Plus de 32 % des 15 projets routiers présidentiels sont en cours de réalisation ou de démarrage.

Investi le mardi 29 décembre 2015, le président Roch Marc Christian Kaboré boucle ses trois années à la tête du Burkina Faso. A deux ans de la fin de son premier mandat, le chef de l’Etat présente un bilan, somme toute positif. De nombreux défis restent cependant à relever, parmi lesquels la question sécuritaire.

Demain samedi 29 décembre 2018, cela fera exactement trois ans, jour pour jour, que le président Roch Marc Christian Kaboré est aux commandes du navire battant pavillon burkinabè. Intitulé «Bâtir avec le peuple, un Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social, de liberté et de justice», son programme a été, dès les premières heures, décliné dans le Plan national de développement économique et social (PNDES).

Adopté en 2016, ce nouveau référentiel de développement comprend trois axes prioritaires (réforme de l’Etat, capital humain, valorisation des secteurs porteurs de l’économie). En l’espace de trois années, ce projet de société s’est traduit par des résultats concrets dans divers domaines. Sur le plan économique, le «pays des Hommes intègres», malgré un contexte sécuritaire difficile et un front social en ébullition, a réussi une prouesse en obtenant un taux de croissance de 6,7% en 2017 contre 4% en 2015.

L’objectif “Zéro corvée d’eau” ambitionne de garantir l’accès à l’eau potable
à tous les Burkinabè d’ici à 2020.

Les domaines de la santé, de l’eau potable, de l’assainissement, de l’électrification, de l’éducation et des infrastructures pour ne citer que ceux-là, n’ont pas été en reste. A titre illustratif, 27 millions d’interventions, incluant 10 millions de cas de maladies chez les enfants de moins de 5 ans, et 6 millions d’opérations au profit des femmes ont été rendues possibles grâce à la politique de gratuité des soins pour la femme et l’enfant.

Sur le plan des infrastructures routières, le président Kaboré s’est donné pour objectif de réaliser, au terme de son mandat, le bitumage de 2 042 kilomètres. A ce jour, plus de 32 % des 15 projets routiers présidentiels sont en cours de réalisation ou de démarrage. En outre, sur un total de 5 000 kilomètres de voies inscrits dans le programme présidentiel, 1 240 kilomètres de pistes rurales ont été
aménagées.

Plusieurs réalisations

En ce qui concerne le volet énergie, le renforcement de l’approvisionnement énergétique est désormais une réalité, grâce aux centrales solaires photovoltaïques de Zagtouli et de Ziga. Dans la même veine, l’on note l’achèvement, côté burkinabè, des travaux d’interconnexion entre Bolgatanga (Ghana) et Ouagadougou. L’électrification de 40 localités rurales et de 385 infrastructures sociocommunautaires par systèmes solaires photovoltaïques, l’interconnexion électrique entre Ouagadougou- Ouahigouya, Kaya – Dori et Kongoussi -Djibo, l’installation de lampes LED et de lampes solaires, etc. , ont permis d’augmenter le nombre de localités électrifiées.

Celles-ci sont ainsi passées de 562 en 2015 à 1 347 en 2017. Dès les premières heures de son accession à la magistrature suprême, Roch Marc Christian Kaboré s’est également engagé, à travers l’objectif “Zéro corvée d’eau”, à garantir l’accès à l’eau potable à tous les Burkinabè d’ici à 2020. A deux années de cette échéance , des avancées significatives révèlent un taux d’accès à l’eau potable de 66,2% en milieu rural et 91,7% en milieu urbain. En 2018, 22 barrages ont été réalisés ou réhabilités, avec à la clé, la réalisation de milliers de forages et de retenues d’eau.

En 2017, le Burkina Faso disposait d’une capacité de stockage en eau de surface de 6 135,35 millions de m3. Dans le domaine de l’éducation, la cruciale question des écoles sous paillotes est aussi en voie d’être résolue avec la construction de 1 263 salles de classe sur un total de 4 353 attendues en 2020. Des chiffres encourageants quand on sait que l’achèvement scolaire, ces deux dernières années, connaît une embellie avec un taux de près de 33% contre 24% en 2016.

La lutte contre le terrorisme, l’ultime défi

Le Burkina Faso du « progrès économique » nécessite le renforcement de la lutte contre le terrorisme.

A deux années de la fin du premier mandat de Roch Marc Christian Kaboré, le “Burkina Faso de démocratie, de progrès économique et social” est résolument en marche au regard de ce qui précède. Toutefois, l’arbre des bons résultats ne doit pas cacher la forêt des défis, pour paraphraser un dicton bien connu. Il s’agit, entre autres, de la lutte contre la corruption, le renchérissement des denrées de première nécessité, la restauration de l’autorité de l’Etat, la réduction du train de vie de l’Etat et surtout l’épineuse question du terrorisme où d’énormes efforts restent à consentir en attendant la mise sur rail véritable de la force conjointe du G-5 Sahel.

En effet, depuis janvier 2015 à la date du 15 septembre 2018, selon diverses sources, le Burkina Faso a connu 80 attaques terroristes. Le “lourd” bilan humain, selon les mêmes sources, se situe entre 118 morts et 133, voire 200 (civils et forces de défense et de sécurité confondus). Au-delà de la guerre des chiffres, une certitude demeure : une réponse idoine doit être apportée à cette guerre asymétrique. Car, le développement du Burkina Faso en dépend largement. Et qui mieux que le président du Faso pour le souligner ? “Ce défi est devenu un défi fondamental de notre pays, parce que sans sécurité, il est difficile de faire le développement”, avait-il affirmé, le 24 juin dernier lors d’un entretien télévisé.

Aubin W. NANA

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