Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques (MAAH) a initié une rencontre des acteurs et partenaires de la filière manioc pour l’adoption d’un plan d’actions en vue de l’encadrement des interventions et l’identification des leviers. C’était le jeudi 17 janvier 2019 à Ouagadougou.

Mauvaise organisation et insuffisance des boutures, faible maîtrise des méthodes de production, difficultés d’écoulement des produits et coût élevé des équipements de transformation…sont les maux qui minent la filière manioc au Burkina Faso. Une situation qui ne permet pas l’atteinte des résultats escomptés. Pour booster ce secteur porteur, selon Brama Barro, représentant le secrétaire général du Ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques (MAAH), le département a élaboré et soumis un plan d’actions aux observations des acteurs. « C’est un document qui a pour vocation d’encadrer les différentes interventions et d’identifier les leviers à actionner pour un développement durable et équitable de la filière », dit-il. La rencontre des acteurs et partenaires de la filière manioc initiée le jeudi 17 janvier 2019 à Ouagadougou par le MAAH a donc servi de cadre pour amender ce Plan. Troisième tubercule produit au Burkina Faso après l’igname et la patate, le manioc peut aider à la réalisation de trois défis majeurs à en croire le département de l’agriculture. Il s’agit de la sécurité alimentaire, de l’amélioration des revenus des acteurs directs et la résilience aux aléas climatiques.

C’est pour cette raison que l’Etat, à travers le MAAH , octroie les boutures et les équipements pour la transformation, renforce les capacités des acteurs sur les techniques de production et de transformation, appuie l’organisation des acteurs. Des efforts ayant permis d’accroître la productivité et diversifier les produits, mais qui demeurent toutefois insuffisantes. Le manioc à en croire la direction générale des études et des statistiques sectorielles a un potentiel de rendement de 15 à 100 tonnes à l’hectare. En 2015, la filière comptait 4 883 producteurs sur une superficie de près de 2770,52 ha, 228 transformatrices dans les zones de production et 428 à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Et sur une demande de 36 688 tonnes, la production a été évaluée à près de 22 104 tonnes. C’est en cela que la présidente de l’Union nationale des transformatrices de manioc du Burkina (UNTM), Sabine Nana/Zoumbara, sollicite l’aide pour tous les maillions de la filière.

Tielmè Innocent
KAMBIRE

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