Les crimes de haines sont dans nos murs. Si les médias traditionnels évitent de véhiculer un discours de haine, les médias sociaux par contre sont à craindre, selon Moussa Sawadogo, journaliste chercheur et formateur. Dans l’interview qui suit, ce spécialiste des questions du discours de haine s’arrête sur les tueries survenues à Yirgou en début janvier 2017. Pour lui, il s’agit d’un crime de haine dont la résolution commande, en plus de la justice, une réelle politique de réconciliation nationale.

Sidwaya (S.) : Très souvent on entend parler de discours de haine, qu’en est-il exactement ?

Moussa Sawadogo (M.S) : Le discours de haine est un discours qui véhicule la haine, et dont le contenu n’a de but que de diviser les communautés et de les monter les unes contre les autres. C’est un message qui est totalement à l’opposé du vivre-ensemble, de la recherche d’un intérêt supérieur commun partagé et accepté, de la tolérance de l’autre.

C’est un discours qui, par exemple, va essayer de faire comprendre aux membres d’une communauté donnée que, même s’elles vivent sur un même territoire avec d’autres communautés, il y a une différence entre elles et cette différence n’est pas complémentaire mais une différence de supériorité. Pour résoudre ce problème, malheureusement, il suggère de la supprimer. C’est pour cela que très souvent, le discours de haine conduit au crime et on parlera de crime de haine.

S : Existe-t-il des cas où le discours de haine s’est transformé en crime de haine ?

M.S : Oui, il en existe malheureusement. Nous avons l’exemple le plus illustratif avec le génocide de 1994 au Rwanda, où en quelques semaines plus de 800 000 personnes ont été massacrées. Il faut préciser que le génocide est toujours précédé d’un discours de haine. On en a connu également la même chose en Côte d’Ivoire avec le concept « d’Ivoirité » et la guerre que le pays a connue de 2002 à 2011.

Actuellement, l’on assiste à ces mêmes conséquences du discours de haine au Cameroun dans le conflit armé engagé par les séparatistes anglophones. Et ce qui se disait au Rwanda pendant le génocide se dit actuellement au Cameroun où on entend des propos haineux dans les médias.

S : Quelles sont les caractéristiques d’un discours de haine ?

M.S : On identifie un discours de haine par trois éléments majeurs. Il y a la stigmatisation où l’on va commencer tout d’abord par indexer, désigner une communauté comme étant le problème. A la suite de la stigmatisation, vient l’humiliation puis la déshumanisation. Et à partir du moment où on vous considère comme non-humain, vous tuer n’est plus un problème. Donc un discours qui porte sur l’un de ces trois éléments est forcément un celui de haine.

S : Qui sont les acteurs ou protagonistes du discours de haine

M.S : Les acteurs du discours de haine sont plusieurs. Il y a les concepteurs. Ensuite, il y a ceux qui vont transformer le discours de haine en crime de haine, c’est-à-dire les exécutants. Et au milieu, il y a les médias qui sont les vecteurs, le relai de ce discours de haine.

S : Quelles peuvent être les conséquences du discours de haine?

M.S : Les conséquences du discours de haine sont nombreuses. Mais de manière condensée, on peut dire qu’il divise la société en faisant croire à certains qu’ils sont supérieurs aux autres. Surtout dans notre contexte où les médias, de par leur pouvoir, peuvent contribuer à amplifier le climat d’intolérance et par conséquent les tensions.

De nos jours, cela prend des proportions plus grandes avec les nouveaux moyens de communication tels qu’Internet caractérisé par la longévité des propos diffusés et le potentiel de leur réapparition immédiate, l’itinérance, l’anonymat et leur caractère transnational. Ainsi, les discours de haine peuvent rester en ligne pendant longtemps, sous différents formats et sur de nombreuses plates-formes.

S : A quel moment peut-on dire qu’un journaliste tient un discours de haine ?

