Energie verte : s’approprier les technologies du biodigesteur

Le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a présidé la IIe édition de la conférence internationale sur la technologie du biodigesteur, le jeudi 4 octobre 2018 à Ouagadougou. La rencontre a permis aux acteurs de réfléchir à la mise en œuvre accélérée des mécanismes du biodigesteur, afin d’assurer la sécurité alimentaire et contribuer à l’économie verte.

Dans le contexte de changement climatique et de dégradation continue de l’écosystème, la technologie du biodigesteur est vue comme une alternative à la préservation et la sauvegarde de l’environnement. Mieux, cette technologie, selon les acteurs, favorise un mieux-être au niveau des populations rurales en offrant à celles-ci des avantages sur le plan énergétique surtout. C’est dans ce contexte qu’est intervenue la conférence internationale sur la technologie du biodigesteur, le jeudi 4 octobre 2018 à Ouagadougou. A la cérémonie d’ouverture, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a appelé les participants à fédérer les efforts en vue de faire du biodigesteur, un outil du développement local durable. Pour le chef du gouvernement, il s’agit d’une technologie dont les avantages sur le plan énergétique, sécuritaire, climatique et agricole ne sont plus à démontrer. Selon Paul Kaba Thiéba, depuis la première édition de la conférence en 2017, plusieurs avancées significatives ont été constatées.

Il s’agit de la concrétisation des recommandations, notamment la mise en place des programmes nationaux du biodigesteur dans les pays d’ici au 31 décembre 2019, la conduite par le Burkina Faso du processus de mise en place d’un organe régional de promotion de la technologie du biodigesteur, la sollicitation du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré, pour faire un plaidoyer auprès de ses pairs et des partenaires techniques et financiers en vue de vulgariser cette technologie dans les différents pays. Au cours des travaux de la deuxième édition, les 200 participants venus de plus d’une dizaine de pays africains ont examiné les progrès réalisés par les pays concernés pour la mise en place des programmes nationaux ainsi que les soutiens nécessaires à son accélération.
Il a également été question d’un projet de texte relatif à la création de l’organe régional et de l’institutionnalisation de la conférence internationale. De l’avis du chef du gouvernement, les conclusions de cette conférence internationale devraient servir de levier à la mise à l’échelle de l’exploitation des avantages de la technologie du biodigesteur, dans la sous-région. En ce qui concerne le cas précis du Burkina Faso, le Premier ministre a indiqué que l’Etat et les utilisateurs de la technologie ont la conviction que le biodigesteur est une véritable solution pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et énergétique. « Nous sommes convaincus que c’est en conjuguant nos efforts que les populations pourront vivre dignement dans un contexte de changement climatique », a déclaré Paul Kaba Thiéba.
Pour l’ambassadeur des Pays-Bas, Jolke Oppenwal, parrain de la conférence, son pays va toujours accompagner l’opérationnalisation des technologies à travers le programme africain de biogaz. Pour lui, il s’agit d’un programme qui améliore les moyens de subsistance des ménages ruraux et participe à la résilience face au changement climatique. De ce fait, il a exhorté les parties prenantes à inscrire les programmes nationaux de biodigesteur dans leurs plans de développement .

Wanlé Gérard
COULIBALY

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