Relance du Processus de Nouakchott : la 1ère année de la coordination tournante confiée au Burkina Faso

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience une délégation des membres du Processus de Nouakchott, accompagnée de représentants de l’Union africaine et de l’ONU. C’était le mardi 27 novembre 2018, au palais de Kosyam.

 A l’issue de la réunion ministérielle des pays membres du Processus de Nouakchott, une délégation est allée rendre compte des travaux au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, le mardi 27 novembre 2018 à Kosyam.

L’on peut retenir principalement du compte-rendu fait au chef de l’Etat burkinabè, qu’après une rencontre des chefs des services de renseignement des onze pays membres de ce processus quelques heures plus tôt, la relance des activités de cette initiative interétatique du point de vue sécuritaire a été au centre des travaux. « Il s’est agi de relancer le Processus de Nouakchott qui se veut comme une approche multidimensionnelle de la crise au Sahel », a informé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry. En plus de mesures opérationnelles quotidiennes, le conclave ministériel a décidé de l’institution d’une coordination tournante des activités de ce cadre de solidarité sous régionale assurée par les différents pays membres. Le Burkina Faso a été responsabilisé dans cette nouvelle dynamique pour la première année. Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, a indiqué que la tenue de cette réunion au Burkina Faso se veut un geste de solidarité en direction des Burkinabè confrontés à des attaques terroristes. « Nous avons vu la résilience de ce peuple, de ses institutions et nous n’avons aucun doute qu’on finira par vaincre cet hydre terroriste qui frappe toute la région », a-t-il affirmé. L’objectif, a-t-il poursuivi, est de conjuguer cette solidarité au niveau de tout le Sahel et de promouvoir l’échange de renseignements. Selon le représentant de l’UA, les moyens de communication sécurisés pour les services de renseignement sont une réalité. « Cela permettra d’améliorer notre réaction par rapport à ce danger permanent qui guette toute la région », a indiqué M. Chergui.

Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui : « Je suis heureux d’annoncer qu’un certain nombre d’équipements de communication sécurisée vont être livrés dans les prochains jours au Burkina Faso ».

Quant au représentant de l’ONU, Annadif Mahamat Saleh, la présence des Nations unies aux côtés de la délégation confirme son engagement auprès des pays de la sous-région sahélo-saharienne, en tant que partenaire de la force conjointe G5 Sahel. « Nous sommes aussi partenaire de ce grand ensemble issu du processus de Nouakchott en ce sens que le secrétaire général de l’ONU a initié une stratégie pour le Sahel et qui concerne les 11 pays impliqués dans le Processus », a ajouté M. Saleh. Le processus de Nouakchott regroupe l’Algérie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad.

Fabé Mamadou OUATTARA

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