M.S : On dit qu’un journaliste est porteur de discours de haine lorsqu’il tient lui-même un discours divisionniste sur l’appartenance nationale. Le journaliste peut être aussi accusé d’encourager le discours de haine lorsqu’il permet aux autres de faire des commentaires haineux à côté de textes journalistiques.

C’est par exemple, le cas des problèmes de modération sur les sites des médias ou sur leurs pages Facebook ou bien encore lorsqu’il ferme les yeux sur des cas flagrant de discours de haine. On remarque également qu’il est très difficile de combattre le discours de haine lorsqu’il est légitimé par des acteurs politiques, qui rendent acceptables des propos inacceptables. Et cela se voit très souvent dans des médias appartenant à des hommes politiques ou des groupes d’intérêt.

S : Existe-t-il des dispositions légales qui permettent de lutter contre le discours de haine au Burkina Faso ? Si oui lesquelles ?

M.S : Evidemment qu’il en existe. De façon succincte, je dirai que tout ce qui est crime et incitation au crime est puni par la loi. Notre pays a également ratifié des conventions internationales qui condamnent la stigmatisation et le discours de haine.

S : Vous dites que les médias sont le plus souvent les vecteurs du discours de haine. Avez-vous déjà rencontré des cas de discours de haine dans les productions médiatiques au Burkina Faso ?

M.S : Heureusement aujourd’hui au Burkina, il n’y a aucun média traditionnel qui est porteur de discours de haine. Et à ce niveau, je trouve que les journalistes sont assez professionnels et je les félicite au passage. Mais dans les médias sociaux, on rencontre diverses formes de stigmatisation.

L’incident de Yirgou, un crime de haine

S : Les récents évènements survenus à Yirgou dans le Centre-Nord du Burkina ont occasionné une quarantaine de morts selon les chiffres officiels. Peut-on considérer cette situation comme la conséquence d’un discours de haine ?

M.S : C’est avec beaucoup de douleur que je réalise que des scènes pareilles se déroulent dans mon pays. Je ne dirai pas que ce qui s’est passé à Yirgou, est le fruit d’un discours de haine comme on l’a vu dans certains pays comme le Rwanda et la Côte d’Ivoire où respectivement les Tutsi et les Dioulas ont été stigmatisés. On n’a pas assisté au préalable à des discours, à des débats médiatiques où on a stigmatisé une communauté. Mais pour la situation de Yirgou, il faut malheureusement le reconnaitre et l’accepter, c’est la haine qui a poussé les uns à massacrer les autres. Donc on peut qualifier les tueries de Yirgou comme un crime de haine.

S : Quels sont les mobiles qui ont motivé ce crime de haine ?

M.S : il n’y a certes pas eu de discours de haine qui a été médiatisé à ce sujet, mais c’est un ressentiment qui a animé les auteurs de cette forfaiture. Parce que si on cible une communauté pour attaquer, c’est que ceux qui l’ont fait avaient quelque chose sur le cœur même s’ils ne l’ont pas exprimé. C’est pourquoi, on est passé d’un ressentiment à un acte. Je dirai que ceux qui ont posé ces actes seraient passés par le discours s’ils avaient eu la liberté.

La résolution définitive d’une crise comme celle de Yirgou commande plusieurs approches telles que la justice transitionnelle, l’éducation culturelle…

Dans le cas du Burkina Faso, même si on n’a pas connu de discours de haine comme dans les pays déjà évoqués, il faut reconnaitre et admettre l’existence d’un ressentiment qui peut servir de nid pour le discours de haine. Peut-être que ce discours de haine existe déjà, mais il n’a pas encore été exprimé par les médias comme dans les autres pays. Cependant, il faut retenir qu’il y a une certaine haine qui couve quelque part et il a fallu quelque chose pour que la situation explose. Cette situation ne doit pas être prise à la légère.

S : Dans la même logique, dans l’Ouest du Burkina il y a le problème de cohabitation entre les Dozos et les groupe d’auto-défenses Koglwéogo. Les derniers tentent de s’implanter dans cette région et les seconds leur opposent un refus catégorique. Est-ce que cette situation ne constitue-t-elle pas une menace à l’acceptation de l’autre?

