Formation internationale en droits de l’Homme : L’ENAM célèbre son premier crû

L’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) a clos, le samedi 26 janvier 2019, la session de formation en droit international des droits de l’Homme qu’elle a organisée en collaboration avec l’institut international des droits de l’Homme de Strasbourg, René Cassin. 147 participants ont été enregistrés et 103 certifiés à l’issue de l’examen.

La première collaboration entre l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et la fondation René Cassin de Strasbourg s’étant montrée « concluante », les deux instituts envisagent un partenariat pour la formation délocalisée en droit internationale des droits de l’Homme. En effet, l’établissement de formation de cadres burkinabè a abrité, du 21 au 26 janvier 2019, une formation de participants (147) en provenance de 16 pays d’Afrique sub-saharienne et d’Haïti.

A l’occasion de la cérémonie de clôture de ce séminaire, le 26 janvier à Ouagadougou, le directeur de la Fondation strasbourgeoise, Sébastien Touzé s’est réjoui du « francs succès » de cette initiative. Séance tenante, il a annoncé son intention de proposer une convention avec l’ENAM pour pérenniser la collaboration entre les deux instituts. Il s’est aussi satisfait des résultats obtenus qui ont vu 103 participants obtenir la certification sur les 145 qui ont pris part au test.

Cette session organisée à l’ENAM a enregistré, le nombre record de 147 participants aux sessions délocalisées de la fondation René Cassin.

42 autres recevront des attestations de participation. Ayant obtenu une mention spéciale du jury, Laure Léone Yaméogo bénéficiera d’une bourse d’études à l’instar des 2 majors ex aequo de la session de formation (Boukaré Sawadogo et Loué Waka). Le porte-parole des bénéficiaires, Abdou Djibo du Niger a loué les contenus des modules que ses camarades et lui ont trouvé excellents.

Il a donc remercié les formateurs qui étaient tous des universitaires. S’appuyant sur le contenu de l’un d’eux, le porte-parole a relayé auprès des autorités politiques de la sous-région, l’espoir des participants que le problème sécuritaire du sahel peut être résolu. Mais pour cela, a-t-il dit, il y a lieu que les responsables de ces différents pays créent les conditions de l’ancrage démocratique dans leurs Etats, et favorisent la création de grands ensembles. En cela, la création du G5 Sahel est un exemple probant à leur avis.

Le Directeur général (DG) de l’ENAM, Awalou Ouédraogo s’est réjoui de la profondeur des débats et de l’assiduité des séminaristes tout le long de la formation. Se félicitant pour les résultats de cette session, il a noté, le point de départ d’une collaboration qui va redonner vie, a-t-il estimé, à l’idéal de René Cassin au sein de l’école d’administration du Burkina Faso. Il a par ailleurs invité les étudiants à poursuivre les questionnements sur les assises de l’Etat sur la base de la légalité.

Ancien pensionnaire de l’institut René Cassin à Strasbourg et présenté comme l’initiateur de cette session délocalisée, le ministre de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale, Pr Séni Ouédraogo a déclaré sa disponibilité pour accompagner les sessions de formation de la Fondation de sorte que « Ouaga comme d’autres villes africaines soit la terre des droits de l’homme ». Cette première session à l’ENAM était axée sur la problématique de la criminalité transnationale organisée.

Fabé Mamadou OUATTARA

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