Il est parvenu à Kantigui, qu’une jeune institution financière, basée à Ouagadougou, qui a lancé  ses activités en janvier 2015 traverse actuellement des difficultés. En effet, selon la source de Kantigui, le premier responsable de cette jeune banque aurait des comportements aux allures de tyran. Il s’adonnerait, entre autres, à des affectations-sanctions et à des licenciements jugés abusifs.  Sans oublier, le fait qu’il aurait interdit  les assemblées générales  du personnel.  La source de Kantigui affirme que l’atmosphère est tellement délétère au sein de l’institution, filiale d’une banque malienne, que certains employés ont  volontairement démissionné. Ceux qui y «bossent » encore, a-t-on soufflé à Kantigui, se posent des questions quant à leur avenir.   Certains parmi ces agents déboussolés se confieraient même à des clients par rapport à la situation qu’ils vivent.  Aussi, Kantigui a ouïe dire qu’il existerait bon nombre de dossiers concernant l’institution à l’inspection et au tribunal du travail en attente de jugement.

 

Le  bonus  de la discorde

Kantigui, qui a ses tentacules dans les institutions bancaires, a eu vent d’une affaire ahurissante. En effet,  il s’agit d’une répartition de bonus dans une banque de la place, qui a conduit à des licenciements.  De ce qui est revenu à Kantigui, les cadres  gagnent plus que les autres employés. Selon les informations dignes de foi, en 2017, plus d’un demi-milliard de francs CFA a été alloué pour le partage. Mais le hic, selon les  sources de Kantigui, il y a eu des grincements de dents, à cause de clé de répartition jugé inéquitable.  La raison est qu’un document interne faisant pourtant état d’un partage en fonction des catégories aurait fuité, pour se retrouver dans les mails professionnels et les adresses « Whatsapp » de plusieurs travailleurs de la banque en question.  Ce qui aurait étonné et provoqué un mécontentement chez une bonne partie du personnel, a appris Kantigui. Selon les mêmes informateurs, la direction de la banque n’aurait pas digéré le fait que le document soit tombé entre les mains des agents. Pour les dirigeants de la banque, le document est censé être confidentiel, alors que pour les travailleurs, ce n’est pas le cas, puisque la clé de répartition est connue de tous. Pendant que les enquêtes se menaient, la direction de la banque aurait licencié 4 agents sans préavis pour ” faute lourde “, suspendu un autre et fait séquestrer un employé avant de le relaxer. Le bureau des délégués du personnel aurait cessé toute activité, car selon lui, « le fonctionnement du bureau a été jalonné ces derniers temps par des faits de nature à empêcher l’exercice de l’activité minimaliste et normale des représentants du personnel de la banque ». Kantigui note que l’affaire est en justice et promet y revenir avec plus de détails dans les prochaines parutions.

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