Une délégation de la République démocratique du Congo en visite à Ouagadougou a découvert, ce mercredi 23 janvier 2019, la plateforme numérique d’établissement d’état civil « iCivil ».

La trouvaille Burkinabè d’enregistrement des actes d’état civil suscite engouement et curiosité. Plusieurs organismes et pays se succèdent au Burkina Faso pour découvrir cette « révolution nommée « iCivil » ». Ce mercredi 23 janvier 2019, c’est une délégation d’experts congolais (RD) qui a constaté de visu les solutions technologiques de la plateforme « Made in Burkina ». A la maternité du Centre médical Schiphra qui a maintenu la technologie au terme de la phase pilote, les émissaires du Congo ont pu découvrir le processus d’enregistrement des naissances qui a permis de déclarer l’existence légale de plus de 2 700 nourrissons depuis août 2015. « Cette technologie a allégé notre travail, c’est rapide et précis. Cela a aussi favorisé l’affluence vers nos services », s’en est réjoui Anne Compaoré, coordonnatrice de la maternité Schiphra. Concrètement, un « code à bulle » est intégré sur un bracelet, porté à chaque nouveau né. Les sages-femmes flashent le bracelet avec un Smartphone, les données sont ensuite envoyées via SMS crypté au Serveur du Centre national d’état civil.

« A base d’un identifiant unique que l’on donne au bébé dès la maternité qui va le suivre tout au long de sa vie, et qui va permettre de construire un registre national d’état civil de façon numérique », a expliqué Adama Sawadogo, architecte et concepteur de la solution « iCivil ». De quoi charmer la délégation congolaise qui voit en l’application mobile la solution aux « sérieux problèmes pour établir les actes d’état civil» en République démocratique du Congo. Le séjour congolais au « pays des Hommes intègres vise à capitaliser les pratiques « positives » du Burkina, grâce au « iCivil ». « Le Burkina est en train de faire une approche très positive qui sera d’une grande nécessité pour notre pays. iCivil va nous faciliter beaucoup de choses. Elle sera donc la bienvenue dans notre pays », a estimé Dr Lusikila-Nsamba Chantal Emérence, cheffe de division en charge de la Famille et de la coordination des faits d’état civil. De retour au bercail, un rapport sera dressé et transmis aux autorités qui, a espéré Dr Lusikila-Nsamba, vont mettre les bactéries en marche pour que le pays acquiert le plus tôt possible la plateforme « iCivil ».

D. S.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.