M.S : L’affaire Koglwéogo et Dozo n’est rien d’autre qu’une affaire de ressentiment. Les dozo disent ne pas vouloir la présence des Koglwéogo sur leur «territoire», les koglwéogo insistent pour s’implanter. Dans cette affaire, les dozo ont l’impression qu’on veut leur imposer une chose qui ne fait pas partie de leur tradition. Mais cette situation engage la responsabilité du gouvernement. Face à cette affaire, l’autorité se doit de tenir un discours fort et clair. Et si on en veut, on engage des négociations afin de les encadrer.

Parce que si les dozos ne veulent pas des koglwéogo, c’est que quelque part, ils les voient comme un danger. Donc une fois de plus, on est dans la logique de : « je te vois comme un danger donc tu es le problème, ta présence ne me rassure pas car tu es une source d’inquiétude pour moi, source de peur, d’incertitude pour moi. Et je ne peux pas continuer à vivre dans l’incertitude. Donc si je veux continuer à avoir ma quiétude, il faut que je t’élimine ».

S : Est-ce que ce qui s’est passé à Yirgou, n’a-t-il pas occasionné un discours de haine dans les médias ?

M.S : J’ai commencé à le sentir dans les médias sociaux, sur la page Facebook de certains média où certains (internautes) ne désapprouvent pas totalement ce qui s’est passé à Yirgou. C’est dommage que des citoyens puissent apporter leur soutien à cette tragédie. Certains ont même indiqué que les Sawadogo aussi sont des terroristes surement en rapport avec le démantèlement de la cellule terroriste à Rayongo dont le présumé cerveaux est un Sawadogo.

Je suis un Sawadogo mais ce n’est pas parce qu’un Sawadogo est terroriste que tous les Sawadogo le sont. Je trouve que c’est une forme de stigmatisation qui est véhiculé présentement dans les médias sociaux et sur des pages Facebook de certains médias depuis l’incident et qu’il faut bien évidemment considérer et prendre des mesures.

S : Face à cette situation de discours de haine de plus en plus constaté dans les Médias sociaux, que préconisez-vous pour contenir ce phénomène ?

M.S : Actuellement, il est difficile de contrôler et de réguler efficacement les réseaux sociaux car ce n’est pas évident que le Burkina dispose de moyens adéquats pour cela surtout que certains utilisent des pseudonymes et d’autres des anonymats. Cependant, on peut d’ores et déjà intégrer l’idée d’analyser les contenus de ces médias et leur opposer un discours contraire dans l’objectif d’atténuer l’impact de ce discours.

S : A priori, l’idée d’opposer un discours contraire à celui de haine est géniale mais comment peut-on procéder?

M.S : Opposer un discours contraire signifie qu’il ne faut pas laisser les réseaux sociaux seuls occuper le terrain. La nature a horreur du vide. Par exemple quand je vais sur Facebook, je lis des choses pas catholiques, ensuite j’allume ma télévision et on me propose des programmes non instructifs tels les télénovelas, du « Mapouka » comme musique, etc.

Alors quel discours officiel on me donne pour contrer ce qu’il y a sur les réseaux sociaux en permanence ? Rien ! Donc si nos médias sont des médias de divertissement, on ne va pas s’en sortir. Si nous attendons à chaque crise pour monter deux ou trois émissions et après c’est fini alors que pendant ce temps le débat continue sur les réseaux sociaux, ne soyons pas étonner du déséquilibre d’information constaté au sein du public. En définitive on gagnerait à s’assoir ensemble pour repenser et redéfinir les contenus de nos médias.

S : Suite au drame de Yirgou, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a organisé une marche le samedi 12 janvier simultanément à Ouagadougou et à Dori pour selon lui, exiger l’arrestation des auteurs de ces tueries. Pensez-vous qu’une telle marche était opportune ?

