Neuf contrôleurs de travail ont prêté serment, le mercredi 23 janvier 2019, au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. Par cet acte, les désormais ex-élèves de la promotion 2016-2018 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) intègrent la Fonction publique.

Les contrôleurs de travail, Nadine Diallo, Thomas Balima, Dramane Belem, Jean Bicaba, Sami Etienne Kam, Rachid Sandwidi, Mohamed Lamine Zongo, Jean Bitenga et Noël Nébié de la promotion 2016-2018 de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) ont juré la main droite levée, l’un à après l’autre, à l’appel de leur nom au Tribunal de grande instance de Ouagadougou.

La présidente du tribunal de travail de Ouagadougou, Valérie Boukoungou .

« Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission et de ne pas révéler, même après avoir quitté mon service, les secrets de fabrication et en général les procédés d’exploitation dont je pourrais prendre connaissance dans l’exercice de mes fonctions », a dit chacun. Un serment qui est conforme à l’article 400 alinéa de la loi N°028-2008/AN du 13 mai 2008 portant code du travail, selon la présidente du tribunal de Ouagadougou, Valérie Bonkoungou. C’était le mercredi, 23 janvier 2019, à Ouagadougou, au cours de l’audience solennelle de prestation de serment. « Le tribunal vous donne acte de votre prestation de serment et vous renvoie à l’exercice de vos fonctions et dit que de tout il sera dressé procès- verbal, déposé au greffe pour y être référé en cas de besoin », a déclaré la présidente Valérie Bonkoungou. Pour elle, cette cérémonie est certes une exigence légale telle que prévue à l’article 400 ci-dessus cité, mais encore confère une légitimité sociale aux contrôleurs de travail au regard de l’importance et de la lourdeur de leurs responsabilités.

« Nous venons de franchir le tout-premier pas dans la fonction de contrôleur de travail. Car, ni la formation, la titularisation, ni l’intégration à la Fonction publique ne font de l’agent public un contrôleur de travail. Seul cet acte que nous venons d’accomplir », a indiqué Nadine Diallo, l’unique dame de la promotion. Ces nouveaux contrôleurs de travail ont pour tâche d’assister l’inspecteur du travail dans le contrôle de l’application par les employeurs et les travailleurs, des normes sociales nationales et internationales.

« Cette tâche n’est toujours pas bien accueillie par les personnes en conflit avec la loi. Vous courrez donc le risque d’être souvent incompris, sinon rejetés dans le cadre de votre travail. En tout état de cause, c’est votre travail et il faut bien le faire en ayant à l’esprit que le serment que vous venez de prêter vous y oblige. Et les cas de manquements vous exposent à des sanctions», a prévenu la présidente du tribunal de travail de Ouagadougou, Valérie Bonkoungou. Quant à la directrice générale du travail, Colette Forogo, elle a soutenu que la mission du contrôleur de travail est délicate et très sensible. Car, celui-ci est amené à dire quotidiennement le droit. Conscients de la lourdeur de leurs missions, Nadine Diallo et ses collègues se sont dit prêts à relever le défi.

Mariam OUEDRAOGO
mesmira14@gmail.com

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