Autonomisation des femmes rurales

Le projet a pour objectif d’inculquer certaines valeurs aux femmes des 59 villages de Tanghin Dassouri.

L’association Zood Neeré a lancé, le dimanche 30 décembre 2018 à Tanghin Dassouri, un projet de microfinance communautaire, au profit des femmes des Groupements villageois d’épargne et de crédit (GVEC) de 59 villages de la commune.

Selon le recensement général de l’agriculture de 2007, au Burkina Faso, les femmes occupent plus de 60% des activités de production agricole. Elles excellent dans l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, la sylviculture, le petit commerce, la transformation de produits agrosylvopastoraux et la production maraîchère. Malgré cette forte présence, la femme demeure toujours très fragile. C’est ce qui a motivé l’association Zood Neeré à lancer, le dimanche 30 décembre 2018 à Tanghin-Dassouri, un projet de microfinance communautaire au profit de la gent féminine des Groupements villageois d’épargne et de crédit (GVEC). Selon les organisateurs, ce projet a pour objectif d’inculquer certaines valeurs aux femmes de 59 villages de la commune de Tanghin-Dassouri, notamment développer leur esprit entrepreneurial, éradiquer certaines pesanteurs socioculturelles en leur défaveur et accroître le nombre de femmes modèles entrepreneures et leur représentation dans les réseaux d’affaires.

Ainsi, les femmes de chaque village feront une cotisation annuelle qui sera rassemblée et répartie entre les différents membres. Avant ce lancement officiel, sept groupements villageois ont expérimenté une année durant, le processus. Selon les différentes intervenantes, les résultats sont probants. C’est le cas de Alizèta Ouédraogo, ressortissante du village de Ouéguelga qui a salué l’initiative. Ouéguelga a fait partie des villages pilotes. A l’écouter, ce projet a des bienfaits inestimables. Le maire de la commune de Tanghin-Dassouri, Alassane Kiemtoré, initiateur du projet, a annoncé qu’il contribuera à hauteur 3 millions F CFA.

Ainsi, chaque village recevra la somme de 50 000 F CFA. Pour lui, permettre aux femmes d’avoir des issues favorables qui puissent leur permettre de se suffire est nécessaire. «Dans ma commune, nous avons trouvé normal d’apporter notre soutien afin qu’elles puissent se suffire et s’occuper de leurs familles», a-t-il souligné. Il a également lancé un appel aux uns et aux autres pour un accompagnement sans conditions des femmes dans l’amélioration de leur condition de vie.

Yves OUEDRAOGO

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