Nomination du nouveau Premier ministre : Les attentes des politiques, syndicats et OSC

Par décret présidentiel, l’ancien ministre en charge de la santé et aussi des enseignements secondaire et supérieur, Christophe Joseph Marie Dabiré a été nommé Premier ministre, hier lundi 21 janvier 2019, en remplacement de Paul Kaba Thiéba. Hommes politiques, syndicats et acteurs de la société civile apprécient la nomination de celui qui a aussi été député et commissaire de l’UEMOA.

Achille Marie Joseph Tapsoba, 1er vice-président du CDP : « Qu’il sache donner l’impulsion d’une réconciliation nationale »
« Je présente mes félicitations et beaucoup plus mes encouragements au nouveau Premier ministre, parce que ce ne sera pas une mince affaire. J’ai eu l’occasion de le connaître. J’étais secrétaire chargé de l’organisation et de l’administration du CDP dans les années 1991-1992 quand il a été nommé ministre de la Santé. C’est en ce moment qu’il a pris la carte du parti.

C’est quand il était ministre des Enseignements secondaire et supérieur, que j’ai été nommé directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU). J’ai également travaillé avec lui à l’Assemblée nationale comme député. Jusqu’à ce qu’il aille à l’UEMOA, nous avons gardé de très bons rapports. C’est avec une grande surprise que j’ai appris sa nomination. Je me réjouis qu’il soit un cadre de notre sérail qui ait été porté à cette haute responsabilité. C’est un homme très sérieux, très travailleur et qui a le sens de la responsabilité. La tâche ne sera pas du tout facile parce que ce n’est pas seulement la compétence et l’esprit de responsabilité qui comptent. Il y a également le fait d’évoluer dans un système qui vous permette de mettre à profit cette compétence et cette responsabilité.

Hors , le système actuel est très difficile comme cadre d’évolution pour lui. Mais enfin, je suppose qu’il saura s’adapter. Quels que soient le gouvernement et la compétence de ses membres, si le système lui-même ne s’engage pas dans une voie originale pour résoudre nos problèmes, je crains fort que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets. C’est donc pourquoi la première attente des hommes politiques comme nous, c’est d’abord qu’il sache donner l’impulsion d’une réconciliation nationale. Il est inutile de dire que quand la pluie vous bat, vous n’avez pas le droit de vous battre.

Si notre Etat est devenu fragile, si nos frontières sont devenues poreuses, c’est moins parce que nous n’avons pas les compétences, que parce que nous ne nous entendons pas sur la manière de gérer nos compétences, nos forces, nos faiblesses et nos ressources. Je pense que c’est un problème de gouvernance qui est posé et qu’il y a un besoin nécessaire que tous les fils et filles du pays se tiennent la main et qu’ensemble, on repousse l’adversaire, l’ennemi n°1 qui est le terrorisme hors de nos frontières ».

Bienvenue Ambroise Bakyono, député MPP : « Un choix de sérénité et de confiance »
« Je pense qu’il faut restituer cette nomination dans le contexte actuel, marqué par une crise sécuritaire et une fronde sociale sans précédent. Il faut des hommes d’expérience qui vont aller au charbon pour faire avancer le pays en tenant compte de tous les Burkinabè. Il y a lieu de restaurer la confiance que le contexte sécuritaire a quelque peu effrité entre les Burkinabè. C’est au regard du parcours de Christophe Marie Joseph Dabiré, de son expérience de parlementaire et de ministre, et de son passage à l’UEMOA que le président du Faso a porté son choix sur lui. C’est un choix que nous sommes prêts à soutenir pour que le reste du mandat du chef de l’Etat soit couronné de succès. Le défi du nouveau gouvernement est de stabiliser le pays sur le plan de la sécurité, de la fronde sociale et de poursuivre l’œuvre de développement.

Le Premier ministre a un background assez solide qui va l’aider à relever également le défi économique. Concernant les domaines sociaux de base comme la santé et l’éducation, deux branches de la social-démocratie que nous défendons, M. Dabiré a les atouts nécessaires. Tout le monde le considère comme quelqu’un de pondéré et qui a de la poigne. Cela est nécessaire dans un contexte post insurrectionnel afin de poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux pour un Burkina prospère. Nous attendons que ce gouvernement se jette à l’eau et produise des résultats. Il n’est plus question de tâtonner parce que le peuple attend des résultats concrets.

Nous pensons que le nouveau Premier ministre a pris la mesure de ce challenge et que le président du Faso a fait le tour pour porter son choix sur lui. Avec tout le soutien du peuple burkinabè, nous pourrons sortir de l’œil du cyclone et nous remettre sur la trajectoire du progrès et de la croissance continue. Le choix de Christophe Marie Joseph Dabiré est un choix de sérénité et de confiance. C’est un homme que le peuple burkinabè connait de par le passé et cela est important. Les membres du gouvernement doivent répondre à ce double challenge de crise sécuritaire et de fronde sociale et être au service de l’intérêt du peuple burkinabè.

