4e édition du festival Ciné droit libre :la justice à la barre

Pour le parrain de la 14e édition, Claudy Siar, Ciné droit libre est un canal qui contribue à la liberté d’expression.

L’association Semfilms a ouvert officiellement la 14e édition du festival intitulé Ciné droit libre, le samedi 8 décembre 2018 à Ouagadougou. Prévue du 8 au 15 décembre, cette édition est placée sous le thème: « Justice lève-toi ».

Cette année, le festival de films sur les droits humains et la liberté dénommé Ciné droit libre est célébré sous le thème: « Justice lève-toi ». En effet, le samedi 8 décembre 2018 à Ouagadougou l’association semfilms a lancé officiellement la 14e édition dudit festival. Le choix de ce thème, selon le coordonnateur du festival, Abdoulaye Diallo, n’est pas anodin. Car, a-t-il expliqué, l’époque du « si tu fais, on te fait et il n’y a rien », comme le disait feu journaliste Norbert Zongo est révolue. Pour le coordonnateur, depuis l’insurrection populaire d’octobre 2014 un nouveau vent souffl sur le pays des Hommes intègres .

Pour ce faire, de nombreuses institutions ont connu de réelles avancées, mais malheureusement l’institution judiciaire peine à faire son insurrection pour être en phase avec les aspirations profondes du peuple, a-t-il poursuivi. Il a ajouté que le choix de ce thème se justifie par fait que l’année 2018 est chargée sur le plan judiciaire avec des dossiers emblématiques, comme celui du putsch manqué de septembre 2015 dont le procès est en cours. A l’entendre, durant cette 14e édition de nombreux thèmes feront l’objet de débats.

Tous les procès-verbaux seront lus au village du festival par des artistes de renom comme Youssoupha de la France, Adama Dahico et Hamed Faras de la Côte d’Ivoire. En plus de cela, il a souligné que des dialogues démocratiques sur le Sahel et la justice seront animés et une trentaine de films savamment sélectionnés feront l’objet d’une projection. Par ailleurs, comme chaque année, a-t-il signifié, Ciné droit libre essaye d’apporter des innovations pour le plaisir de ses festivaliers et pour maintenir le flambeau des droits humains et la liberté d’expression.

Cette année, le festival prévoit une stimulation du procès de la justice burkinabè qui portera sur la lenteur du traitement du dossier Norbert Zongo, une reprise de la chanson de l’artiste musicien Black So Man intitulé « je vais au procès », a conclu Abdoulaye Diallo. Pour le parrain de la 14e édition, Claudy Siar, le festival Ciné droit libre est une institution qui a mené une lutte pour la liberté d’expression, la dignité humaine et l’estime de soi ; c’est pour cette raison qu’il a accepté parrainer cette édition. Selon lui, ce festival est l’un des canaux importants pour promouvoir les droits humains et « convoquer la justice à la barre à cette édition en lui posant des questions extraordinaires ».

Valentin KABORE
(Stagiaire)

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