Nathalie Lohouir, vendeuse d’Attiéké : « Gbagbo est l’homme de l’année ».

Des Ivoiriens vivant au Burkina Faso ont manifesté leur joie après la décision de la Cour pénale internationale d’acquitter Laurent Gbagbo. Ils se sont confiés à Sidwaya.

Nathalie Lohouir, vendeuse d’Attiéké : « Gbagbo est l’homme de l’année ».

Si certains Ivoiriens vivant à Ouagadougou n’ont pas voulu se prononcer sur la décision d’acquittement de l’ex-président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo et de son ancien ministre de la Jeunesse, Charles Blé Goudé, d’autres par contre n’ont pas hésité à manifester leur joie. Nathalie Lohouir, vendeuse d’Attiéké devant le maquis « le Forgeron » situé au rond-point de la jeunesse à Tampouy fait partie de ce groupe.

« Le Woody de Mama est de retour, c’est Dieu qui fort », a-t-elle lancé à l’annonce de la nouvelle. Il a fallu attendre quelques minutes, afin que dame Lohouir se remette de ses émotions, pour qu’elle accepte s’exprimer sur le sujet. « Quand Dieu sait que quelqu’un a raison, il fait sa palabre. C’est maintenant que nous verrons ceux qui aiment la Côte d’Ivoire et ceux qui la détestent », s’est-elle réjouie. C’est « le Mandela de Côte d’Ivoire », a-t-elle martelé, avant de ressasser le calvaire qu’elle a enduré durant la crise post-électorale de 2011.

« On nous a fait la force en nous imposant un président que nous ne voulions pas. Je me suis retrouvée à Ouagadougou avec mon bébé de six mois à cause de cette guerre », a-t-elle ruminé. Pour elle, après ces huit ans passés au Burkina Faso, la libération annoncée de Laurent Gbagbo sonne son retour en terre d’Eburnie. « Mon souhait est que Koudou reviennent en force pour gouverner la Côte d’Ivoire, afin de montrer à ceux qui n’aiment pas la Côte d’Ivoire que c’est le choix des Ivoiriens », a-t-elle souligné.

Stéphane Aka, manager au maquis « Ying Yang » : « nous étions obligés de quitter le pays ».

Tout comme madame Lohouir, Stéphane Aka, manager au maquis « Ying Yang » et ex-responsable du Front populaire ivoirien (FPI) dans un quartier de Marcory à Abidjan, a dû se réfugier au Burkina Faso. « Après l’arrestation de Laurent Gbagbo, nous avons été menacés de mort et nous étions obligés de quitter le pays », a-t-il expliqué tout égayé par la nouvelle. Même si l’ancien employé d’une entreprise est conscient que les chances de Gbagbo de reconquérir le fauteuil présidentiel sont minimes, il nourrit l’ambition de retourner au pays natal, car dit-il, la Côte d’Ivoire a encore besoin de ses fils pour son développement.

Kadi Koné, originaire d’Odienné : « nous espérons que cette libération va entrainer la paix ».

Kadi Koné partage la même opinion. Servante au maquis « Ouaga système », l’originaire d’Odienné invite ses compatriotes à œuvrer pour la paix. Pour elle, le retour de l’ex-chef de l’Etat ivoirien ne doit pas plonger le pays dans une autre crise. « Parmi tous les présidents que j’ai connus, c’est au temps de Gbagbo qu’il y avait vraiment la liberté et nous espérons que cette libération va amener la paix comme c’était le cas auparavant », a-t-elle souhaité.

Abdoulaye BALBONE

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