La direction de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance a organisé, une campagne de communication sur le sens du service public au profit des stagiaires de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM), le mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou.

Au Burkina Faso, le paysage administratif est marqué par un rejet de la conscience professionnelle, le déni de la déontologie professionnelle et le mépris de l’éthique, conduisant à toutes les formes de dysfonctionnement et de mauvaise gouvernance des structures publiques. C’est le constat fait par le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale qui, pour changer la donne, a décidé d’ « attaquer le mal à la racine ».

C’est dans ce sens qu’il a décidé d’organiser des campagnes de communication sur le sens du service public dans les écoles et centres de formation professionnelle. Et c’est l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) qui a été choisie pour abriter la première session de formation le mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou. Au cours de cette formation, d’une journée, les participants ont eu des éclaircissements sur les notions en lien avec le sens du service public. De façon spécifique, il s’est agi, à travers les différentes communications, d’expliquer aux futurs énarques les obligations auxquelles ils seront tenus une fois enrôlés dans les rangs de l’administration.

Au-delà des obligations, les communicateurs ont également dévoilé aux stagiaires, les droits et libertés dont bénéficie l’agent de la fonction publique. Enfin, cette rencontre a été également le lieu pour les communicateurs de discuter avec les futurs fonctionnaires des différentes sanctions disciplinaires qu’ils peuvent encourir en cas de faute et les différents recours disponibles contre les sanctions disciplinaires. Toute chose qui devrait, foi du secrétaire permanent de la modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance, Jacques Sosthène Dingara, de préparer les participants à être de bons agents de l’administration dans le futur. C’est du moins là le souhait des premiers responsables de la Fonction publique qui ont décidé de miser sur la formation des ressources humaines afin de construire une fonction publique de qualité.

Dans cet élan, ils sont soutenus par le directeur général de l’ENAM, Awalou Ouédraogo, qui a promis, à son niveau, d’accompagner toutes les initiatives entrant dans le cadre de la formation de ses stagiaires. Il a d’ailleurs salué l’initiative de la présente formation qui, selon ses dires, va apporter un plus à la construction d’une fonction publique de qualité au Burkina Faso. Après l’ENAM, c’est l’Ecole nationale de régies financières (ENAREF) qui va accueillir les formateurs.

Nadège YAMEOGO

 

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