Secteur minier : Le contrôle reste un défi

Le ministère des Mines et des Carrières a tenu, les 28 et 29 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, son 2e Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année en cours. Ce rendez-vous a permis aux participants de se pencher sur les défis et les perspectives du contrôle du secteur minier pour l’accroissement des ressources minières.

 

Un des résultats du département, selon Oumarou Idani (à gauche) est « l’atteinte du taux d’exécution de 77% dans la mise en œuvre des recommandations de l’enquête parlementaire sur le secteur minier ».

Le Burkina Faso occupe le 5e rang des pays producteurs de l’or en Afrique, selon le ministère des Mines et Carrières. De plus, les chiffres du département attestent que la production d’or a progressé. En effet, la production industrielle est passée de 32,527 tonnes en 2013 à 46,291 tonnes en 2017 avec un taux moyen d’accroissement de 8% l’an. Quant à la production artisanale, elle est passée de 431,63 kg en 2013 à 107 kg en 2017, malgré le nombre croissant de sites d’exploitations artisanales. Le ministère est de ce fait à la recherche d’une stratégie de contrôle à mettre en place pour  accroître la contribution de l’exploitation minière sur le reste de l’économie. Ainsi, en vue de l’atteinte des objectifs assignés au département, ses responsables se sont réunis, les 28 et 29 novembre 2018 à Bobo-Dioulasso, dans le cadre du 2e Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM) de l’année en cours. Ils se sont penchés, à l’occasion, sur la thématique : « Défis et perspectives du contrôle du secteur minier pour l’accroissement des ressources minières ». A l’ouverture des travaux, le chef du département, Oumarou Idani, a indiqué que cette session vise à adopter le rapport d’activités qui mesure les performances du ministère. A l’entendre, son ministère ne cesse de trouver des solutions pour l’insertion des mines et des carrières dans l’économie. « C’est dans ce sens que des réformes sont entreprises aussi bien au niveau institutionnel que législatif et réglementaire », a révélé M. Idani.

L’élaboration des politiques sectorielles

Ces cadres du ministère des Mines et Carrières vont adopter le rapport d’activités du département.

Ces actions, a-t-il poursuivi, ont permis d’atteindre des résultats. Il s’agit de la réalisation de la cartographie géologique et le levé géophysique aéroporté, de la mise en ligne du cadastre minier et la poursuite des réflexions pour son autonomisation. A ces résultats, s’ajoutent, entre autres, l’organisation du cadre de concertation avec les sociétés de mines et de carrières à travers la conférence annuelle des mines, l’organisation des journées de promotion minière telles que la Semaine des activités minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO), le forum de l’artisanat minier ainsi que le déploiement progressif de l’Agence nationale d’encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS) sur le terrain. Par ailleurs, le ministre Oumarou Idani a souligné que cette 2e session se tient dans un contexte difficile marqué par des attaques terroristes plus particulièrement dans les régions de l’Est et du Sahel ainsi que par l’élaboration des politiques sectorielles et la mise en œuvre du budget programme. Et de préciser que le ministère a adopté en avril 2018, la stratégie des mines et carrières en cohérence avec la politique sectorielle « Transformation industrielle et artisanale ». Cette stratégie, a souligné le ministre, a pour objectif de développer un secteur minier compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents à travers quatre programmes budgétaires. Il s’agit du Programme industries minières, du Programme artisanat minier, du Programme carrières, et du Programme pilotage et soutien.

Boubié Gérard BAYALA

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