M.S : Oui et non. Oui parce qu’à partir du moment où un groupe ethnique, une communauté a été particulièrement ciblée pour le simple fait que certains de ses membres auraient commis des crimes ou quelques raisons que ce soit, il est normal que l’alerte soit donnée pour montrer que le vivre-ensemble est menacé. Il est inadmissible que des citoyens soient tués pour la simple raison qu’ils appartiennent à un groupe ethnique. Cependant, il faut dénoncer et réclamer justice certes, mais éviter de tomber dans le communautarisme.

S : Sur les réseaux sociaux d’aucuns estiment que le président du Faso est laxiste sur la question. Quel est votre avis sur ces déclarations?

M.S : J’ai effectivement lu sur les réseaux sociaux où des internautes estiment que le chef de l’Etat doit ordonner l’arrestation des coupables tout de suite et maintenant. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que ce qui s’est passé à Yirgou est une situation très délicate qui demande d’être gérée avec beaucoup d’attention et de prudence.

La situation est délicate d’autant plus que ce n’est pas un autre peuple qui est venu attaquer des Burkinabè, mais ce sont ces derniers entre eux-mêmes qui ont toujours vécu ensemble. Prenons l’exemple à l’échelle familiale, où des enfants d’une même famille se mettent à s’entredéchirer. Que doit faire le chef de famille? Il se doit de trouver une solution en préservant la stabilité et l’unité de la famille. A mon avis, la résolution du discours de haine demande certes une fermeté de la loi mais ce n’est pas en mettant les gens en prison que le problème sera forcément résolu.

Régler le passif de Yirgou par la justice transitionnelle

S : Alors, quelles pistes de solutions préconisez-vous pour le règlement de la situation de Yirgou ?

M.S : Je suggère au gouvernement de ne pas prendre cette question à la légère. Je propose donc au gouvernement de n’entreprendre aucune action sans au préalable avoir pris la mesure de la gravité de la situation. Il faut surtout éviter toute politisation de l’affaire ou de tomber dans le populisme des raccourcis émotionnels, à la recherche de buzz. La situation commande une solution adéquate. A la suite de cela, il faut qu’on applique la loi mais dans le sens de la réconciliation nationale parce qu’il ne faudrait pas qu’on entretienne le ressentiment. Pourtant la justice occidentale telle qu’on la connait entretient des ressentiments.

Dans une situation où des filles et des fils d’un même pays s’entretuent en masse, la meilleure forme de justice est la réconciliation nationale. Au Rwanda par exemple, on a appliqué deux formes de justice pour apurer la question du génocide. Il s’agit de la justice moderne et celle transitionnelle. Donc dans le cas du Burkina il faut essayer de faire un travail de justice moderne en situant la responsabilité et en appliquant la loi. Mais ce n’est pas suffisant.

S : Qu’entend-t-on par justice transitionnelle ?

M.S : La justice transitionnelle dans notre contexte est une justice qui consiste en ce que chaque peuple aille chercher au plus profond de sa culture comment régler un contentieux de crime de haine dans un Etat de droit. Cette forme de justice prône également la réconciliation nationale.

Ce qui est louable au Burkina c’est que la réconciliation nationale n’a pas été confiée à la justice moderne mais plutôt à des structures autonomes telle que le HCRUN (Haut conseil pour réconciliation et l’unité nationale). Et je suis sûr que si on n’y met les moyens et les hommes qu’il faut, sa contribution sera immense dans ce sens. Il faut un travail de sensibilisation sur le vivre-ensemble et cela passe par l’éducation civique dans les écoles, l’éducation aux médias et à l’Information et l’éducation culturelle.

S : Pensez-vous qu’on peut prévenir une telle situation au Burkina Faso ? Si oui, comment ?

M.S : Oui je pense qu’on peut le faire. Ce qui s’est passé à Yirgou n’est pas un cas isolé parce qu’avant cela, il y a eu d’autres situations impliquant les agriculteurs et les éleveurs sans oublier que les éleveurs sont essentiellement des peulhs. Donc c’est un magma de ressentiments, de faits, de non-dits et de fausses informations qui est arrivé à créer une sorte de haine et a amené des Burkinabè à s’entretuer. Le vivre-ensemble l’intérêt supérieur commun, l’interculturalité, la richesse de la diversité culturelle, l’acceptation de l’autre ont foutu le camp.

