Attaque à Yirgou : 16 personnes tuées dont le chef du village

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2019, 6 assaillants armés non identifiés ont attaqué le village de Yirgou, dans la commune de Barsalogho. Le bilan provisoire de la mi-journée du 3 janvier fait état de 16 morts dont le chef dudit village.

La nuit de la saint Sylvestre de l’année 2018 restera un mauvais souvenir pour les populations de la commune de Barsalogho. En effet, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2019, 6 assaillants armés non identifiés et motorisés ont attaqué le village de Yirgou, situé à 75 km du chef-lieu-lieu de ladite commune et faisant frontière avec celle de Tongomayel.

Le bilan provisoire à la mi-journée du 3 janvier fait état de 16 morts dont le chef du village, Salfo Kouka Zabré, par ailleurs conseiller municipal du parti au pouvoir, le Mouvement du peuple pour le progrès, trois de ses fils et de son frère, selon le maire de Barsalogho, Abdoulaye Pafarnam. « Nous avons enregistré aussi deux décès à Dablo, d’autres cadavres non encore constatés à Kelbo et une personne gravement blessée et transportée au CSPS de Foubé », a-t-il ajouté.

A entendre le maire, l’émotion et la colère des populations sont dues au fait que ce septuagénaire avait une réputation dans la zone. « En voulant situer les responsabilités, les populations ont trouvé qu’il y avait des complices car, selon les rescapés, ces assaillants parlaient la langue peulh. Ce qui a conduit à la ‘’chausse à l’homme’’ contre les communautés peulhs », a déploré M. Pafarnam. Aux dires de Abdoulaye Pafarnam, les assaillants ont abattu 6 personnes. « Le chef du village et un de ses fils ont été d’abord tués à 1 km du village sur son lieu de fétiche.

Et, les 4 autres personnes en cours de route lorsqu’elles venaient pour porter secours  à la victime», a-t-il détaillé. Selon le bourgmestre, la situation s’est dégénérée pour toucher certains villages, notamment Bangrin, Biguélé, Toékodogo, Boudissen et Sagho.  Néanmoins, le calme est revenu avec le déploiement des Forces de défense et de sécurité (FDS). « Nous avons pu aussi joindre les responsables coutumiers et des koglwéogo afin qu’ils apaisent les cœurs », a confié le maire de Barsalogho.

Il  a indiqué que la bande nord du Sanmatenga sert de zone de repli pour les ‘’forces du mal’’. C’est pourquoi, il a exhorté le gouvernement à réviser sa liste des 7 régions concernées par l’état d’urgence. « Nous avons été surpris de l’absence du Centre-Nord dans la liste, d’autant plus que la région a enregistré deux attaques dans le Sanmatenga et trois dans le Bam », a-t-il déploré. Le maire Pafarnam a présenté ses condoléances aux familles éplorées et a invité les populations à la retenue.

Emil SEGDA
Segda9emil@gmail.com

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