Culture de la redevabilité: Des OSC reçoivent des financements

Le coordonnateur du PGEPC, Adama Rouamba (gauche), a invité les OSC bénéficiaires à une saine gestion des subventions et à intégrer la culture de résultats dans l’exécution des sous-projets.

Le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) a signé, avec quatre organisations de la société civile burkinabè, des conventions de financements, le jeudi 10 janvier 2019. Cet accompagnement vise à renforcer la redevabilité citoyenne au Burkina Faso.

Les Organisations de la société civile (OSC) ont un rôle à jouer dans la promotion de la redevabilité et de la participation citoyenne. Pour leur permettre de mener le combat dans ce domaine, le Projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC) a signé, avec quatre organisations, des conventions de financements à hauteur de 150 millions francs CFA pour la période 2019-2020, le jeudi 10 janvier 2019.

Le Réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME), la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), le Réseau africain jeunesse santé et développement au Burkina Faso (RAJS) et l’Association des jeunes pour la promotion des orphelins (AJPO) sont les bénéficiaires de cet appui financier. Le montant du financement moyen pour chaque structure signataire s’élève à 35 millions, a fait savoir le coordonnateur du PGEPC, Adama Rouamba.

Ces subventions entrent dans le cadre de la composante 3 du projet dénommé Fonds d’intervention rapide (FIR), dont l’objet est de soutenir les efforts de réformes du gouvernement et la participation des OCS dans la gestion des finances publiques.

Aux dires de M. Rouamba, le fonds vise à susciter chez les organisations de la société civile des projets innovants afin de renforcer la participation citoyenne et d’améliorer l’offre de service public du gouvernement dans le domaine de la santé, de l’éducation et des infrastructures. «La participation citoyenne est devenue pour les pays soucieux d’un développement participatif et inclusif un levier de bonne gouvernance », a-t-il martelé.

Et d’ajouter que la pratique de la culture de redevabilité permet le passage d’une culture de protestation à une culture de négociation et de collaboration. Faire de la redevabilité des services publics une réalité Pour les organisations bénéficiaires, cet accord de financement va augmenter leur capacité à susciter la culture de l’obligation de rendre compte au niveau des animateurs des services publics.

Les OSC signataires sont appelées à promouvoir la redevabilité et la participation citoyenne dans leurs zones d’intervention.

« Avec ce financement, nous mettrons en place 20 comités de veille citoyenne dans la région du Plateau central au niveau des services de santé de sorte que la redevabilité des agents de santé envers les consommateurs soit une réalité », a laissé entendre le président de la LCB, Dasmané Traoré. A partir de ces comités de veille, a-t-il expliqué, son organisation fera aux agents de santé le feedback de la qualité de leurs prestations. Pour lui, bien que les agents de santé se battent sur le terrain pour offrir des services de qualité, il importe que les consommateurs les interpellent souvent sur les points à améliorer.

Le président du Conseil national des organisations de la société civile du Burkina Faso (CNOSC), Jonas Hien, a indiqué que la signature de ces conventions est en phase avec les conclusions de la conférence nationale sur la redevabilité sociale, la bonne gouvernance et l’amélioration de la qualité des services publics organisée en décembre 2018 par le CNOSC.

« Il était important d’impliquer les OSC qui œuvrent dans ce sens pour qu’elles prennent le relais au niveau local afin de contribuer fortement à la redevabilité sociale et surtout amener les services publics à améliorer leurs prestations au profit des citoyens », a souligné M. Hien. Le PGEPC est entré en vigueur le 15 octobre 2016.

Placé sous la tutelle technique du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, il a pour objectifs de renforcer la mobilisation des ressources intérieures et d’améliorer l’utilisation des deniers publics pour la consolidation des mécanismes de redevabilité, des systèmes de collecte des ressources et de gestion des dépenses publiques. Le PGEPC est financé par la Banque mondiale à hauteur de 30 millions dollars américains.

Mahamadi SEBOGO

msebogo@yahoo.fr

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