Salon de l’élevage : Les productions animales pour booster l’économie

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a donné le top de départ de la première édition du Salon de l’élevage du Burkina Faso (SABEL) hier, mardi 27 novembre 2018 à Ouagadougou, en présence du ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani.

Des centaines d’éleveurs, producteurs, transformateurs et commerçants de produits animaliers et halieutiques et des partenaires techniques et financiers du pays des Hommes intègres  sont réunis, depuis hier mardi 27 novembre 2018 sur le site du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), pour la première édition du Salon de l’élevage du Burkina Faso (SABEL). L’évènement, dont le top de départ a été donné par le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, leur permettra de réfléchir à la «Place des productions animales et halieutiques dans le développement des bases productives et de compétitivité de l’économie nationale ». Ainsi, il est prévu des colloques, des conférences et des panels sur le thème et des sous-thèmes au nombre desquels, le « Développement des chaînes de valeur dans les filières animales et opportunité de création d’emplois », « Le contrôle qualité des médicaments vétérinaires » et « Le rôle et la place des ânes dans les moyens d’existence des populations »…

En outre, sur le site du SIAO, il y a plusieurs stands où sont exposés des animaux, des produits animaliers, des aliments et médicaments pour l’élevage. Pour le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, le SABEL vise, d’une part, à capitaliser les avancées  enregistrées par le pays dans le sous-secteur des productions animales et halieutiques et, d’autre  part, à restaurer un espace international de concertations, d’échanges d’expériences et de savoir-faire entre acteurs des chaînes des valeurs. Ce, a-t-il dit, afin de booster davantage les productions et rendre plus compétitifs les différents produits de ce sous-secteur porteur de croissance. «Je suis convaincu que cette initiative sera non seulement d’un apport considérable à l’élevage et à la pêche, mais aussi aux industries animales », a-t-il soutenu. Sa certitude a été partagée par son homologue de la Côte d’Ivoire, Kobenan Kouassi Adjoumani, par ailleurs parrain de la première édition du SABEL.

Augmenter le budget alloué à l’élevage

A ses dires, le salon tracera les sillons d’un développement harmonieux de l’élevage en vue de l’atteinte des objectifs de développement durable. «Il offre de nombreuses opportunités d’investissements et d’emplois et surtout de renforcement de l’intégration régionale », a-t-il indiqué.  Sur le dernier point, il s’est réjoui du choix de sa personne comme parrain. Un fait qui démontre selon lui, l’excellence des relations entre son pays et le Burkina Faso.

A ce sujet, il a relevé qu’outre la frontière commune, les deux pays sont liés par des relations économiques privilégiées qui leur permettent de satisfaire des besoins vitaux en matière de produits alimentaires. « En 2017, ce sont plus de 86 000 bovins et 166 000 petits ruminants qui sont partis du Burkina Faso vers la Côte d’Ivoire contre des milliers de tonnes de produits halieutiques dans le sens inverse »,  a-t-il étayé. De ce fait, il a certifié que le SABEL permettra aux deux pays de renforcer leurs échanges, de partager leurs expériences, afin de rendre plus dynamique ce secteur d’activité dans l’intérêt de leurs économies. Dans ce sens, la Côte d’Ivoire dispose d’un stand où elle expose son savoir-faire en matière d’élevage. En attendant les partages d’expériences, le représentant des acteurs de toutes les filières des ressources animales et halieutiques, Sié Seydou Coulibaly, s’est réjoui de la tenue du SABEL.

Pour lui, il était temps de créer le salon, vu que l’élevage occupe plus de 80% des Burkinabè actifs et contribue au Produit intérieur brut (PIB) à hauteur de 18% et 26% pour les recettes d’exportation. « Nous remercions le gouvernement pour l’initiative. Nous souhaitons que l’évènement soit pérennisé et qu’il ait son propre site », a-t-il sollicité. M. Coulibaly a, au nom des éleveurs du Burkina Faso, demandé au Président du Faso d’augmenter la part du budget national alloué à l’élevage qui est en ce moment de 1%.

                                                                              Eliane SOME

                                               elianesome4@gmail.com


Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré : « Nous devons travailler à avoir un label »

Après avoir fait le tour des stands où sont exposés des animaux et le savoir-faire des acteurs des différentes filières des ressources animales et halieutiques dans le domaine de l’élevage, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a soutenu que le SABEL est une occasion d’encourager les producteurs et de rendre visible l’action des Burkinabè dans le domaine de l’élevage. Pour lui, le salon est également une belle opportunité qui est donnée à l’ensemble des acteurs du Burkina Faso et d’autres pays d’échanger  sur les chemins à emprunter pour que l’élevage qui joue déjà un rôle majeur se développe davantage. « Pour cela, nous devons améliorer la quantité et la qualité de la production. Nous devons travailler aussi pour avoir un label, de manière à pouvoir vendre en dehors de nos frontières », a-t-il expliqué. A l’écouter, l’élevage est un domaine important qui emploie beaucoup de personnes et dans lequel l’autonomisation économique de la femme peut être atteinte. De ce fait, il a annoncé que son gouvernement analysera la doléance des acteurs du domaine, qui souhaite une augmentation du budget national alloué au secteur. En outre, il a remercié le ministre ivoirien des Ressources animales et halieutiques de la Côte d’Ivoire, Kobenan Kouassi Adjoumani, pour avoir accepté de  parrainer le SABEL. Cela témoigne selon lui, de la qualité des relations entre les deux pays.

E.S

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