Le Burkina Faso, à travers le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, a signé un accord de financement avec la Banque mondiale, le lundi 3 décembre 2018 à Ouagadougou. D’un montant de 57,85 milliards F CFA, cette enveloppe va aider à financer le Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes.

La Banque mondiale est solidaire du Burkina Faso qui fait face à une recrudescence de l’insécurité dans les régions du Nord, du Sahel et de l’Est. En effet, l’institution de Breton Wood a fait don au pays des Hommes intègres d’une enveloppe financière de 57,85 milliards F CFA pour le financement du Projet d’urgence pour le financement des dépenses récurrentes (PUFDR).

La signature de l’accord par la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine Coulibaly et le représentant-résident de la Banque mondiale, Cheick F. Kanté, a eu lieu le lundi 3 décembre 2018 à Ouagadougou. Selon M. Kanté, la situation d’insécurité impacte négativement sur le budget de l’Etat, surtout sur la capacité des pouvoirs publics à faire face aux dépenses prioritaires des populations. « Les populations les plus vulnérables sont celles qui sont les plus touchées et notamment dans la prise en charge des dépenses soutenant les secteurs du développement humain que sont la santé et l’éducation.

A la suite de la crise qui prévaut depuis un certain temps, plusieurs écoles ont fermé et l’accès aux soins devient une nécessité vitale pour des populations de plus en plus isolées et précarisées », a fait remarquer le représentant-résident de la Banque mondiale. A cet effet, a-t-il confié, ce don vise à assurer d’une part, la scolarisation continue des élèves déplacés dans les régions impactées et d’autre part, d’appuyer la gratuité des soins pour les populations les plus vulnérables dans ces mêmes régions. « Le projet financera la reconstitution du stock de sécurité alimentaire de la Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) », a ajouté Cheick F. Kanté. Hadizatou Rosine Coulibaly a salué le geste de la Banque mondiale qui dénote de l’importance qu’elle accorde au Burkina Faso en général et de la confiance dont jouit le gouvernement et le peuple burkinabè en particulier. Car, depuis le début de l’année a-t-elle rappelé, des accords d’un total de 400 milliards F CFA ont été signés par les deux parties. La ministre des Finances a rassuré que les ressources seront utilisées pour les raisons qui ont suscité leur mobilisation.

Le PUFDR, d’une enveloppe totale d’environ 50 milliards de francs CFA, a été conçu pour répondre de manière holistique aux défis auxquels les régions touchées par l’insécurité font face afin de renforcer leur résilience. Il a été préparé en utilisant une procédure exceptionnelle de la banque qui permet une intervention et un financement rapides.

Joseph HARO

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