En tenant compte des aspects du genre et de la jeunesse qui attend de prouver, nous estimons que le nouveau gouvernement va permettre de marquer des points jusqu’en 2020 où nous serons soumis au jugement du peuple. De ce fait, nous appelons le peuple burkinabè à un sursaut national, à un sacrifice même si beaucoup n’aiment pas ce mot. Nous devons nous mettre au travail et veiller à ce que nous ayons des dirigeants vertueux qui vont assurer une bonne gouvernance et une répartition équitable de la richesse».

Moussa Zerbo, porte-parole de l’UPC : « vivement qu’il puisse être l’homme de la situation »
« Nous nous gardons de juger les hommes avant de les voir à l’œuvre. Nous considérons que le président du Faso a pris toute la mesure de la situation que connaît notre pays, en choisissant son homme. Tout ce que nous pouvons lui souhaiter est qu’il puisse être à la hauteur des attentes du peuple burkinabè. Nous l’attendons sur les chantiers de la sécurité, de l’emploi des jeunes, de la santé, etc. Qu’il puisse mettre le peuple burkinabè au travail et insuffler un nouveau dynamisme à l’économie burkinabè. Et qu’il travaille surtout à la cohésion sociale.

Nous savons que notre pays connaît ces temps-ci des crises sociales. Vivement qu’il puisse être l’homme de la situation qui puisse amener le peuple burkinabè à comprendre qu’on appartient à une même nation. Bon vent à lui ! Quant au gouvernement qu’il mettra en place, nous souhaitons que ce soit une équipe de combat, un gouvernement qui puisse amener la sérénité dans notre pays. Nous avons un seul pays, c’est le Burkina Faso. J’insiste pour dire que la réussite du Burkina aujourd’hui est une fierté pour nous tous, donc tout le malheur qu’on peut leur souhaiter, c’est de faire en sorte que le pays aille mieux ».

Zalissa Koumaré, SG du NTD : « Pour nous, c’est l’homme qu’il faut »
« Le Nouveau temps pour la démocratie (NTD), fidèle à ses convictions, accompagne le président Roch Marc Christian Kaboré dans la mise en œuvre réussie de son programme présidentiel. De ce fait, le nouveau Premier ministre, Christophe Dabiré est naturellement le bienvenu.

Dans un contexte assez difficile, on ne peut que saluer ce choix du moment où c’est un économiste de haut vol, un homme d’expérience qui a eu la chance de gérer d’une manière ou d’une autre notre pays. Il a eu la chance d’être un fonctionnaire attitré au niveau du ministère en charge des finances. Ensuite, il a eu l’occasion de jouer un rôle dans l’exécutif à travers le ministère de la Santé qui est un département clé de notre pays. Il a eu aussi la chance de gérer le ministère en charge de l’enseignement secondaire. Après l’exécutif, il a été parlementaire pendant deux mandats successifs et a présidé la commission finances et budget de l’Assemblée nationale.

Au niveau national, il connaît notre environnement et les défis qui l’attendent. Au niveau sous régional aussi, il a été commissaire de l’UEMOA, chargé du marché régional et du commerce. Il est donc bien avisé des opportunités que le Burkina Faso peut avoir dans la région. En outre, la majeure partie des personnes qui ont eu l’occasion de servir sous lui estiment que c’est un homme de tempérament qui sait prendre les choses à leur juste milieu, faire des analyses pertinentes et dégager le consensus.

Pour nous, c’est l’homme qu’il faut. Le pays traverse une situation difficile avec une crise de confiance entre gouvernants et gouvernés. Nous avons donc besoin d’un gouvernement politique avec une dose de technocrates. Le Premier ministre se doit d’aller partout où il faut pour chercher les compétences et les expériences, quels que soient les horizons. Notre souhait est que le futur gouvernement mette un accent sur la synergie d’actions avec une présence soutenue sur les chantiers du développement».

Bassolma Bazié, secrétaire général de la CGTB : « nous sommes habitués à ce jeu de chaises »
« En tant que personne physique, je ne vois pas en quoi mon avis pourrait revêtir un intérêt particulier. Par contre, en tant qu’élément faisant partie d’un système depuis des dizaines d’années, et donc ayant déjà agi au nom de ce système, et encore remis en jeu par le même système, c’est cela qui m’invite davantage à un renouvellement accru de vigilance. Et c’est pendant sa gestion du ministère en charge des enseignements supérieurs qu’il y a eu l’invalidation de l’année universitaire 1999-2000, avec une création « d’intra et extra muros ». Il fut un ancien Commissaire de l’UEMOA.

