Fonds nationaux : privilégier les jeunes de 15 à 30 ans

Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a reçu le vendredi 4 janvier 2019 à Ouagadougou le rapport public 2017 du Conseil économique et social (CES), et les rapports d’activités 2015, 2016 et 2017 de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).

Les conseillers du CES ont recommandé au gouvernement de renforcer les capacités des jeunes dans le domaine de l’élaboration des projets, de l’entreprenariat et de la gestion d’entreprise.

Au regard de la problématique de l’emploi qui se pose de plus en plus avec acuité, le Conseil économique et social (CES) a consacré le rapport public 2017 de l’Observatoire économique et social (OES) à l’analyse de l’impact des fonds nationaux sur la création d’emplois et la lutte contre la corruption au Burkina Faso. Le document qui a été remis au Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré le vendredi 4 janvier 2019 indique que les 86,745 milliards de F CFA de crédits octroyés entre 2012 et 2016, par les fonds nationaux ont permis la réalisation de projets et micro-projets, d’améliorer les revenus, l’épargne et les conditions d’habitats de nombreux Burkinabè et de créer et consolider 681 096 emplois. Toutefois, le Président du CES, Moïse Napon a relevé que ces fonds ne prennent pas suffisamment en compte les jeunes de 15 à 30 ans mais fait la part belle à ceux de 40 ans. « Seulement 14% des bénéficiaires ont moins de 30 ans », a-t-il regretté. Outre ce bémol, il a souligné que la majorité des femmes bénéficiaires ne trouvent pas suffisants les montants reçus pour la mise en œuvre de leurs projets. « L’étude a révélé que 83% des financements demandés et reçus ont servi à renforcer des micro-entreprises déjà existantes. Seuls 15% des bénéficiaires ont créé de nouvelles unités de productions », a-t-il déploré.

La CIL veut une loi pour protéger les personnes

Pour améliorer donc l’impact des fonds nationaux en terme de création d’emploi et de réduction de la pauvreté, le CES a préconisé de fusionner les fonds ayants les mêmes domaines d’intervention et le même public cible, de créer un guichet unique des fonds d’Etat et de financement, d’accroitre les montants de financements alloués aux projets porteurs, etc. A la suite du CES, la commission de l’Informatique et des libertés (CIL) a remis ses rapports d’activités 2015, 2016 et 2017 au Président du Faso. Les trois documents rendent compte des actions de contrôle, d’information et de sensibilisation sur la protection des données à caractère personnel menées par l’institution pendant les trois ans. Ils font état également des activités d’assistance-conseils aux entreprises, de la gestion des plaintes, la veille juridique et technologique et de coopération avec les institutions nationales et internationales.

Pour plus d’efficacité, la présidente de la CIL, Marguerite Ouédraogo/Bonanet, a soutenu que sa structure a fait plusieurs recommandations dont l’adoption d’une loi portant protection des personnes à l’égard des traitements des données. «  Avec l’évolution, il faut que nous-nous mettons à jour, que nous adaptons notre contexte à celui international », a-t-elle justifié. Par ailleurs, elle a informé que le projet de loi a été soumis aux autorités.

Eliane SOME
elianesome4@gmail.com

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