La Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) a arbitré, du 22 au 24 août 2018 à Ouagadougou, un atelier du Groupe Stockage et de distribution sur la chaine logistique du gaz butane. A la clôture des travaux, le jeudi 23 août, les participants ont fait de nombreuses recommandations à l’Association des raffineurs et distributeurs africains (ARA), aux organismes régionaux et aux Etats.

L’atelier de l’Association des raffineurs et distributeurs africains (ARA) sur la chaine logistique du gaz butane arbitré par la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY) a fermé ses portes, le 23 août 2018 à Ouagadougou. Les 80 participants venus de dix pays francophones et anglophones d’Afrique ont fait plusieurs constats et recommandations à la clôture des travaux. Pour Daouda Kebe de la Société africaine de raffinerie du Sénégal, les constats faits par les participants sont, entre autres, l’insuffisance des moyens logistiques, des capacités de stockage et d’aménagement portuaire, l’absence de bancs d’étalonnages certifiés pour les compteurs en Afrique de l’Ouest et centrale. A cela, il a ajouté l’insuffisance des politiques de gestion des emballages GPL, de la valeur des consignations, de la traçabilité et de l’interchangeabilité. Les participants ont également indexé la fraude locale et transfrontalière, la non pérennité des politiques de subvention et des prix du butane, la non-conformité des emballages GPL aux normes de fabrication et d’entretien agréées. De ces constats, ils ont recommandé des études nécessaires pour la définition et l’harmonisation du cadre règlementaire et économique permettant de réaliser les infrastructures mutualisés et l’établissement d’un cadre de concertation entre les acteurs du secteur et les gestionnaires des infrastructures portuaires.

L’atelier a également suggéré la sensibilisation des membres de l’ARA à l’importance de ces étalonnages dans le cadre règlementaire, la communication des besoins des opérateurs de raffineries et la réalisation d’une analyse de rentabilité des prestataires de services pour définir l’opportunité d’investissement. Aux dires de Daouda Kebe, en plus des études pour la définition des politiques nationales cohérentes et de gestion des emballages GPL, l’ARA devra faire un point comparatif et historique de l’évolution des différentes politiques de subvention du butane, proposer aux Etats des mécanismes tarifaires durables permettant la rentabilité des investissements. A l’endroit des organismes régionaux, il a été recommandé de définir et d’harmoniser les normes de fabrication et d’entretien des emballages de gaz butane. Les Etats, pour leur part, ont été appelés à mettre en place des dispositifs contraignants en vue de faire respecter les normes et d’éliminer les emballages non conformes.

« Offrir le gaz aux meilleurs coûts »

Le président de l’ARA, Hilaire Kaboré, par ailleurs directeur général de la SONABHY, a signifié que les travaux ont planché sur plusieurs sujets comme la production et le stockage du Gaz pétrole liquéfié (GPL), l’approvisionnement et le stockage du butane, la politique de promotion du GPL au Ghana, la distribution du butane au Burkina Faso et le projet d’élaboration d’une stratégie régionale pour le GPL par la CEDEAO. Les conclusions des échanges, a-t-il dit, sont allées au-delà des attentes, parce que les réflexions ont permis de dégager une feuille de route pour l’ARA et servir à définir rapidement des pistes de solutions. « Au niveau de la disponibilité des produits, nous avons pu faire le point de ce qui est disponible et comment nous sommes approvisionnés », a-t-il dit. La zone de l’Afrique de l’Ouest, a poursuivi Hilaire Kaboré, ne consomme pas la moitié du potentiel disponible, mais des améliorations sont nécessaires dans les circuits commerciaux pour permettre à tous de profiter de cette disponibilité à de meilleures conditions. Au titre des installations de stockage, qui sont nécessaires au développement des échanges commerciaux, a renchéri le DG de la SONABHY, l’association est convaincue que des efforts doivent être faits pour l’amélioration de la distribution du gaz. « Sur la résultante d’un ensemble de charges dans la chaine de l’approvisionnement, des réflexions seront faites pour se donner les moyens d’offrir le gaz aux meilleurs coûts aux consommateurs », a conclu M. Kaboré. Une visite du dépôt pétrolier de Bingo à quelques encablures de Ouagadougou par les participants est prévue aujourd’hui 24 août 2018.

Christelle GOMBRE (Stagiaire)

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