La même institution dont ses indicateurs sont intensivement récités et appliqués de façon expressément erronée par nos dirigeants pour détruire le pouvoir d’achat des travailleurs, voire créer une confrontation entre les travailleurs et les autres couches sociales. De ce qui précède, la démission et la nomination d’un Premier ministre, n’est pas un évènement, d’autant que nous sommes habitués à ce jeu de chaises et par conséquent, sachons aller au-delà de l’émotionnel.

Ce qui serait un évènement, c’est un Premier ministre qui pourrait faire fi des intérêts d’un système qui l’envoie en mission et servir ceux de son peuple. Ce qui ressemblerait à un rêve, et je ne souhaite pas me réserver un réveil douloureux, ne serait-ce qu’en osant somnoler. En tant que missionnaire d’un système, j’ignore évidemment les qualités et critères qui ont prévalu à son choix, encore moins de sa lettre de mission. Donc, ce serait prétentieux de ma part de m’engager dans de telles appréciations. Par contre, il y a des préoccupations qui sont sur la table du gouvernement qui l’attendent au nom de la continuité de l’Etat.

Donc, les propos du genre, « je viens d’arriver, il me faut du temps pour mieux comprendre etc. », n’auront pas voie d’existence. Sans être exhaustif, le gouvernement doit veiller à la réintégration des policiers, GSP et militaires injustement radiés ; la mise en œuvre des protocoles d’accord (CNSE, CSMEF, la santé etc.) ; la réduction du train de vie de l’Etat avec la suppression des institutions pléthoriques et budgétivores ; la suppression des postes fantaisistes ; le respect du décret de décembre 2008 sur les émoluments des ministres ; et ramener le budget de l’Assemblée nationale à celui d’avant l’insurrection.».

Chrysogone Zougmoré, 1er Vice-président de la CCVC : «revenir aux prix des hydrocarbures d’avant le 18 novembre 2018»
« Je ne peux pas me prononcer sur la personne de M. Dabiré en tant que tel. C’est quelqu’un que j’ai plus ou moins connu dans les années 1990 pour avoir été dans le sillage du mouvement démocratique et même sur le front des droits humains. Mais les choses évoluent et les hommes aussi.

Le gouvernement n’est pas un individu, c’est une équipe et c’est une vision, un engagement et une volonté à satisfaire les besoins du peuple burkinabè. Nous l’avons rappelé à l’équipe gouvernementale sortante que parfois c’est la volonté qui a manqué. Sur la question par exemple de la hausse des hydrocarbures, nous avons mis l’accent sur le fait qu’il ne fallait pas répondre au quart de tour aux injonctions de la Banque mondiale et du FMI et être sourd et muet face aux cris de détresse du peuple burkinabè.

Ce message, nous l’adressons à la nouvelle équipe et en premier lieu, au Premier ministre qui vient d’être nommé. La nomination d’un nouveau chef de gouvernement ou le renouvellement de l’équipe gouvernementale importe peu. L’essentiel, c’est la capacité de ces différentes équipes à pouvoir répondre aux préoccupations de nos populations et surtout à résoudre les problèmes essentiels du moment. Nous sommes confrontés actuellement à de nombreux défis comme celui de la vie chère. Nous attendons fortement de la nouvelle équipe qu’elle revienne aux prix des hydrocarbures d’avant la décision gouvernementale du 18 novembre 2018.

C’est la principale attente au niveau de la CCVC. Nous avons une plateforme minimale constituée de 7 points et comme on le dit, l’équipe gouvernementale c’est la continuité comme l’administration. C’est sur cette plateforme que nous apprécierons la volonté et la capacité du prochain gouvernement à résoudre les problèmes fondamentaux des populations. L’autre équation est la question sécuritaire. Nous avons l’habitude de le dire, la sécurité constitue un droit de l’homme plein. Nous attendons du prochain gouvernement qu’il fasse un effort pour que cette sécurité soit effective sur l’ensemble du territoire national ».

Jonas Hien, président du Conseil national des OSC : « le Premier ministre a besoin d’un peuple civique et travailleur » 
« Christophe Dabiré n’est pas un inconnu de la scène politique burkinabè. Il a été plusieurs fois ministre, député et commissaire à l’UEMOA. Donc c’est quelqu’un qui a une certaine connaissance de l’appareil d’Etat. Il a une certaine expérience également pour avoir dirigé des départements ministériels. Nous pensons que c’est une personne ressource avisée qui a été nommée comme Premier ministre par le président du Faso. Nos attentes seront celles de tout le peuple burkinabè parce que nous savons aujourd’hui le contexte dans lequel nous évoluons.