Alors comme solution pour prévenir ces genres de situations à l’avenir, je dirai de ne pas compter sur la justice seule. Il va falloir aller au-delà en s’attaquant à l’idée même qui a animé ces personnes à tuer. Et on peut combattre cet état d’esprit à travers la culture, l’éducation aux médias et à l’information et bien sûr avec la sensibilisation. Aujourd’hui on nous chante l’idée du «vivre-ensemble». Mais qu’est-ce que «le vivre ensemble» ? Ils sont combien à savoir ce que renferme cette expression ? Donc il va falloir désormais, prendre les concepts et leur donner des contenus et enseigner ce contenu aux enfants à l’école à travers l’éducation civique.

Il va falloir également définir le contenu de l’éducation civique à savoir le message qu’on veut que nos enfants à l’école retiennent. Il y a également la culture. Au Burkina Faso, nous avons une chance unique en matière de culture. Nous avons une culture fédératrice. On est un peuple intégré d’office et au niveau de la culture, on a des éléments très intéressants telle la parenté à plaisanterie. C’est ce que nos ancêtres nous ont donné comme héritage et il ne faudrait pas que ça reste du domaine des experts de la culture.

S : Quelle peut être la contribution des journalistes pour la prévention de ces genres de situations ?

M.S : Le journaliste doit s’en tienne à son rôle social. Quel que soit la crise dans une société, la part du journaliste dans la résolution de celle-ci doit commencer par une question. Quelle est ma mission sociale ? Et cette mission sociale se résume à deux niveaux : celle d’informer le public sur ce qui se passe réellement. Donc dire les faits, la vérité et celle de permettre aux concitoyens de mieux comprendre la situation dans laquelle ils vivent afin que chaque citoyen conscient, informé puisse prendre les bonnes décisions dans le sens de l’intérêt général.

Le journaliste doit également comprendre pourquoi des gens qui vivaient, mangeaient, faisaient la fête, assistaient aux évènements heureux ou malheureux ensemble sont arrivés à une telle situation. J’inviterais tous les journalistes à s’intéresser à ce qui ne va pas, ce qui fait que la société est divisée. Qu’ils décèlent les éléments de division de la société pour mener un travail journalistique responsable qui pousse nos concitoyens au-delà des ressentiments.

S : Quelle est votre expérience avec d’autres pays en matière de discours de haine ?

M.S : En Afrique, je travaille essentiellement sur trois sujets. C’est d’abord le cas rwandais où j’ai étudié pendant près de sept ans sur l’analyse de la pratique journalistique au Rwanda pour comprendre ce qui s’est passé et quel peut être le rôle des journalistes pour être des faiseurs de paix. Le 2e cas, c’est celui de la Côte-d’Ivoire et le dernier cas c’est celui du Cameroun. En Europe également, on connait le cas Belge.

Ce discours de haine concerne les Wallons et les Flamands. Mais vue le niveau d’éducation et culturel de la population, la réaction est différente. J’essaie de voir comment dans chacun de ces cas, on est arrivé à développer des discours de haines et quelle solution est apportée. C’est quoi l’essence qui alimente le discours de haine ? Comment chaque pays essaie de résoudre ce problème ?

Quelles sont les conséquences ? Et à partir de ces réponses, j’essaie de voir ce qui se passe au Burkina Faso. Malheureusement, nos intellectuels ne font pas de recherche sur la question. Pire, personne ne semble s’y intéresser. La production intellectuelle fait défaut. Personne ne fait le lien que le crime de haine que nous avons connu à Yirgou, les cas du Rwanda et de la Côte d’Ivoire, doivent nous interpeler.

Interview réalisée par Rabiatou SIMPORE

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