Ecovillages : Une solution pour préserver l’environnement

Dans le but de protéger l’environnement en intégrant du même coup des choix écologique, économique et social, le Burkina Faso à l’instar des autres pays, a institué la création de 2 000 écovillages. Pour ce faire, des actions sont envisagées dans les villages sélectionnés. 

L’environnement se dégrade au fil du temps à cause des actions destructrices telles la pollution et la coupe abusive du bois causées par l’homme. Pour pallier cette détérioration rapide, les écovillages ont été  créés au Burkina Faso, en vue de protéger le milieu de vie et booster le développement. Selon la directrice de la promotion des actions en matière de résilience climatique, Colette Kaboré/Zabsonré,  l’écovillage est un modèle de développement durable et de démocratie à la base. « Au Burkina Faso,  c’est un village qui construit son développement sur ses propres valeurs intrinsèques de développement durable avec une intégration de technologies modernes », explique-t-elle. De son avis, il regroupe l’écologie, l’économie et le social, le tout susceptible d’être repris en partie ou en totalité et adapté dans la société par des individus ou la collectivité.  De l’avis de Mme Kaboré, le projet écovillages émane du programme présidentiel. « Il est prévu la création de 2000 écovillages d’ici à 2020. Cette initiative a été consignée dans le Programme national de développement économique et social comme un projet structurant et prioritaire. Nous avons procédé à une phase- pilote avec 13 villages », précise la directrice. Pour elle, le projet s’articule autour de cinq axes principaux. Il s’agit notamment de la préservation des ressources naturelles et des énergies renouvelables, la gouvernance locale, la sécurité alimentaire et l’entrepreneuriat local.  A l’entendre, l’initiative permet de préserver l’environnement avec la promotion des bonnes pratiques inculquées aux producteurs pour une gestion rationnelle des ressources naturelles. Elle préconise les emplois « verts » qui ont un impact positif sur l’environnement. Le chef de service écovillages, Eric R. Christophe Bayala, fait savoir que plusieurs opérations accompagnent ces villages. D’abord, l’on note des actions liées à l’adaptation comme les technologies avancées à travers les cordons pierreux, l’embuche qui réduisent les dégradations faites sur les ressources naturelles et les préservent au mieux. En sus, figure le renforcement des capacités pour produire de façon durable. Il ajoute que les travaux liés à l’atténuation concernent l’aménagement des forêts, le reboisement et la gestion durable des terres pour une végétation suffisante afin de capter le carbone.

Une satisfaction des populations

La directrice chargée des écovillages, Colette Kaboré/ Zabsonré : «Les écovillages sont des moteurs de développement ».

« Cela va réduire les effets néfastes du changement  climatique », argue-t-il avec un grain d’espoir. M. Bayala indique que les populations sont satisfaites du projet, car ils ont compris son bien-fondé, dans l’amélioration de leur condition de vie. « Des minicentrales solaires sont implantées dans certains villages et aident les populations à réaliser des activités connexes », déclare le chef de service. C’est le cas de Betta, précise-t-il, un village situé dans la commune de Ziniaré.  Eric Bayala souligne, qu’à la faveur du projet, la piste de 25 kilomètres de cette localité a été aménagée au grand bonheur des riverains. Selon lui, grâce aux écovillages, il y a un changement de comportement des occupants qui utilisent les ressources de façon rationnelle. « Avec cette initiative, l’environnement est préservé, les conditions socioéconomiques sont améliorées et les populations vivent dans un quotidien meilleur », soutient M. Bayala. Il fait remarquer que la promotion du biodigesteur  comme une source d’énergie alternative permettra à la population d’avoir de l’énergie pour la cuisson. « Cela va freiner la coupe abusive du bois et les habitants peuvent utiliser l’effluent pour l’amendement des superficies agricoles au détriment des pesticides et engrais chimiques », assure-t-il. Par ailleurs, il rappelle que les contraintes  liées à la création des écovillages sont d’ordre financier. C’est pourquoi, il sollicite l’accompagnement de tous pour cette résolution nationale. Dans la même veine, la directrice Kaboré invite le gouvernement à faciliter les financements, car, le projet est ambitieux et le ministère en charge de l’environnement seul ne peut transformer une localité en écovillage.

Mariam SOMDA

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