Les travaux en plénière ont permis d’examiner des projets communs prioritaires.

Les travaux de la 12e session ordinaire de la Commission permanente mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Ghana ont été sanctionnés, dans la soirée du vendredi 14 décembre 2018 à Accra, par la signature des projets de coopération, de mémorandum d’entente et d’accords. Sur 18 projets présentés, six ont été finalisés dont quatre signés par les deux parties pour renforcer l’axe Ouagadougou-Accra.

La 12e session ordinaire de la Commission permanente mixte de coopération entre le Burkina Faso et le Ghana a tenu ses promesses, selon les acteurs. La moisson est bonne, ont-ils indiqué, lors de la clôture des travaux de la 12e rencontre ordinaire de la commission, le vendredi 14 décembre 2018 à Accra au Ghana.

En effet, à cette session, plusieurs accords de coopération ont été finalisés dont quatre signés par les autorités des deux pays. Il s’agit notamment de l’accord de coopération entre le Burkina Faso et le Ghana, relatif à la mise en œuvre d’une interconnexion ferroviaire. A cela, s’ajoute le paraphe de trois mémorandums d’entente dans les domaines de la sécurité, des sports et loisirs et dans le secteur de l’éducation.

Pour le chef de la délégation burkinabè, Daouda Diallo, le travail des experts a été bien mené. Et une dizaine de projets étaient ficelés pour la 12e session dont les travaux étaient axés sur les relations diplomatiques, la sécurité, la politique, les questions juridiques, le transport, le commerce l’énergie, l’agriculture, le développement ferroviaire, l’éducation etc.

La mise en œuvre de l’interconnexion ferroviaire est l’une des priorités pour
le Ghana et le Burkina Faso.

Toutefois, il a reconnu que dans les parapheurs, certains projets ou protocoles d’accord n’étaient pas suffisamment étoffés pour faire l’objet d’une signature. Tout compte fait, indique M. Diallo, la partie burkinabè est satisfaite, car ce qui prime, c’est le renforcement de la collaboration entre les deux Etats. Dans le même ordre d’idées, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha Barry, a précisé qu’en matière de diplomatie, « un accord signé est une victoire diplomatique ».

Pour lui, les deux pays entretenaient déjà des projets, notamment dans les secteurs de l’énergie avec l’interconnexion, la libre circulation des personnes et des biens, etc. A l’entendre, la session est donc un cadre pour formaliser et encadrer ces projets via des textes règlementaires. Et en la matière, le ministre Barry s’est particulièrement réjoui de la signature du projet d’accord relatif à l’ouverture d’une ligne ferroviaire reliant Ouagadougou à Accra.

Un projet qui, de son point de vue, doit connaître une mise en œuvre « rapide » avec probablement un début des études techniques et de faisabilité en 2019. De son côté, le ministre ghanéen en charge du suivi-évaluation, Anthoni Akoto Osei, a exprimé toute l’attention que son pays accorde à la construction du chemin de fer reliant Accra à Ouagadougou. Il dit espérer que les projets qui n’ont pu être signés, connaîtront une issue heureuse par voie diplomatique, afin de soulager les besoins des populations des deux pays.

Wanlé Gérard COULIBALY De retour d’Accra

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