Le DG de la MEBF, Lancina Ki (milieu): « Cette séance d’information est organisée parce qu’à chaque loi de finance, il y a des dispositions nouvelles qui s’appliquent ».

La Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) a initié, le vendredi 25 janvier 2019 à Ouagadougou, une rencontre d’information au profit des chefs d’entreprises sur la loi de finance, gestion 2019. A cette occasion, les participants ont été éclairés sur les nouvelles dispositions fiscales contenues dans la loi.

Les chefs et cadre d’entreprises ont désormais la bonne information sur les innovations et réformes fiscales contenues dans la loi de finance gestion de 2019. Et ce, grâce à la Maison de l’entreprise du Burkina Faso (MEBF) qui a organisé une rencontre d’information, le vendredi 25 janvier 2019 à Ouagadougou.

Selon le chef d’entreprise, Dr Désiré Nacoulma, l’initiative de la MEBF est à saluer à sa juste valeur.

« La meilleure manière d’appliquer une loi, c’est de la connaitre et pour la connaitre, il faut être informé », a argué le directeur général de la MEBF, Lancina Ki. Sa structure ayant pour rôle d’accompagner les chefs d’entreprises et opérateurs économiques dans la conduite de leurs affaires, il a souligné qu’il était judicieux que ces derniers soient informés des dispositions fiscales auxquelles ils doivent faire face. « Les nouvelles mesures fiscales de la loi de finance, gestion 2019 permettront de répondre aux attentes des acteurs et d’améliorer globalement le rendement du système fiscal.

Et ce, notamment, à travers l’amélioration des règles liées à l’élargissement de l’assiette et à la suppression de niches fiscales jugées non bien fondées, aussi bien du point de vue économique que social », a relevé Lancina Ki. En outre, il a fait savoir que la MEBF respecte ce rendez-vous annuel, depuis 14 années, en collaboration avec la direction générale des impôts et l’Association professionnelle des experts et conseils fiscaux. Pour le directeur général des impôts, Adama Badolo, cet exercice est important parce que, pour appliquer la loi, il faut d’abord l’adopter. « Pour cette loi de finance, il y a beaucoup de réformes dites d’ajustements techniques.

Il est bon qu’on fasse le tour des dispositions qui touchent l’assiette de l’impôt, les règles d’application des différents impôts et les taxes afin d’avoir avec les entreprises la même compréhension pour faciliter l’application des textes », a expliqué Adama Badolo. Parmi les réformes opérées, il a cité notamment la révision des règles d’application des cessions de titres miniers, les nouvelles règles pour les amortissements, avant de confier qu’elles font suite à la révision du code général des impôts intervenue en 2017.

Les chefs d’entreprise et opérateurs économiques ont été appelés à tirer profit des explications données pour leurs affaires.

« Souvent l’on pense que quand il y a de nouvelles dispositions fiscales, il y a de nouveaux impôts et des taux qui augmentent. Mais ici, ce n’est pas le cas puisqu’il s’agit des règles d’ordre technique », a dit le directeur général des impôts. Le co-fondateur de l’Ecole supérieure de commerce et d’informatique de gestion, Dr Désiré Nacoulma, en tant que chef d’entreprise, a apprécié positivement cette initiative parce que, a-t-il dit, le civisme fiscal commence par la connaissance de la loi fiscale. Pour lui, c’est par cette manière que les chefs d’entreprises peuvent mettre en œuvre la loi. «  Nous sommes engagés aux côtés de l’Etat pour le développement du pays et à mettre en œuvre les lois qui sont votées », a rassuré Dr Nacoulma.

La rencontre d’information a marqué le lancement des activités d’information de l’année en cours autour des sujets d’intérêt pour le monde des affaires, du Centre d’information juridique des affaires de la MEBF.

Joseph HARO

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