Amélioration de la gouvernance 2019: année d’engagement anti-corruption

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC), a tenu une conférence de presse à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, le dimanche 9 décembre 2018, à Ouagadougou.

La commémoration de la journée internationale de lutte contre la corruption en 2018 coïncide avec le 15e anniversaire de l’adoption de la convention des Nations unies contre la corruption. Les acteurs de la lutte ont animé un point de presse dimanche 9 décembre 2018. A l’entame de ses propos, le principal conférencier, Ibrahima Djibo, président de l’Observatoire de la justice et de la démocratie (OJD), a déclaré que cette journée est placée sous le thème : «Appropriation et mise en œuvre de la loi portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso».

Les conférenciers ont invité les citoyens à plus d’engagement contre la corruption.

Pour lui, la commémoration a lieu dans un contexte national fortement caractérisé par un développement de la corruption, des pratiques de mal gouvernance et par une effervescence sociale sur fond de revendications de justice sociale et d’équité. «La corruption qui semblait avoir été légèrement infléchie au lendemain de l’insurrection populaire, a repris son envol en 2017 comme l’illustrent les rapports de l’ASCE-LC et du Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC)», a-t-il expliqué. Le président de l’OJD a précisé que cette recrudescence du phénomène est doublée d’une impunité toujours perceptible des crimes économiques sur le plan judiciaire, disciplinaire et administratif, en témoignent l’affaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et d’autres dossiers qui restent toujours sans perspectives.

«Ce contexte de corruption et de mauvaises pratiques ambiantes, doublé du climat d’impunité s’explique par le faible niveau de la loi anti-corruption et le déficit des moyens d’actions au profit des acteurs», a-t-il poursuivi. M. Djibo a, de ce fait, appelé l’exécutif à impulser une dynamique anti-corruption vigoureuse.

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de refus de la corruption, des activités de sensibilisation aux méfaits de la corruption, des actions de concertations et de réflexions ont été menées par les acteurs de l’application de la loi anti-corruption avec pour finalité de déceler les goulots d’étranglement et envisager des perspectives pour plus d’efficacité. «Ils sont parvenus à la conclusion qu’un plus grand succès sur le front de la corruption passe par une ferme volonté et un engagement soutenu des gouvernants à agir de manière implacable, par un renforcement de l’engagement de tous les acteurs et la mobilisation des citoyens dans cette lutte», a soutenu Ibrahima Djibo. C’est dans ce sens que les conférenciers ont lancé un appel aux gouvernants, au système judiciaire, aux OSC, et aux citoyens pour faire de l’année 2019 une année d’engagement anti-corruption.

Christelle GOMBRE
(Stagiaire)

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