Bissa Gold : 112 agents, licenciés, broient du noir

Bissa Gold : 112 agents, licenciés, broient du noir
Des employés de Bissa Gold, licenciés en octobre 2015, broient du noir, a appris Kantigui. Pour cause, ils peinent à rentrer dans leurs droits, malgré une décision de justice favorable prononcée le 28 août 2018. Au nombre de 112, a-t-on expliqué à Kantigui, les plaignants font partie d’un groupe de 700 agents, qui étaient allés en grève, le 8 octobre 2015 « suite à un préavis déposé comme la loi l’a indiqué ». La source de Kantigui a précisé, qu’après leur licenciement, ils ont engagé une bataille judiciaire contre la société minière. En octobre 2016, ils ont obtenu le paiement des jours fériés, l’un de leurs points de revendications. Le 28 août 2018, la justice a tranché en leur faveur et ordonné « une exécution provisoire sur les heures supplémentaires qui n’étaient pas payées, un point de leurs revendications qui exige le versement de la somme d’un million de francs CFA à tous ceux qui ont plus d’un million, et la totalité de la somme à ceux qui ont moins du million ».

Dans un délibéré en date du 28 octobre 2018, la justice aurait mandaté un huissier, pour appliquer la décision d’exécution provisoire, « parce que les employés attendaient ces sommes pour faire face à la scolarité de leurs enfants ». Malgré tout, a-t-on dit à Kantigui, Bissa Gold aurait estimé qu’elle ne peut pas payer le cumul des sommes, avec un appel sur le jugement rendu par le tribunal du travail. La Cour d’appel de Ouagadougou a donc suspendu l’exécution provisoire de la décision, pour dit-elle, juger le dossier au fond. Le hic, s’est plaint la source de Kantigui, est que ledit dossier, toujours au tribunal du travail, risquerait de ne pas parvenir à la Cour d’appel cette année. En effet, a-t-on rapporté à Kantigui, le tribunal du travail ne disposerait plus d’agent de liaison pour amener le dossier à la Cour d’appel. Kantigui invite donc les autorités en charge de la question à donner un coup d’accélérateur au dossier, parce que l’avenir de plusieurs dizaines d’enfants en dépend.

Le chemin de croix d’un assuré
Dans ses balades, à la recherche de l’information, Kantigui est tombé sur la situation peu enviable d’un citoyen, victime d’un accident de la circulation, le 17 septembre 2018. Ce qui a surtout retenu l’attention de Kantigui est que ce dernier a malheureusement perdu trois dents dans l’accident. Après les constatations d’usage de la police, a-t-on rapporté à Kantigui, un Procès-verbal (PV) aurait été rédigé et dans ce document, l’accidenté aurait été reconnu comme la victime et la personne impliquée comme fautive. L’intéressé ayant choisi de le dédommager, la police aurait remis le PV à la victime, pour qu’elle le dépose chez l’assureur. « Mais depuis presque trois mois, rien. L’assurance refuse de payer en intégralité le montant des soins dentaires, qui s’élèvent à 900 000 F CFA. La raison de ce refus est qu’il aurait perdu trois dents dans l’accident et non six comme l’atteste le dentiste », a relaté la source. Kantigui espère qu’une solution sera trouvée à ce problème.

Un parking « sauvage » au grand marché de Ouagadougou
Kantigui, qui a des yeux partout, s’inquiète des conséquences du parking « sauvage » situé juste en face de Central hôtel à proximité du grand marché de Ouagadougou. Surtout qu’à l’approche des fêtes de fin d’année, nombre de citoyens font leurs emplettes à « Rood Woko ». Pour faire face à l’affluence de la clientèle, a noté Kantigui, les gérants de parking ont tendance à étendre les limites de leurs espaces, de manière à empiéter sérieusement sur la voie publique, déjà encombrée par les marchands ambulants, les taximen et autres étals. Soucieux de la fluidité de la circulation, Kantigui souhaite que les éléments de la Police municipale, régulièrement déployés en ces lieux, y mettent de l’ordre.

MINUSMA : le contingent burkinabè, médaillé des Nations unies
Kantigui a été agréablement surpris en apprenant que le jeudi 6 décembre 2018, les militaires du contingent burkinabè au Mali (BFABATT 1-6) ont reçu la prestigieuse médaille des Nations unies, pour les efforts consentis pour la consolidation de la paix dans ce pays.

Cette décoration, a-t-on dit à Kantigui, est décernée aux Casques bleus qui participent aux missions de maintien de la paix à travers le monde. La cérémonie de remise de la médaille, présidée par le commandant du secteur Ouest de la Force de la MINUSMA, le général de brigade Stefan Andersson, s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, ainsi que des autorités militaires et civiles de la MINUSMA et de la région de Tombouctou. Kantigui s’est réjoui du fait que dans son allocution, le général Andersson ait salué le professionnalisme et l’engagement des soldats burkinabè. Il a profité de l’occasion pour saluer personnellement quatre soldats du bataillon, qui se sont particulièrement distingués par leurs actes de bravoure, lors des attaques du 14 avril 2018 contre le super camp de Tombouctou, et du 27 octobre 2018 contre le camp de la MINUSMA à Ber.

Kantigui rappelle que le contingent burkinabè a été déployé à Tombouctou le 25 janvier 2018. Il compte 850 soldats répartis sur les sites de Tombouctou et Ber. La médaille des Nations unies est décernée aux personnes ayant servi sur une période d’au moins 90 jours dans la mission.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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