La ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Rosine Coulibaly : «Ce compact témoigne de la détermination de l’Union européenne à jeter les bases solides de ses principales interventions».

Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a tenu, le mercredi 19 décembre 2018 à Ouagadougou, une rencontre avec une délégation de l’Union européenne sur le processus d’élaboration d’un projet dénommé «Compact pour la croissance et l’emploi au Burkina Faso».

L’Union européenne (UE) veut réorienter une partie de ses actions de coopération pour promouvoir davantage le développement au Burkina Faso. A cet effet, elle a conçu un projet dénommé «Compact pour la croissance et l’emploi au Burkina Faso». Afin de permettre une meilleure appropriation des acteurs concernés, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a tenu, le mercredi 19 décembre 2018, dans la capitale burkinabè, une rencontre sur le processus d’élaboration dudit compact.

La réunion a connu la participation d’une délégation de l’UE, des membres du gouvernement et des techniciens burkinabè chargés d’examiner le projet. Selon le chef de délégation de l’Union européenne au Burkina Faso, Jean Lamy, cette première rencontre vise à partager la version provisoire du projet avec la partie gouvernementale. De son avis, le document contient une première analyse des enjeux de l’emploi et de la croissance au pays des Hommes intègres. Il met en relief, à l’écouter, les filières de transformation porteuses de plus-value et de croissance.

Pour le Chef de délégation de l’UE au Burkina Faso, Jean Lamy, le projet prend en compte la création d’emplois pour les femmes
et les jeunes.

M. Lamy a aussi indiqué que le compact est un outil de travail fondé sur trois principes. Le projet prend en compte les objectifs stratégiques du pays en termes de création d’emplois et de croissance inclusive en particulier pour les femmes et les jeunes, conformément au Plan national de développement économique et social (PNDES). Il consacre aussi les engagements entre les deux continents (Europe et Afrique) lors du sommet d’Abidjan UE-UA en novembre 2017 et les propositions de la Commission européenne pour l’investissement de la croissance et de l’emploi en Afrique, a-t-il relevé.

La ministre en charge du développement, Rosine Coulibaly, s’est réjouie du fait que le compact s’appuie sur le PNDES et implique la partie gouvernementale dès le début de son processus d’élaboration. «La gestion de la coopération est un art à la réussite dont le dialogue et la concertation constituent des éléments sine qua non», a-t-elle déclaré. La ministre a, en outre, exprimé la gratitude du gouvernement à l’Union européenne et ses Etats-membres. «Nous mesurons à sa juste valeur les efforts faits jusque-là car l’institution est présente dans divers secteurs de développement au nombre desquels il y a la gouvernance, la santé, la sécurité alimentaire, les infrastructures, l’eau et l’assainissement», a-t-elle avoué.

Abdoulaye BALBONE

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