La 3e session du cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les Organisations de la société civile (OSC) s’est achevée, le jeudi 27 décembre 2018 à Ouagadougou, par des échanges avec le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré.

Assainir le milieu de la Justice, supprimer les directions chargées des organisations de la société civile au sein des partis et formations politiques, appliquer rigoureusement les lois et règlements régissant l’exercice d’activités commerciales aux fonctionnaires, encourager et accélérer le processus de dématérialisation du circuit de la dépense et des recettes,…Ce sont quatre des neuf recommandations formulées par les participants à la concertation.

Par la même occasion, ils ont traduit leur reconnaissance au PNUD pour sa disponibilité constante à accompagner le cadre de concertation et de dialogue entre l’Etat et les OSC. Aux ‘’vaillantes’’ Forces de défense et de sécurité (FDS), ils ont exprimé leur soutien inconditionnel et invité le gouvernement à leur apporter un appui plus conséquent.

Le président du Faso, entouré de la représentante du PNUD, Metsi Makhetha,des gouverneurs,des membres du gouvernement et des OSC.

Avec pour thème : « Partenariat Etat/OSC : quels défis pour une lutte efficace contre l’insécurité et le terrorisme », ce cadre d’échanges de deux jours s’est déroulé en séance plénière et en ateliers. Quatre sous-thèmes ont été dégagés à savoir, remous sociaux et incivisme, gouvernance économique au Burkina Faso, contribution des OSC au développement des collectivités territoriales et lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Les préoccupations des femmes, des jeunes et des personnes handicapées

Face à Roch Marc Christian Kaboré, c’est le président du Conseil national des OSC, Jonas Hien, qui a d’abord exprimé ses préoccupations. Il a cité la crise après l’adoption du nouveau Code électoral, les violences verbales quasi-quotidiennes, la crainte d’une vie chère exacerbée avec l’augmentation du prix des hydrocarbures. Aussi, M. Hien a sollicité l’aide du président du Faso face à une société civile politisée. Comme réponse, le président Roch Marc Christian Kaboré, a promis de faire ce qu’il peut. Toutefois, il croit qu’il revient plutôt aux OSC d’établir une charte claire qui définira leur fonctionnement.

Au nom des OSC, Jonas Hien a interpellé le président du Faso sur la nécessité et l’urgence de réussir la réconciliation nationale .

A la suite de Jonas Hien, les représentants des OSC des femmes, des jeunes et des personnes vivant avec un handicap se sont exprimés. Clarisse Nadembèga a rappelé les différentes tentatives échouées de la relecture de la loi sur le quota genre. Ousmane Lingani a, quant à lui, émis des inquiétudes sur la régression de l’offre d’emploi dans la fonction publique. D’autres problèmes relatifs à l’apurement du passif du foncier, au suivi et à l’accompagnement des jeunes sortants des centres de formation professionnelle ont été soulevés.

M. Lingani a suggéré la création d’un fonds financé par les sociétés minières destiné aux jeunes en fin de cycles des écoles professionnelles et des universités. Enfin, à l’instar du quota genre pour les femmes, il a plaidé pour une initiative du même type pour les jeunes au niveau des postes de responsabilité. Revenant sur le thème de l’insécurité, Ollé Christophe, représentant des personnes vivant avec un handicap, a déploré les nombreuses victimes des actes terroristes.

Il a déploré le fait que certains blessés graves viennent grossir les rangs des personnes handicapées.
Sur l’ensemble des questions, le président du Faso a apporté des réponses. Pour la diminution des postes à pourvoir à la fonction publique, il soutient que le gouvernement travaille d’abord au redéploiement de certains agents. A son avis, c’est la mauvaise gestion des ressources humaines qui amène plusieurs agents à se donner à d’autres activités.

Sur la question sécuritaire, Roch Marc Christian Kaboré voit en la mise en place du G5 Sahel, une réponse au terrorisme. Il a sollicité le soutien des Burkinabè pour une présidence réussie du Burkina Faso au G5 Sahel à partir de février 2019.

Tielmè Innocent KAMBIRE

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