Il aura beaucoup de défis à relever et devra rapprocher les Burkinabè par un dialogue social, relancer l’économie, poursuivre la mise en œuvre du PNDES et revoir la question sécuritaire. Les attentes de tout le peuple burkinabè aujourd’hui c’est d’arriver à remettre véritablement le pays sur les rails. Mais il faut qu’on fasse attention parce qu’il ne suffit pas d’avoir un Premier ministre compétent. Il a besoin également d’un peuple mur. Pourtant, nous savons que notre pays est gangrené par un incivisme inégalé. Quels que soient les compétences, l’engagement et la volonté du Premier ministre, si nous maintenons le comportement incivique que nous avons aujourd’hui, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il fasse des miracles.

Bien au contraire, il doit se sentir accompagné par un peuple qui veut des résultats avec le gouvernement en jouant sa partition. Si nous pensons que le gouvernement à lui seul peut résoudre nos problèmes, nous nous trompons. Donc, il est bon d’attirer l’attention des uns et des autres sur le fait que le Premier ministre a besoin d’un peuple civique et travailleur. Sinon d’ici quelques jours, nous allons nous mettre encore à nous plaindre qu’il ne travaille pas, alors que nous-mêmes, nous ne faisons rien pour que les choses puissent avancer ».

Serge Bambara alias Smockey, porte-parole du mouvement Le Balai citoyen : « restaurer l’autorité de l’Etat en donnant l’exemple »
« La nomination de ce Premier ministre est une décision qui prend à rebrousse-poil la plupart des Burkinabè parce qu’honnêtement, on ne s’y attendait pas. On pensait que c’était un homme neuf et vierge qui hériterait de la situation quelque peu chaotique avec des questions d’insécurité ambiante, de manifestations à tout- va, de problèmes d’incivisme, de questions sociales, etc.

On pensait qu’il allait être quelqu’un qui apporterait un regard nouveau, rassurerait quant à sa volonté de travailler dans le sens des intérêts des masses populaires et non pas forcément l’expérience, comme cela a été le calcul de ce gouvernement. Il se trouve que ce Premier ministre est comptable de dix ans de gestion avec le régime passé. Il trouve un bateau qui n’a pas été conduit à bon port. Il me semble que c’était une opportunité pour lancer un signal fort et montrer que l’actuel régime a envie de créer le changement.

Mais nous voyons que c’est le changement dans la continuité, qu’on essaie de faire du neuf avec du vieux. Nous attendons de le juger sur des actions concrètes parce qu’il va bénéficier d’un état de grâce comme le gouvernement du MPP lui-même en a bénéficié. Je crois que cela va être un répit de courte durée, tant les attentes sont nombreuses. Il est difficile de penser que ce Burkina Faso de 20 millions d’habitants et de 274 200 km² manque d’hommes et de femmes capables de relever le défi, d’où notre surprise. On attend de ce gouvernement des gages de sincérité dans son envie de conduire le navire à bon port, qu’il essaie, avec des décisions fermes de restaurer l’autorité de l’Etat en donnant l’exemple, comme Sankara. Ce Premier ministre ne semble pas trainer des casseroles, ce qui est une bonne chose. Attendons donc les premières décisions et les premiers actes avant de juger ».

Anselme Asseghna Somda, Chargé de Programme du CGD : « une occasion pour le chef de l’Etat de rectifier le tir » 
« Ce choix n’est pas totalement surprenant comme en 2016 où il avait déjoué tous les pronostics en nommant Paul Kaba Thiéba. Contrairement à ce dernier, Christophe Joseph Marie Dabiré est une figure politique bien connue des Burkinabè. Il arrive dans un contexte particulier et il aura fort à faire pour sortir le pays de la situation dans laquelle il se trouve. Depuis 2014, les Burkinabé attendent une rupture dans la gouvernance du pays et cela s’entend dans les différents aspects.

Les hommes qui auront la charge de conduire les affaires doivent être des gens au-dessus de la mêlée, dont la compétence est avérée et à la hauteur des responsabilités qui leur seront confiées. Il faut revoir la gouvernance sous ses différents aspects, à savoir la gouvernance politique, administrative, socio-économique et sécuritaire, sans oublier la corruption contre laquelle il va falloir sévir. C’est ainsi que le régime pourra redonner espoir au peuple burkinabè. Ce serait donc l’occasion pour le chef de l’Etat de rectifier le tir en privilégiant cette fois-ci d’autres critères que les liens d’amitié et de proximité que lui reprochaient certaines opinions. Il faut qu’il se débarrasse de certains amis qui commençaient à paraitre plus ou moins gênants».

Propos recueillis par
Jean-Marie TOE
Karim BADOLO
Beyon Romain NEBIE
Abdoulaye BALBONE
Fabé Mamadou OUATTARA

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