Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré (droite) a félicité son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, pour sa distinction honorifique.

L’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) a célébré son jubilé d’or, le vendredi 14 décembre 2018 à Ouagadougou, sous le patronage du Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le parrainage de son homologue tchadien, Idriss Déby Itno.

1968-2018. L’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) a 50 ans. Des années au cours desquelles, l’institut est au service de l’Afrique en matière de formation d’ingénieurs, à travers divers domaines de développement. Pour marquer d’une pierre blanche ce parcours, l’école de formation des ingénieurs a organisé une cérémonie de célébration de jubilé d’or, le vendredi 14 décembre 2018 à Ouagadougou, sous le patronage du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Celui-ci avait à ses côtés, son homologue tchadien, Idriss Déby Itno, comme parrain. Pour le Directeur général (DG) de 2iE, Mady Koanda, ce cinquantenaire constitue l’âge de ‘’sagesse’’ et de résilience de l’institut. Au cours de ces 50 ans, a-t-il indiqué, 2iE a formé 8100 ingénieurs et techniciens supérieurs. De 1977 à nos jours, a-t-il précisé, l’institut d’ingénierie a formé 442 diplômés tchadiens.

En dépit des résultats satisfaisants, a reconnu M. Koanda, 2iE doit relever un grand défi, celui des finances. « Cette journée est l’occasion pour nous de faire un plaidoyer auprès des Etats et partenaires pour qu’ils soutiennent l’institut afin qu’il continue de jouer son rôle d’outils de développement et d’intégration africaine », a plaidé M. Koanda.

Une photo de famille pour matérialiser le souvenir du cinquantenaire de 2iE.

Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Niouga Ambroise Ouédraogo a rappelé qu’au départ, 14 pays de l’Afrique de l’Ouest et centrale avaient décidé de créer l’Ecole inter-Etats d’ingénieurs et de l’équipement rural (EIER) et deux ans plus tard soit 1970, ils ont créé l’Ecole de techniciens supérieurs de l’hydraulique et de l’équipement rural (ETSHER). En 2002 ces deux écoles ont fusionné en Groupe EIER-ETSHER qui devient par la suite 2iE en 2006, a-t-il fait savoir.

«Depuis quelques années, l’institut connaît une crise de gouvernance. Mais avec la volonté des autorités, dont le chef de l’Etat burkinabè qui s’est investi pleinement dans la résolution de ladite crise, 2iE a pu reprendre sa marche vers un avenir meilleur», a souligné le ministre Ambroise Ouédraogo. Au cours de la cérémonie, le président de la République du Tchad, Idriss Deby Itno ,a été élevé au grade de Dr honoris causa de l’école doctorale internationale et interuniversitaire de l’eau et de l’environnement (2iE).

Le président tchadien a dédié la distinction au peuple tchadien et à la jeunesse africaine en général. Il s’est dit être honoré de parrainer cette manifestation de cinquantenaire. Idriss Déby Itno s’est engagé à renforcer davantage cette relation fructueuse et à soutenir l’institut dans sa mission noble de formation des compétences pour le continent africain. Il a invité les étudiants de l’institut à redoubler d’efforts dans le sens de son renouveau pour plus de performance et d’excellence au bénéfice de l’Afrique. La cérémonie a pris fin par l’inauguration du monument du cinquantenaire de 2iE et le baptême du complexe scolaire scientifique ‘’Idriss Déby Itno’’.

Kowoma Marc DOH

kowomadoh@gmail.com


Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, à l’issue de la cérémonie

« En ce qui concerne 2iE, l’on sait qu’il traverse des difficultés. Mais, cet âge de maturité qu’il a atteint est un moment de faire une vision rétrospective pour voir comment nous pouvons nous réorganiser pour envisager l’avenir. Plus de 8000 personnes formées pendant 50 ans, c’est donc un potentiel.

L’on met toujours l’accent sur le développement du capital humain comme étant un facteur important de développement de nos Etats. Donc, les secteurs dans lesquels 2iE fonctionne, portent sur les questions d’eau, de l’électricité, de l’environnement qui sont des préoccupations primordiales pour nos différents pays.

De ce point de vue, je voudrais dire qu’obligatoirement les pays africains qui sont concernés par l’institution et qui ne payent pas leurs cotisations doivent se ressaisir pour que nous puissions avancer ensemble. Le travail sera fait dans ce sens et nous pourrons sortir progressivement de cette zone de turbulence  afin de faire de 2iE, un pôle d’excellence et de formation pour nos différents pays».

K.M.D.

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