Bonne gouvernance en Afrique: le Burkina Faso classé 6e sur 38 pays

La ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly (milieu) a suivi avec intérêt la présentation.

La Banque mondiale a rendu publics le vendredi 7 décembre 2018, les résultats de l’évaluation des politiques et institutions nationales ou Policy and institutional assement CPIA 2017 du Burkina Faso. Le pays des Hommes intègres est classé 6e sur 38 pays en Afrique avec la note de 3.6.

Chaque année, les pays éligibles à l’Association internationale de développement (IDA) sont notés sur les progrès réalisés dans le renforcement de la qualité des politiques et institutions publiques. En Afrique, ils sont 38 pays qui subissent cet exercice. Selon le présentateur, Abdoul Ganiou Mijiyawa, pour l’évaluation 2017, le Burkina Faso a obtenu la note de 3.6, identique à celle de 2016. «Ce résultat est le fruit d’un travail acharné», s’est réjoui la ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly. En effet, les pays sont notés sur une échelle de 1 à 6 pour 16 indicateurs de développement regroupés dans quatre catégories.

Après la présentation, les participants ont procédé à la mise à jour des données pour le CPIA 2018.

Il s’agit de la gestion économique, des politiques structurelles, d’insertion sociale et d’équité et la gestion des institutions du secteur public. Ainsi, les notes respectivement conformes aux composantes citées, sont de 3.7, 3.5, 3.7 et 3.4. Ce qui donne un total de 3.6. Pour le présentateur, malgré une performance moins satisfaisante car la note comparée à son niveau en début de décennie 2008, a diminué de 0.1, le Burkina Faso demeure l’un des meilleurs performateurs en Afrique sub-saharienne. En effet, sa note est supérieure à la moyenne du continent qui est de 3.1. Cependant, elle est inférieure à celle du Rwanda (4.0) et du Sénégal (3.8), qui sont des modèles de l’avis de M. Mijiyawa. Pour donc y arriver, «le pays des Hommes intègres devrait corriger certaines faiblesses énumérés.

Il s’agit, entre autres, de la faiblesse de la surveillance budgétaire exercé par le Parlement et les autres corps de contrôle, de la dette publique croissante et des indicateurs défavorables pour les femmes en matière de participation au marché de l’emploi, au titre du foncier», a-t-il souligné. A l’écouter, ces notes du CPIA servent à déterminer l’allocation des financements concessionnels octroyés par la Banque mondiale. Plus le score est élevé, plus les financements sont importants. Dans l’ensemble, 20 pays de l’Afrique sub-saharienne qui empruntent auprès de l’IDA, ont affiché des performances relativement faibles avec des notes inférieures ou égales à 3.2.

Fleur BIRBA
fleurbirba@gmail.com

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