Lutte contre les épidémies dans l’espace CEDEAO : l’OOAS et ses partenaires se concertent à Bobo-Dioulasso

L’Organisation ouest africaine de la santé(OOAS), ainsi que leurs partenaires, notamment la Coopération allemande et l’Union européenne, et bien d’autres ont lancé un nouveau projet, le mardi 22 janvier 2018, à Bobo- Dioulasso. Ce projet est dénommé « Appui au centre régional de surveillance et de contrôle des maladies dans la zone de la CEDEAO ». Réunis autour d’une même table, les partenaires du projet et les chercheurs veulent s’entendre sur un référentiel de travail afin de parvenir à des résultats probants dans les luttes contre les pandémies des épidémies.

Le directeur général de l’OOAS, professeur Stanley Okolo, a souhaité un travail en synergie entre les acteurs afin d’atteindre des résultats probants en matière de lutte contre les épidémies .

L’Organisation ouest africaine de la santé (OOAS) dont le siège est Bobo-Dioulasso, a réuni ses partenaires financiers et les chercheurs de la zone CEDEAO, ce mardi 22 janvier 2018. Ce cadre est dénommé le « Forum des partenaires ». Cette tribune d’expression, vise à permettre aux chercheurs et aux financiers de se donner une feuille de route pour l’atteinte des objectifs fixés. Au cours de cette rencontre, il sera question du plan d’actions 2019, de s’accorder sur les résultats à atteindre, de discuter des activités à mener ensemble et surtout d’identifier les actions nécessaires pour combler toute lacune. ‘’Nous voulons partager des informations sur les interventions de prévention et de contrôle des maladies à mettre en œuvre en 2019’’, soutient le directeur général de l’OOAS, le professeur Stanley Okolo. Et de poursuivre que ceci permettra d’assurer plus de synergie et une action globale et un impact sur la population.

Et de rappeler que l’OOAS et ses partenaires ont élaboré un plan de préparation et de riposte à l’épidémie. Ce plan a été validé à Abuja, l’année dernière. En plus, l’OOAS, a intégré dans son plan de travail pour 2019, les exigences de la commission de la CEDEAO. Ce plan prend en compte la préparation et la riposte des épidémies. Celui-ci a été validé par le conseil des ministres de l’institution, composé des ministres de l’Intégration et ceux des Affaires étrangères. Selon le professeur Okolo, lorsque ce plan sera mis en œuvre tous les pays de la sous-région dans leur ensemble, seront préparés à lutter contre toute épidémie. Comme activité de l’année en cours, le professeur Stanley estime que l’OOAS entend améliorer considérablement la mise en place et la fonctionnalité des centres d’opération d’urgence dans les pays et dans la région. Ces centres doivent être dotés de ressources humaines (épidémiologistes de terrain) capables de mettre en place un système de surveillance active basé sur des informations d’alerte précoce, afin de prévenir la propagation d’épidémies de maladies infectieuses aiguës.

Améliorer les réseaux de surveillance et de riposte

Par ailleurs, il a invité les uns et les autres à travailler ensemble surtout dans la communication. Cela, leur permettrait, a-t-il dit, de mener des actions complémentaires et ainsi éviter les doublons sur le terrain. Après le forum des partenaires, l’OOAS et ses partenaires ont procédé au lancement du nouveau projet : « Appui au Centre régional de surveillance et de contrôle de maladies dans la zone CEDEAO ». Ce projet explique le professeur Stanley Okolo, va aider la CEDEAO, à améliorer les réseaux de surveillance et de riposte contre les épidémies dans les Etats membres. D’ailleurs, il a rappelé qu’entre 2014 et 2015, la maladie à virus ébola a tué plus de 11 300 personnes. Ces victimes sont de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia. Et de poursuivre que des flambées des maladies à potentiel épidémique surviennent régulièrement dans notre région ouest africaine.

La représentante résidente de la GIZ au Burkina Faso, Mme Sabine Ablefoni a souhaité une excellente collaboration entre les différents acteurs intervenant dans le projet.

« Pour que l’Afrique de l’Ouest soit protégée contre les épidémies, la commission de la CEDEAO et de l’Union européenne se sont donné la main pour mettre en œuvre ce projet basé à Abuja, au Nigeria», a expliqué le professeur. D’une durée de deux ans et demi, le projet prend en compte l’approche : « Une seule santé », en utilisant la recherche opérationnelle. Selon le directeur général de l’OOAS, le projet intervient dans quatre champs d’activités principales. L’amélioration de la communication sur les risques pour la santé liés aux maladies infectieuses, le renforcement des ressources humaines dans le contrôle des épidémies, le renforcement du système de surveillance numérisée et de gestion des épidémies, et enfin, l’amélioration de la coordination des institutions de recherches.

Le Dr Anthony Ayeke, le représentant de l’UE a expliqué que cet appui financier aidera à établir une stratégie régionale sur les risques de santé ainsi qu’à renforcer la surveillance et le contrôle des pandémies. Dans cet ordre d’idée, la représentante résidente de la GIZ au Burkina Faso, Mme Sabine Ablefoni a souhaité « une excellente collaboration entre les différents acteurs pour une mise en œuvre efficiente du projet en vue d’atteindre les résultats escomptés ». Pour permettre aux journalistes de mieux cerner les tenants et les aboutissants du projet, les premiers responsables dudit projet ont animé à la fin de la cérémonie, une conférence.

Albert SANKARA

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