Les élèves des lycées et collèges de la cité de Bankuy étaient dans la rue le mardi 22 janvier 2019 pour dire non à la facturation des visites médicales des élèves des classes d’examen dans la Boucle du Mouhoun, a appris Kantigui.

En effet, dans une note, en date du 11 janvier 2019, adressée aux médecins chefs des districts sanitaires de la région, et tombée entre les mains de Kantigui, le directeur régional de la santé de la Boucle du Mouhoun soutient que les visites, auparavant gratuites, seront désormais payantes à raison de 500 F CFA pour la consultation infirmière et de 1000 F pour la médicale.

Une mesure qui s’applique dans tous les districts sanitaires de la région, « dans le souci d’assurer une bonne gestion de cette visite importante », a pu lire Kantigui.

Les motivations de cette note, à en croire le tout-nouveau directeur régional de la Santé installé, il y a, à peine un mois, serait de pallier les difficultés que rencontrent les formations sanitaires de la région. Lesquelles difficultés se résument essentiellement à la vétusté du matériel médicotechnique et à la démotivation des acteurs.

Tenkodogo : panique au lycée Riâlé

C’est tout essoufflé qu’un passant a décrit à Kantigui, une panique généralisée hier matin au Lycée Riâlé de Tenkodogo. A l’origine, a expliqué la source de Kantigui, un message manuscrit et affiché sur le grand portail à l’entrée principale du lycée Riâlé de Tenkodogo.

Le témoin a raconté que c’est aux environs de 6 heures du matin, que les premiers élèves arrivés auraient aperçu la note signée d’un certain Abdel Mouhine qui se fait passer pour un chef djihadiste, menaçant l’établissement de malheur s’il n’enseigne pas l’arabe. Il n’en fallait pas plus pour semer une panique générale dans l’établissement au point que les élèves ont déserté le lycée et regagné leurs concessions.

Alertés, des éléments de la gendarmerie se sont rendus au lycée pour faire le constat. Au moment où Kantigui traçait ces lignes, les gendarmes auraient emporté avec eux le message pour la poursuite de l’enquête afin d’ en identifier l’auteur. Tout en déplorant cette situation, Kantigui invite les populations à dénoncer tout comportement suspect ou tous ceux qui font l’apologie du terrorisme.

La prostitution, jusque dans les foyers

Kantigui est tombé des nues quand il a appris de source digne de confiance que la prostitution prend de plus en plus des proportions inimaginables sous nos cieux. En effet, lui a raconté sa source, la prostitution qui, jusque-là, pratiquée par des filles, a contaminé les femmes au foyer, avec à la manette, un réseau qui en a fait un vrai business. Ce réseau de proxénètes, a-t-on confié à Kantigui, a créé des zones dans la capitale burkinabè, gérées par des « chefs » qui se servent des filles pour attirer leurs « camarades ».

L’interlocuteur de Kantigui raconte que c’est ce qui expliquerait des cas de grossesses « accidentelles » attribuées aux maris sans que ces derniers ne sachent. Pire, a-t-il signifié à Kantigui, le même réseau travaille avec des marabouts et des gérants de débits de boisson pour envouter les maris récalcitrants.

Les quelques cas qui se sont retrouvés devant les juges et dont le confident de Kantigui dit avoir eu connaissance, se seraient soldés par des non-lieux ou des relaxes, « parce que la justice ne tranche pas des questions de sorcellerie ». Kantigui ne peut qu’appeler au bon sens de chacun pour préserver le peu qui reste de nos valeurs morales.

Une corde à l’arc du célèbre chroniqueur de Sidwaya

Kantigui a appris que son confrère, Clément Zongo, le célèbre chroniqueur de tous les vendredis dans les colonnes de Sidwaya a concocté quelque chose pour les lecteurs. En effet, de source bien introduite, l’homme prépare la dédicace de son tout- premier roman qui aura lieu, le samedi 2 février 2019 à 9 heures au CENASA.

L’œuvre intitulée « Moah le fils de la folle » a remporté le premier prix du Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) de la Semaine nationale de la culture (SNC) 2018. Selon les sources de Kantigui, l’œuvre a été éditée à CEPRODIF avec le concours du Secrétariat permanant de la SNC et du Bureau burkinabè du droit d’auteur (BBDA).

Kantigui qui a eu le privilège de parcourir quelques lignes du roman a été touché par l’histoire captivante et combien édifiante de Moah, un enfant de cinq ans et de sa mère malade mentale. « Moah le fils de la folle » est une métaphore qui s’appuie sur la fiction pour dénoncer les tares d’une humanité en perdition.

C’est un véritable pamphlet jeté à la figure de l’indifférent au cœur blindé qui résiste à la compassion. Ce roman est même une invite à la renaissance spirituelle de l’être humain. En tous les cas, pour qui a déjà lu les chroniques de Clément Zongo dans les colonnes du journal Sidwaya, peut s’apercevoir que ce roman est une sorte de prolongement du combat du jeune écrivain engagé pour la cause des faibles et des pauvres.

Kantigui invite les fidèles lecteurs de Sidwaya et amoureux de la lecture, le 2 février au CENASA, où le livre sera disponible au prix de 5 000 F CFA. Kantigui espère que cette œuvre ne sera pas la dernière de l’auteur qui, lui a-t-on confié, aurait dans sa besace plusieurs autres manuscrits.

Kantigui
kantigui2000@gmail.com
(00226) 25 31 22 89

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