité », a-t-il expliqué. A ce niveau, a conclu le vice-président de la Banque mondiale, il est question de la création d’emplois, de la réduction de la pauvreté, de l’amélioration des services de l’Etat dans les zones reculées afin de donner plus d’espoir à la jeunesse pour établir un climat de sécurité favorable.

Jean-Marie TOE

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