Coopération islamique: Des experts analysent les préoccupations des femmes

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La 7e conférence ministérielle de l’Organisation de la coopération islamique(OCI) s’est tenue, le vendredi 30 novembre 2018 à Ouagadougou, sous le signe de l’autonomisation de la femme dans les Etats-membres.

Renforcer les capacités, les talents et compétences à travers des mécanismes divers, sont entre autres, les objectifs que se sont fixés les 57 Etats-membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à l’horizon 2025. Des experts venus de 56 pays  ont échangé sur l’état d’avancement des actions précédentes, selon le ministre en charge de la femme, Laurence Ilboudo. « Nous avons élaboré un plan d’actions qui a été mis à la disposition des pays-membres. Nous allons suivre l’avancement dans les différents pays, et faire aussi l’état des lieux de la ratification de la loi de l’Organisation pour le développement de la femme(ODF) dans les Etats-membres de l’OCI », a-t-elle affirmé. Chaque Etat est chargé de présenter ses résultats  et ensemble des  solutions seront proposer pour les améliorer, a-t-elle ajouté. « Il est important de dire que si nous avons eu la confiance des 56 autres Etats membres de l’OCI, c’est qu’il y a une volonté politique du gouvernement de promouvoir la femme comme actrice dynamique dans l’économie de notre pays. Et, pour être une actrice dynamique, il faut un espace et un environnement propice à l’épanouissement. Nous avons le potentiel, la compétence et il nous faut amener plus de femmes à être autonomes, à prendre conscience qu’elles sont actrices du développement de notre pays », a laissé entendre la ministre.

Un plan pour les femmes

« Les femmes burkinabè ont été reconnues par leurs collègues de l’OCI, comme étant des battantes pour la prise en charge de leurs familles», s’est réjouie le ministre Laurence Ilboudo. (Crédit photo : Rémi ZOERINGRE)

Pour le Secrétaire général (SG) de l’organisation, Hesham Youssef, le plan d’actions pour la promotion de la femme, c’est l’une des réalisations majeures de l’OCI. Pour lui, la responsabilité de la mise en œuvre de ce plan d’actions incombe totalement aux Etats-membres. «  En tant que secrétariat général, nous soutenons les Etats-membres dans leurs actions. Nous jouons aussi un rôle de coordonnateur, pour qu’ils puissent bénéficier les uns des autres », a-t-il dit. Selon lui, les retombées doivent être plus bénéfiques  et profitables prioritairement aux pays en voie de développement. « Les données doivent parvenir aux Etats-membres du secrétariat général pour être évaluées. Les organes subsidiaires et spécialisées de l’OCI,  travaillent ensuite, afin d’assurer la montée des informations des Etats-membres vers le secrétariat général. A la suite des évaluations, il détermine ceux qui sont en avance et ceux qui ne le sont pas, pour engager les moyens d’appui  à ces Etats, afin d’atteindre les objectifs qu’ils se sont assignés », a ajouté le SG.

Emilienne COMPAORE

(Stagiaire)

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