5e SITA: le coton face aux défis environnementaux

L’ouverture du 5e Salon international du textile africain (SITA) a eu lieu, le 28 novembre 2018, dans l’enceinte du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO). L’édition est patronnée par le président de la République de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

Selon la directrice du SITA, Antoinette Yaldia, l’objectif est d’insuffler aux professionnels du textile africain, des ambitions sur l’échiquier mondial. (Cr. ph: Remi ZOERINGRE)

C’est parti pour la 5e édition du Salon international du textile africain (SITA). L’ouverture est intervenue le 28 novembre 2018 au SIAO. Placé sous le thème : « Avenir du textile africain : défis environnementaux et perspectives de développement socio-économique », l’évènement se veut une tribune de promotion du textile. La cérémonie a été marquée par une parade en tenues traditionnelles africaines. Ainsi ce sont des troupes issues de structures associatives et d’établissements scolaires des 13 régions du pays qui ont défilé sur le bitume en face du SIAO. Des pays invités ont été honorés lors du défilé. Il s’agit notamment de l’Ethiopie, du Mali, du Niger, de la Sierra Leone, du Togo, du Zimbabwé et de la Guinée Conakry. L’objectif, selon les organisateurs est de fédérer les énergies pour promouvoir le coton. Car, de l’avis de la directrice du SITA, Antoinette Yaldia, le coton africain est confronté à de nombreuses difficultés. Au nombre desquelles la rude concurrence que lui oppose le textile venu d’ailleurs, du fait de son faible coût, la problématique de la promotion et de la distribution du coton africain et la disparition progressive de certains types de textile. « Nous voulons saisir l’opportunité de ce salon pour faire des recommandations à l’endroit du gouvernement afin que des dispositions concrètes soient prises pour protéger le textile burkinabè et africain par ricochet », a-t-elle dit. Elle a fait comprendre que l’autre défi du SITA est de créer une filière porteuse d’espoir pour l’agriculture africaine grâce à la valorisation du port du tissu traditionnel. Un avis partagé par le patron de ce 5e SITA. Il l’a exprimé par la voix du ministre des Transports, des Postes et des Télécommunications de la Guinée Equatoriale, Eucario Bakale Oyana. « Le président Obiang Nguéma encourage toutes les initiatives qui font la promotion des marques africaines, qui défendent l’identité africaine. Avec ce type d’évènement, nous pouvons être fiers de notre identité, de nos productions. C’est cette fierté qui a incité mon président à me déléguer ici. Je suis très satisfait de la mobilisation. Et à la prochaine édition, si nous avons la possibilité de participer, nous n’allons pas hésiter à faire le déplacement avec une plus grande délégation », a déclaré le ministre équato-guinéen.

Le SITA, une initiative panafricaine

Par cet acte, les organisateurs ont donné le top de départ de l’évènement. (Cr. Ph: Remi ZOERINGRE)

Embouchant la même trompette, la représentante du président de la commission de l’Union africaine, Joséphine Charlotte Kala Mayuma, a souligné que l’UA souhaite que les pays du continent africain promeuvent leurs productions. Que ce soit le textile ou les produits agricoles, a-t-elle poursuivi, l’idée est que ces produits soient transformés en Afrique pour qu’il y ait une valeur ajoutée au lieu de les exporter en vue de leur transformation. « La conséquence est que les populations sont laissées dans la pauvreté totale. C’est une fierté d’être associé à cet évènement. Et je remercie le gouvernement burkinabè et le Commissariat général du SITA pour cette initiative que l’Afrique doit encourager », a soutenu Mme Mayuma. C’est pourquoi, au nom du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrebéogo a exprimé la détermination du gouvernement à œuvrer au développement du secteur cotonnier et du textile burkinabè. Pour lui, en faisant de Ouagadougou la cité du textile africain où convergent les acteurs de la filière, le SITA s’assigne la lourde mission de donner à l’évènement, un caractère panafricain, contribuant à un métissage culturel.

Plusieurs activités sont prévues au cours de ce salon qui va jusqu’au 30 novembre prochain. Il est prévu une conférence internationale sur le thème de l’édition, un défilé de mode, des expositions et la nuit du Coton qui constituera l’acte final du SITA 2018.

Gaspard BAYALA

 

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