Le coordonnateur du PNGT2-3, Suleymane Nassa : «Nous sommes satisfaits par rapport à la maîtrise d’ouvrage exécutée par les collectivités»

Une mission du deuxième Programme national de gestion des terroirs, phase 3 (PNGT2-3) a séjourné, du 5 au 7 décembre 2018, dans la région du Centre-Sud. Il s’est agi de voir de près les infrastructures réalisées dans le cadre du projet et sensibiliser les bénéficiaires à une gestion efficace et durable.

Le deuxième Programme national de gestion des terroirs, phase 3 (PNGT2-3) prendra fin le 31 décembre 2018. C’est pourquoi, une équipe composée de représentants du programme, de la Banque mondiale et de structures centrales et déconcentrées de l’Etat ont sillonné, du 5 au 7 décembre 2018 la région du Centre-Sud pour regarder les infrastructures réalisées dans le cadre du projet et sensibiliser les bénéficiaires à une gestion efficace et durable.

Un barrage en finition à Sibtenga, des boutiques et une école à Tiébélé, le ranch de gibier de Nazinga, l’école de Natiédougou, la forêt communale de Pô, le bosquet de Songo 2, sont les sites qui ont accueilli les visiteurs. Selon le chargé du PNGT2-3 à la Banque mondiale, Elisée Ouédraogo, cette visite a permis de s’assurer que les activités réalisées dans le cadre du projet sont en phase avec ce qui est prévu.

Aussi, il a souligné qu’il était important de savoir que les chantiers en cours s’exécuteront dans les délais. A son avis, les investissements aideront à conserver les ressources naturelles au niveau du pays. Du même avis, le coordonnateur national du PNGT2-3, Suleymane Nassa, s’est dit satisfait de ce qu’il a vu. « Les travaux sont bien avancés et visibles. La maîtrise d’ouvrage a été pilotée par les acteurs eux-mêmes », a-t-il avancé. Chez les bénéficiaires, c’est la joie. Sortis nombreux à chaque étape, ils ont salué le PNGT2, bras financier des communes dans la réalisation des différents ouvrages.

De multiples doléances

Engagé pour les travaux du barrage de Sibtenga d’une capacité de plus de 270 mille mètres cubes d’eau, Guétawendé Kabré, un jeune déscolarisé a dit avoir résolu certains problèmes avec sa paie. «J’ai acheté des moutons et des bœufs», a-t-il révélé. A Tiébélé, une occupante de l’une des boutiques construites par la commune, a dit être en sécurité avec beaucoup plus d’espace pour entreposer ses articles. La mairie, elle aussi gagne à travers les taxes et les frais de location de ces boutiques.

Dans le ranch de Nazinga, c’est en collaboration avec l’Office national des aires protégées que le PNGT2-3, a construit un restaurant d’environ 100 millions, deux bâtiments de près de 200 millions…Des réalisations qui, selon le chef de l’unité de gestion, Dieudonné Yaméogo, ont permis de moderniser le campement et augmenter sa capacité d’accueil.
A Natiédougou, dans la commune de Guiaro, c’est une école de trois classes en matériaux définitifs qui a été érigée, avec un magasin, un bureau et un forage.

Le forage de Natiédougou avec à l’arrière- plan, le bâtiment de trois classes
et le bureau ont été réalisés avec l’appui du PNGT2-3

En 2009-2010, les enfants du village étudiaient dans des classes sous paillotte, ensuite sous un hangar recouvert de tôles. C’est donc avec beaucoup de joie qu’enseignants, parents et élèves ont reçu le joyau qui leur offre plus de sécurité. Toutefois, ils ont plaidé pour des logements pour les enseignants, un CSPS et une route. Dans ce village comme à Songo 2, la fin du projet bien qu’une réalité inquiète.

Les populations continuent de demander le soutien du Programme via les communes pour la réalisation d’autres ouvrages. Le chef de Songo 2, Kounialougou Atiga Jonas, engagé dans la préservation des ressources du bosquet de 15 ha, a sollicité un soutien pour faire face à la pression. Au niveau de la forêt communale de Pô destinée à l’éducation environnementale des élèves, les travaux, financés par le PNGT2-3 à la demande de la commune, sont en cours.

Là également, la fin du projet suscite des craintes. Conscient de cela, Elisée Ouédraogo, a rassuré que la Banque mondiale est toujours engagée à accompagner aussi bien le gouvernement que les collectivités dans leur développement. En dehors du PNGT2, il a rappelé qu’un autre programme en cours a bénéficié d’un financement additionnel de 60 millions de dollars.

Tielmè Innocent KAMBIRE

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